Du siège de Paris à la grève générale ?

Publié le : jeudi 1er février 2024
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La Macronie a poussé sa caricature du libéralisme jusqu’au bout : l’exécutif français est désormais officiellement une caste baignée dans l’entre-soi.

 

Un entre-soi parfaitement identifiable puisque la majorité des ministres du gouvernement Attal sont non seulement « impliqués politiquement en Île-de-France » mais souvent issus des mêmes arrondissements de Paris (6e et 7e pour ne pas les citer). Se plaignant d’être devenue malgré elle le « symbole » de cette caste, Amélie Oudéa-Castéra illustre parfaitement cette tendance, elle qui était une camarade de promotion de Macron (la fameuse – et fumeuse – promotion Senghor de l’ENA) et dont le mari est un grand banquier…

Plus que le symptôme d’une déconnexion, c’est la preuve d’une séparation. Une séparation voulue par cette élite parisienne de technocrates pour laquelle le travailleur français est une variable d’ajustement à contenir et à « redresser ». Une élite parisienne en vase clos communautaire qui constitue aujourd’hui l’exact opposé de l’agriculteur de province, déclassé, hétérosexuel et de souche.

Cette opposition, la Macronie en a parfaitement conscience, elle qui vient de « réarmer » ses équipes : resserré, le gouvernement Attal ne compte aucune femme aux postes régaliens, comme pour signifier que le « Nous sommes en guerre » qu’il porte vient d’entrer dans une nouvelle phase de gestion des crises. Et des crises, la France n’en manque pas…

Surendetté par le « Quoi qu’il en coûte », menacé par la configuration géopolitique, le pays des droits de l’homme est au bord de l’effondrement, du moins son pouvoir central. Pouvoir central ou hyper central qui ressemble de plus en plus à une monarchie absolue, l’hyper-Président Macron incarnant cette dérive autocratique et autoritaire d’un régime qui piétine la démocratie parlementaire après avoir éborgné ses manifestants.

La réforme des retraites avait acté la rupture institutionnelle, la récente loi sur l’immigration censurée par le Conseil d’État dans le dos de la représentation citoyenne la confirme. En 2024, le Parlement n’a plus de raison d’être ; sauf qu’il reste trois ans de gouvernance à la Macronie, c’est-à-dire trois ans de réformes à imposer à la France périphérique donc autant de 49.3 et de passages en force. Et les échéances se présentent vite : le Salon de l’agriculture dans trois semaines, les européennes dans quatre mois, les JO dans six, l’avancée de l’armée russe dans l’année… Le tout dans un inquiétant contexte d’inflation économique.

Concrètement, la mobilisation des agriculteurs est un basculement dans le rapport de force au sens où la répression, symbolique et matérielle, sera beaucoup plus difficile à exercer que sur les Gilets jaunes pour le système de domination. Voilà pourquoi les portes de Paris leur sont fermées. Et voilà pourquoi il est de la responsabilité des Parisiens (et des Parisiennes, un peu de réconfort féminin ne ferait pas de mal à nos paysans combattifs arrivés dans la capitale) de les accueillir comme des libérateurs, quand bien même viendraient-ils assiéger la ville d’Anne Hidalgo.

Seule, la révolte du secteur primaire ne suffira sûrement pas à faire chuter le régime en place et donc à changer les choses, si tant est que ce soit son objectif ; rejointe par d’autres actifs essorés par la gestion rothschildienne dans une perspective de défense légitime des intérêts des travailleurs, la perspective s’élargit.

C’est là où cet outil historique des syndicalistes révolutionnaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qu’est la grève générale fait figure de déterminant. Utilisée en réaction à l’usage de la force étatique légale par la bourgeoisie, elle permit aux prolétaires de l’époque d’éviter toute compromission politique et interdisait toute corruption par la « paix sociale ». Les actuels militants de la CGT, exemplaires lors des manifestations contre la réforme des retraites, doivent sérieusement réfléchir à cette filiation sorélienne.

Quoi qu’il en soit, les dés sont jetés depuis longtemps pour la Macronie : son destin est de devenir officiellement un État policier chargé de taxer toujours plus les Français sans leur garantir aucun service et aucune qualité de vie réelle en contrepartie. Et pour achever sa mutation, cet État sera obligé de toucher d’une manière ou d’une autre à la Constitution, ce qui, dans le contexte décrit ci-dessus, équivaudra à convoquer un Congrès revanchard et politiquement… assiégé !

La révolution est souvent une question de timing, au-delà des divisions de principe… Il faut pousser.

Pierre de Brague

 

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Le 1er février 2024 à 10:41 par Gonzoboy
#3316645

La grève générale, faut pas rêver : même pendant les moments les plus dictatoriaux du covid, personne n’a bougé son cul pour y appeler !

Les français sont trop ramollis du bulbe et des couilles pour pouvoir se rebeller. Ils se feront tondre jusqu’au suicide. On a vraiment les dirigeants qu’on mérite...

Le 1er février 2024 à 12:20 par Titus
#3316694

Justement, pendant le covid, tout le monde était en grève générale, et le pays était à l’arrêt...

Le 1er février 2024 à 13:44 par degage
#3316722

est tu sûr qu’il y a encore beaucoup de français autour des grandes villes ?

Le 1er février 2024 à 14:36 par Chibreman
#3316744

@Titus : je sais pas sur quelle planète tu étais pendant le covid, mais ça continuait de tourner tant bien que mal, et personne ne songeait à se rebeller...un bon petit troupeau de moutons marchant bien dans le rang !

Le 1er février 2024 à 17:34 par Lafère
#3316826

20% de grévistes annoncés, ce jour, chez les enseignants de l’EN. Ne parlons pas si vite.

Le 2 février 2024 à 05:31 par anonyme
#3317000

La révolution par les burnes c’est pas pour demain ! En attendant que des burnes poussent, allez aux urnes et votez Philippot !

Le 1er février 2024 à 11:34 par JL29
#3316667

Je pense que la France est à la croisée des chemins, certes ce n’est pas la première fois de son histoire que cela lui arrive, et à chaque fois que ce fut le cas, elle s’en est sorti plus ou moins bien. Aujourd’hui cependant, la grande différence est que l’ennemi principal de ce magnifique pays qui fut mais n’est plus que l’ombre de lui-même, n’est pas extérieur mais intérieur et qui plus est, élu en période de paix et aussi en toute légitimité. Les civilisations, même les plus grandes, ne sont pas pérennes, inutile de rappeler ici le destin de l’ empire romain d’Occident et aussi celui d’Orient, ce dernier ayant "bénéficié" d’un remarquable rabiot de longévité assez difficile à comprendre( peut-être une diplomatie plus affûtée ou une adversité relativement moins agressive que celle à laquelle devait faire face les occidentaux de l’époque) Quoiqu’il en soit, les dés sont jetés et lorsqu’ils auront fini de tournoyer sur eux-mêmes pour enfin se poser, ils désigneront le vainqueur ultime, et c’est à partir de là que je crains le pire.

Le 2 février 2024 à 15:13 par menfin
#3317257

légitimement élu ????!!!!

Le 1er février 2024 à 11:45 par !
#3316669

Ça rejoint ce que répète Francis Cousin : le grève générale est la seule chose que craint le système. Les émeutes urbaines étant de la petite bière, en comparaison…

Le 1er février 2024 à 11:50 par Guillaume
#3316675

L’impôt à la source est l’origine du problème. On ne comprends rien si on ne l’intègre pas. C’est là la source du pouvoir macronien.

Le 1er février 2024 à 12:06 par Vladimir
#3316683

Tout à fait d’accord avec Pierre de Brague, mais quelle est la pertinence du syndicalisme révolutionnaire dans un pays où la majorité se répartit entre allogènes africains pour un tiers, vivant correctement des aides, même s’ils méritent plus ; et retraités gagnant plus qu’un travailleur d’origine française ?

Peut-on appeler France un semble géographique où la moitié des naissances, sont, congoides, pendant que l’avortement de souche augmente chaque année ? Il est fort probable, que ce brave Sorel si souvent convoqué, que Rousseau, et tous les hommes respectables poseraient la question raciale comme première. La Russie a beaucoup plus souffert que la France sur les 150 dernières années, mais bizarrement, ça va encore. Qui fera la ’’ Révolution ’’ le premier, Mahmadou dans le RER D, ou de Edouard, qui aime bien les paysans, mais préfèrent la tranquilité du XVIè ?

J’ajouterai au délicieux Sorel, une politique nataliste, entre 5 et 16 enfants, par femmes françaises.

Le 7 février 2024 à 22:00 par Teri
#3319398

Tu oublies les jeunes qui grattent le RSA ou le aah et ne vont pas mordre la main du maître qui leur donne a bouffer.

Le 1er février 2024 à 15:37 par effai
#3316772

La révolution est pour les travailleurs désespérés qui ont perdu leurs travail. de nos jours, les travailleurs n’ont pas de travail mais des jobs et la lutte syndicaliste est raillé par grand nombre alors qu’elle est la base de beaucoup d’avantages sociaux. Le paysan a une lutte légitime, lui, il a un travail à défendre...et quel travail ! les autres entre tertiaires aux bras tout secs, clandos aux cerveaux de singes et jeunes geek ne sachant rien faire de leurs 10 doigts, la révolution va être matée bien rapidement...

Le 1er février 2024 à 15:46 par tabouret1789
#3316774

"le gouvernement Attal ne compte aucune femme aux postes régaliens"...Pas besoin ; ils les remplacent aisément, au "propre" comme au figuré....

Le 1er février 2024 à 20:10 par VORONINE
#3316883

remarque pertinente , c’est vrai qu’ils sont des adeptes du "EN MEME TEMPS "

Le 1er février 2024 à 16:29 par legris
#3316793

La grève générale est le seul moyen de faire tomber le pouvoir, c’est certain. Mais pour quoi faire après ?

C’est l’après qui m’inquiète. Je ne crois pas à l’autogestion merveilleuse de Francis Cousin : une France remplacée par une confédération de communes autogérées ne nous mènera pas bien loin face aux grandes puissances. Et c’est la France unifiée qu’il nous faut aussi sauver.

Le 2 février 2024 à 05:44 par Lamoral
#3317003

Mais pour quoi faire après ?

Excellente question. On peut aussi se demander : par qui ? Parce que si la grève générale est celle de tout le monde, elle est donc aussi celle de personne...

On doit au moins reconnaître cette cohérence à de Brague : il rêve de grève générale et condamne le sacrifice individuel... Pas même celui de mourir pour la France : celui de se faire arrêter par la police et de se faire condamner par les tribunaux du régime (voir ses commentaires sur Crépol).

La grève générale serait moyen d’éviter le risque politique de se faire éliminer physiquement ou socialement par le régime... le rêve d’une révolution qui ne demanderait rien à l’individu, qui renverserait le régime dans une unanimité miraculeuse. Si tous les gars du monde...

Et puis la grève générale est aussi le rêve des mondialistes : elle permettrait l’actualisation du Pacte de Marrakech, la mise en place accélérée du programme de remplacement des travailleurs de souche par les migrants. Le jour où finirait cette grève générale, tous les emplois désertés par les grévistes auront été pourvus par des migrants. J’exagère, c’est vrai, mais il y a bel et bien dans le Pacte de Marrakech des dispositions concrètes qui permettraient presque ce remplacement général en quelques semaines... Il faut en lire le texte, c’est très instructif sur les volontés et projets des mondialistes.

Donc, effectivement, pour faire quoi après ? Pour quelles institutions ? Quelles lois ? Quels changements ? Une pensée révolutionnaire qui condamne la prise de risque et qui ne dit pas ce qu’elle voudrait établir, ce n’est tout simplement pas une pensée révolutionnaire. C’est autre chose, peut-être tout à fait honorable, mais rien de révolutionnaire.

Le 1er février 2024 à 20:19 par Paul82
#3316891

voilà pourquoi il est de la responsabilité des Parisiens (et des Parisiennes, un peu de réconfort féminin ne ferait pas de mal à nos paysans combattifs arrivés dans la capitale) de les accueillir comme des libérateurs, quand bien même viendraient-ils assiéger la ville d’Anne Hidalgo.


En êtes-vous sûr cher Pierre ? Les Parisiens ont massivement voté Macron aux dernières élections générales. Ces gens (et cette ville) n’ont plus rien de français depuis bien longtemps....

Le 2 février 2024 à 21:53 par anonyme
#3317393

Ah non et non monsieur ! Je suis parisienne depuis plusieurs génerations, Française depuis au minimum le 13ème siècle et JE N’AI JAMAIS VOTÉ macron mes enfants non plus et je connais beaucoup de mes voisins complètement écoeurés qui n’ ont (hélas) pas voté du tout ! Notre salut pour moi est dans la grève générale et le frexit . Arrêtez de cliver la nation française avec ce vétuste et stupide rapport de force : Paris contre les Provinces . C’est nocif et destructeur

Le 3 février 2024 à 09:57 par Hikari
#3317498

Bien d’accord avec le commentaire d’ anonyme.

Faut arrêter de tomber dans ce clivage.

J’ ai vécu un long moment à Paris et je peux vous assurer qu’ on est un sacré paquet à en avoir ras-le- bol et aussi à ne pas voter du tout, n’ existant on peut le dire même pas dans les statistiques.

Le 6 février 2024 à 11:07 par Vladimir
#3318786

Les Parisiennes accueillent parfaitement le GI en 1917, les allemands en 1940, les ’’ libérateurs en 1944’’, les allogènes depuis 40 ans. Mais les paysans c’est vulgaire.

Le 1er février 2024 à 21:04 par tiguitigui
#3316910

La France n’a plus assez de français de souche, imbibés de culture révolutionnaire, pour faire trembler le pouvoir. Les mondialistes l’ont bien compris et c’est pour cette raison qu’ils font tout pour diluer l’identité et la culture européenne dans un melting pot mou et informe. Il ne faut pas compter sur les masses allogènes (africains, maghrébins et asiat) pour descendre dans la rue soutenir les agriculteurs. Pour défendre la cause d’un Nahel oui, ils iront tout casser, mais il ne faut rien attendre de subversif (au sein social du terme) de ces gens qui n’ont pas pour la plupart de culture historique et politique forte. Et qui surtout ont été biberonnés à la haine de la France. Enfin, j’espère me tromper...

Le 2 février 2024 à 05:28 par anonyme
#3316999

Pourquoi les allogènes devraient ils descendre soutenir les agriculteurs alors que les routiers ne le font pas, ni les taxis, ni les infirmières, ni les cheminots, ni les gilets jaunes ? Qu’attend la cégété pour décréter la grève générale en soutien aux agriculteurs ? Et faudrait exiger des allogènes de se mobiliser à notre place ?

Le 2 février 2024 à 06:25 par !
#3317006

Vous ne vous trompez pas. 99% des extra européens ignorent le terme même de révolution sociale …

Le 5 février 2024 à 08:17 par Rif
#3318313

La moindre position politique des musulmans est automatiquement qualifiée d’incitation au terrorisme. Quel leader pourrait les inciter à une révolte sociale… chalgoumi ?

Le 5 février 2024 à 16:04 par Randonneur
#3318463

Vous avez malheureusement tout à fait raison

Le 18 février 2024 à 23:16 par chockjo
#3323831

Le point positive c’est que le monde musulman se libère de l’occupation anglo-américaine par conséquent les musulmans n’auront plus aucun intérêt a vivre chez les fous. Tout comme l’Afrique subsaharienne qui fuit la folie occidental.

Il y a des grandes chance que nous assisteront a un effet inversé. Personne ne veut se faire piqué par big pharma pour notre santé et de vivre comme un esclave qui doit se démarqué d’autrui pour avoir un job en plus de demandé des aides tout cela pour survivre dans un HLM pourrie de plus en plus chère et rare par la politique de l’immigration qui entasse la pauvreté chez les pauvres. La ou a chaque coin rue il y a de la drogue, la ou les grandes villes française sont devenue les poubelles du monde.

Le 25 mars 2024 à 21:18 par Kesako
#3340936

Le grand remplacement... C’est faire venir des hommes et des femmes d’une autre temporalité qui n’ont aucune conscience de ce qu’est la lutte de classe et qui en plus sont dans l’incompréhension de saisir l’incarnation du point de vue christique. Le discours du christ : rien ne sort de vous, rien ne rentre en vous. Tout est dedans. Le divin est en vous ! Yahvé, Allah... Servitude et soumission.

Retour au communisme, communard, communeux, c’est pas gagné. Mais attendons la chute du capitalisme de sa phase terminale et s’en suivra d’un autre monde sans état et sans argent...

Le 1er février 2024 à 21:12 par Funes
#3316915

Il faut choisir entre la Révolution et la contre-Révolution. La Révolution est maçonnique, tandis que la contre-Révolution est catholique. Cela peut sembler étrange comme commentaire ici sous cet article. Je suis sûr que bien des lecteurs d’E&R comprendront.

Le 3 février 2024 à 00:06 par Boljemoï de boljemoï
#3317416

Funes, vous avez oublié de dire que la révolution est aussi destructrice ! Je me sens complètement contre révolutionnaire, parce que français catholique qui aimerait tant voir son pays se reconstruire...

Le 3 février 2024 à 07:17 par Toutatis
#3317468

Si vous voulez savoir ce qu’est une révolution conservatrice empreinte de spiritualité, lisez Arthur Moeller van den Bruck et notamment son livre "Das dritte reich" (Le troisième reich"). Cet auteur et son ouvrage, ainsi que son oeuvre, furent interdits par les nazis bien que ceux-ci se soient approprié la notion de troisième règne.

Toutatis

Le 1er février 2024 à 21:19 par Michel
#3316923

Le syndicat, né d’une tendance réformiste au sein de la classe ouvrière, est l’expression la plus pure de cette tendance. Il est impossible de parler de dégénérescence réformiste du syndicat, il est réformiste de naissance. A aucun moment, il ne s’oppose à la sociétécapitaliste et à son Etat pour détruire l’une et l’autre, mais uniquement dans le but d’y conquérir une place et de s’y installer. Toute son histoire, de 1864 à 1914, est celle de la montée et de la victoire définitive de cette tendance à l’intégration dans l’Etat capitaliste, si bien qu’à l’éclatement de la première guerre mondiale, les dirigeants syndicaux, dans leur grande majorité, se retrouvent tout naturellement du côté des capitalistes auxquels les unissent des intérêts nouveaux issus de la fonction que les syndicats ont fini par assumer dans la société capitaliste. Ils sont alors contre les syndiqués qui eux, voulaient abattre le système et éviter la guerre et ils le resteront désormais pour toujours. LES SYNDICATS CONTRE LA REVOLUTION Benjamin PERET et G. MUNIS

Le 3 février 2024 à 01:45 par zebra
#3317430

Qu’est-ce qui faut pas lire ici ??? Commencez par aller étudier l’histoire du mouvement ouvrier français. Parlez-moi du CNR de Marcel Paul, d’Ambroise Croizat, la liste serait trop longue. Le syndicalisme de classe n’est pas né en 1981, c’est l’année de son début d’agonie. Et surtout n’oubliez pas de commander le livre de Pierre, il tombe à pic.

Le 1er février 2024 à 22:38 par BOOGY’S
#3316948

C’est aux citoyens (habitants des cités) de reprendre leurs droits en main. Un pays n’est qu’une accumulation de villes ayant un rayon d’influence. la révolte pousse de manière disparate. si une grande ville se révolte totalement, alors l’espoir est permis. qui pourra ?

Le 8 février 2024 à 19:42 par késako
#3319758

Ne rien attendre du Lumpenproletariat...

Le 1er février 2024 à 23:03 par Vicent
#3316958

Les syndicats tous FM sont des organisations justement faîtes pour éviter la grève générale. L’oligarchie qui fait semblant d’être incompétente à bien compris qu’il fallait qu’ils changent de peuple . D’où l’arriver de "d’ingénieurs africains" ayant comme objectifs, des basquets, des lunettes et survêts de marques en faisant yoyoyo ! Les cibles du mouvement doivent être les représentations américaines et les loges . Histoire de faire voir qu’au moins on comprend. Ne pas oubliez que la caste n’est pas courageuse..., si un peu mais derrière trois cordons de CRS.

Le 2 février 2024 à 06:07 par paramesh
#3317005

en tous les cas, tactiquement c’est le moment de manifester dans Paris : les manifs ça sert à rien normalement mais aujourd’hui cela permettrait d’ouvrir d’autres fronts pour épuiser et diviser les forces de police et permettre ainsi aux agriculteurs d’être plus efficaces dans leurs blocages. il ne faut surtout pas rejoindre physiquement les agriculteurs mais faire des actions à côté (si on est décidé à agir)

Le 2 février 2024 à 12:48 par Louise
#3317193

Sauf que si le Gilet Jaune portait un réel questionnement de fond sur l’avenir de la société, et la place de l’homme dans celle-ci ; l’Agriculteur, lui , il s’en fout, il défend simplement ses intérêts immédiats.

Il n’a aucun problème avec le système, fusse-t’il policier ou dictatorial, ni avec les méthodes "agricoles".. ou avec la Finance. Du moment qu’il peut tirer de l’argent de ses terres.

Et peut importe comment cet argent se présente : aides, subventions, prix garantis, que l’on torde le bras à la grande distribution aux concitoyen ou à l’Europe, qu’importe ! Aucune éthique sur ce sujet.

Ce modèle est intenable, trop de machines, trop d’intrants, trop de taxes ; trop de réglementation... Concurrence complétement faussée.. Circuit de distributions pourris (et de connivence)

On est loin d’une réelle remise en question du modèle agro-alimentaire. Une belle enveloppe suffira probablement à calmer tout le monde.

Le 15 mars 2024 à 18:59 par Philippe
#3335673

Excellent commentaire, sans doute le meilleur.

Merci Louise.

Le 2 février 2024 à 17:37 par Gauthier Perlouze
#3317309

C’est pas à Paris qu’ils devraient aller mais à Bxl pour assiéger les locaux de la Commission et du Parlement européens,depuis que Sarko le traître a fait passer en douce le traité de Lisbonne c’est là-bas que ça se passe... Les agriculteurs peuvent certes faire tomber Attal mais Macron s’accrochera au pouvoir comme une moule à son rocher. La FNSEA qui a toujours joué double jeu trahira au profit du gouvernement,la CR sera traitée d’organisation antisémite et d’extrême-droite et la Confédération paysanne de nid de dangereux anarchistes d’ultra-gauche puis il attendra le pourrissement du conflit pour envoyer la maréchaussée...

Le 3 février 2024 à 01:26 par zebra
#3317426

"La révolution est souvent une question de timing, au-delà des divisions de principe… Il faut pousser." C’est ce que je me tue à dire à mes camarades, mais ça continue à roupiller.

Le 8 février 2024 à 19:56 par késako
#3319765

Demain la Gouvernance Mondiale ou la Révolte des Nations (A.S.)

Tant que les conditions historiques ne sont pas réunies, il faut attendre et savourer - déjà - à l’avance ce future moment.

Un truc est sûre, c’est que le Capital va s’écrouler un jour ou l’autre. Il n’y a rien à attendre des restructurateurs réformistes de la "merde marchande".

Les employers aux écritures bancaires ne font que ralentir la chute finale...

Il faut se préparer tant bien que mal à la phase terminale du capitalisme...

Si les indiens d’amériques avaient projeté leur futur, ils auraient massacré les premiers et les derniers migrants sur les plages...

La conscience révolutionnaire universelle arrivera quand tout le system universel s’écroulera.

Et tout le monde pourra dire à bas les Etats et à bas l’argent.

Le 4 février 2024 à 09:43 par HL
#3317934

Sur un thème semblable j’invite à regarder la dernière série que propose Arte, intitulée De Grace. Ceux qui n’ont pas le temps, pourront aller au dernier épisode où réalisateurs et acteurs donnent quelques explications sur leur travail ou leurs appréciations...