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Vingt ans. Vingt années qu’il déroule son cirque sous nos yeux, et pas une once de variation dans sa posture de pantin docile. Il a posé, raide et complice, aux côtés de Marine l’austère, du nabab Sarkozy, du sourire fendu d’Obama, de la mâchoire de Trump, du dragon de Pékin, du tsar Poutine, et même - ô décadence ! - auprès des énergies fluides et transgenres qui dirigent cette vieille Europe. Tous, il les a bénis de son éphémère présence, et la plèbe s’extasiait. Le monde entier trouvait cela magnifique.
Mais voilà. Le roi du ballon rond, le divin numéro dix, a commis l’irréparable. Il a osé troquer son éternelle indifférence contre dix petites minutes accordées au chef des sionistes. Dix minutes ! L’insolence. L’abomination. L’Éternel lui-même en détournerait le regard.
Il a donné aux puissants de la Terre le temps d’un éclair, mais à l’ennemi désigné, il a concédé le temps d’une messe. Incroyable, mais vrai ? Si, si, je vous jure : dix misérables minutes sous l’œil du Maître de la synagogue. Quelle déchéance pour celui qu’on disait meilleur !