En France, où sévit la même justice idéologique (franc-maçonne, pour ne pas dire plus)...
C’est le "plus" qui est le plus important et qui est à l’origine de la législation "antiraciste", d’abord destinée à protéger une certaine catégorie de la population...
La Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA) se met à l’oeuvre dès l’avènement du Front populaire.
Le 24 janvier 1939, son président, Bernard Lecache, soumet un projet de loi au ministre de la Justice Paul Marchandeau qui rédige le décret-loi concernant la presse avec pour objectif de limiter le discours raciste et antisémite de l’extrême droite.
En exigeant « l’intention d’exciter à la haine entre les citoyens », le décret-loi Marchandeau du 21 avril 1939 avait conduit des juges à relaxer des auteurs de propos « modérés ».
La simple expression du racisme ne suffisait pas, ce sera l’objectif de la loi de 1972 fortement soutenue par le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix (MRAP), qui était à l’origine du dépôt de trois propositions de loi.
Le 21 mars 1972, Journée internationale de lutte contre le racisme, il organise des manifestations à travers toute la France et, à Paris, lors d’une conférence de presse, ses dirigeants réclament l’adoption de la loi.
Depuis une décennie, outre une forte mobilisation militante, il développait ses actions aussi bien dans les cercles parlementaires et politiques que dans les prétoires avec un collectif d’avocats spécialisés en la matière.
Près de treize ans de discussions ont été nécessaires pour arriver au vote unanime de la loi "Pleven" du 1er juillet 1972.
L’année 1972 est également celle de la création du Front national (FN), le 5 octobre, contre lequel l’arsenal législatif sera encore complété sur mesure...
Alain Soral et E&R
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