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Le mot wesh n’a qu’un sens de base, mais plusieurs usages. C’est l’équivalent d’un point d’interrogation : parfois ça veut dire « What’s up, my friend ? », parfois c’est plutôt « What the fuck ? / WTF ». Fondamentalement, ce sont ses deux fonctions principales : interpeller ou marquer la surprise.
Le sens littéral importe peu : ce qui compte, c’est l’usage ritualisé, la reconnaissance mutuelle et l’appartenance à un même cercle culturel. Autrement dit, wesh fonctionne comme un signe identitaire plutôt que comme une information. On retrouve exactement le même mécanisme aux États-Unis : un simple mème sur la taille d’un basketteur a rendu le chiffre « 6-7 » viral, et les enfants le répètent sans savoir pourquoi — l’important, c’est d’être dans le même code.
J’imagine qu’il y a eu des identitaires qui ont résisté pendant des années, refusant d’utiliser ce terme au motif qu’il appartenait à « l’ennemi » (islamo-gauchiste), pour finalement se rendre compte qu’ils se battaient pour une futilité.