La goinfrade des prix littéraires : le Médicis à Emmanuel Carrère
6 novembre 2025 17:44, par L’autre écrivainDieu merci, un écrivain professionnel n’est absolument pas tenu d’écrire un livre par an. Inversement, les grands ou les bons écrivains sont tout à fait en mesure de pondre un livre par an qui soit invariablement valable. Je trouve ça, d’ailleurs, assez fascinant : des types comme Simenon, ça force l’admiration, car il n’y a pas tellement de couacs dans leur production. Quoi qu’il en soit, tout ce qui est dit ici de Nothomb ou de Carrère est absolument exact. Les consommatrices de Nothomb, comme les lectrices en général (et malheureusement, il y a de moins en moins d’hommes à lire), réclament toujours plus de la même chose. Une demande d’une telle médiocrité est le meilleur alibi des éditeurs pour vendre de la merde. Quant à Carrère, on aurait pu s’attarder un peu sur le choix du sujet : l’imposture. Et se demander si l’identification de l’auteur à son sujet n’a pas comme origine le syndrome de l’imposteur qui devient inexorable en vieillissant chez les auteurs de faible valeur qui n’auraient jamais dû être publiés.
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