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Merci de la mise au point, et de la distinction entre "film culte" et "chef-d’œuvre" ! C’est vrai qu’il y a aujourd’hui une ringardise et une légèreté assez exaspérantes dans les films de la Nouvelle vague française (en comparaison de la Nouvelle vague italienne ou allemande, dont les films ont bien plus de profondeur), hormis peut-être Les 400 coups de Truffaut qui traite de l’enfance éternelle. Personnellement je n’ai rien contre l’intellectualisation du cinéma, dans la mesure où c’est un art pluriel qui combine l’image, le son et le texte, mais encore faut-il se donner les moyens de la longévité de son œuvre par l’expression d’un certain génie, sinon narratif, au moins esthétique ou réflexif. Sans quoi, dans le piège de l’embourgeoisement, on se retrouve à faire des films excluants, produits éphémères d’une tendance, avec pour seul objectif de séduire l’actrice principale ou de répondre à une interview, ce qui est un peu le cas de Godard me semble-t-il.