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1968 : que lisent les ouvriers français ?
Tous ces témoignages sont très intéressants et même impressionnants car un grand nombre des personnes interrogées trouvaient encore le temps et le goût de lire après une journée de travail et de transport. Personnellement, c’est surtout le temps de transport qui m’épuisait quand j’étais salarié, quand je rentrais chez moi je ne pensais qu’à une chose, à savoir boire un verre (ou deux..) pour oublier cette vie de merde qui recommencerait le lendemain, en même temps je suis bien conscient de n’avoir pas été le plus à plaindre.