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Paranoïa juive ou manipulation orchestrée par Nike pour créer le buzz et renforcer l’impact de sa publicité ? Je pencherais franchement pour la deuxième hypothèse. Celle du complot juif contre Nike qui permet à la firme de valider la thèse du film : Nike libère la créativité des pauvres victimes de l’oppression de forces occultes…Alors que finalement cette firme américaine n’est qu’une grande machine à exploiter la pauvreté. Lisez plutôt la fiche Wikipédia : "Nike ne possède pas d’usines de fabrication et travaille avec des sous-traitants. L’entreprise est critiquée pour les conditions de travail des ouvriers dans les usines sous-traitantes de la marque situées en Asie et au Mexique, souvent installées dans des zones franches, comme la plupart des autres marques sportives, afin de rentabiliser au maximum leur marge bénéficiaire". L’antisémitisme n’est pas dans le film mais bien dans la promotion du film. C’est là où on retrouve bien le foutage de gueule organisé, de la boucle bien bouclée, tel ce symbole de la roue crantée. On peut évidemment s’amuser de ce que les grands manipulateurs habituels ne soient pas à l’abri d’une grande manipulation. On peut aussi s’inquiéter des conséquences d’une prise de conscience de plus en large de ces manipulations faites pour mieux exploiter le plus grand nombre. L’aile de la victoire stylisée de la marque Nike sera peut-être un jour la marque d’infamie que les peuples traceront à la lame sur le front de leurs exploiteurs éhontés…Le symbole antique de la victoire (Niki en grec) enfin reconquis par les peuples contre leurs exploiteurs cyniques plus de 150 ans après sa découverte à Samothrace ! Une grande compétition internationale sur fond de corruption généralisée marquerait ainsi une étape décisive de renforcement du processus de contestation populaire à l’échelle planétaire des mécanismes modernes d’exploitation. Et si on découvrait enfin que la tête de la Victoire de Samothrace était tout simplement un ballon rond ? Alors là on pourrait dire merci à Nike et aux brésiliens qui semblent bien décidés à ne pas s’en laisser compter aussi finalement cette fois-ci...