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Chère Marion,
Pour avoir une idée de ce que subissent, aujourd’hui encore, les enfants et les parents d’enfants placés, je vous invite à lire le texte à l’adresse ci-dessous :
http://asso-cedif.e-monsite.com/pages/petitions/reforme-legislative.html
Vous constaterez que les "droits de l’Homme" sont violés tout au long de la procédure. J’encourage les parents concernés à déposer auprès du Conseil Constitutionnel une Question prioritaire de Constitutionnalité (en vertu des articles 61-1 et 62 de la Constitution)
1) Nous demandons que les articles L221-1, L221-4, L226-2-1, L226-3 et L226-4 soient déclarés - collectivement - inconstitutionnels. Bien que chacun de ces articles semblent anodins individuellement, leur agrégation ne permet pas le respect de l’égalité des armes des familles face à des services sociaux qui font le signalement, organisent la soustraction des enfants, instruisent le dossier à l’attention du Juge, évaluent les parents, préconisent le prolongement du placement, jugent de la qualité de leur propre prise en charge du mineur,...
Ainsi, à l’audience devant le Juge des Enfants, les services sociaux cumulent - en quelque sorte - les rôles de juge d’instruction (ou de l’enquête), de procureur (ou d’avocat général) et de juge d’application des peines. Ceci est contraire au respect d’une procédure équitable et à la préservation de l’équilibre des droits des parties.
De plus, lors de la mise en place de la procédure en assistance éducative, ces articles confèrent à l’assistante sociale référente des pouvoirs excessifs, ce qui permet un certain nombre d’abus.