Trilogie Batman : contrôler les esprits

Hollywood est la plus grosse machine de guerre américaine. Un groupe de rap comme Public Enemy l’avait bien compris au début des années 90, eux qui scandaient « burn hollywood burn ». Ils revendiquaient que les films produits par Hollywood montrassent des hommes noirs un peu plus intelligents et un peu plus intégrés socialement. Ils obtinrent qu’un Will Smith s’imposât dans des personnages valorisés, en plus d’autres concessions. Ils firent avancer la machine idéologique du côté progressiste. Et on peut remonter ainsi de nombreuses années en arrière, à la chasse aux sorcières de Mac Carthy ou à la formation des grands studios d’Hollywood, pour comprendre que rien n’y est anecdotique là-bas, et que les Américains ne laissent pas une telle machine de propagande entre les mains de n’importe qui.
Mais la machine a encore de sérieux efforts éthiques à produire. Il y a deux ou trois semaines, voilà que je tombe sur un dessin animé où capitaine America se laisse convaincre d’envahir un pays où le président avait été démocratiquement élu. Il finit par accepter parce que le tyran opprime son peuple. Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé n’est ni fortuite, ni involontaire. S’il s’agit de former l’esprit de la population, autant le faire dès le plus jeune âge...
La démocratie... en ce moment Hollywood semble sérieusement la remettre en question. Il ne suffit plus d’être une démocratie pour être légitime. Pire, à l’intérieur de la démocratie, des forces obscures agissant de manière antidémocratiques, peuvent être légitimes. Des trilogies comme « Batman » préparent les futurs petits Américains à défendre leur pays, envers et contre les idées qui ont forgé leur pays.
Batman est le pendant idéologique de capitaine América, sa face sombre et pourtant indispensable. La complexité politique et les implications psychologiques, des trois derniers opus de Batman relègue n’importe quel scénario propagandiste LGBT de « Plus belle la vie » à quelques années lumières de là. Car le film n’est pas seulement bien fait. Il est bien fait parce qu’il manie des idées complexes auxquelles il donne un tour subtil, même si c’est au service d’idées simplistes, en apparence. Autant le but est simpliste, autant il se justifie avec une pensée complexe, autant les idées sous-jacentes et cachées y sont merveilleusement travaillées. Ce film nécessite donc un décryptage politico-psychologique :
Batman begins :
L’idée simpliste : réussir à dépasser ses peurs pour combattre le mal. Le vrai combat : Le premier épisode de la série n’est qu’un parcours initiatique faustien chargé de fidéliser les adolescents, le message principal étant contenu dans le deuxième volet. A l’image d’un adolescent, Batman va apprendre à maîtriser sa force, à dépasser ses cauchemars, et surtout à distinguer la justice de la vengeance. Il y arrivera en choisissant l’exemple du bon père (son vrai père tué par les méchants, et relayé par Alfred) du mauvais père (Razalgoul qui veut dire « tête de diable » en Arabe (tiens... tiens... tiens...), mauvais père qui l’invite à se laisser aller à la destruction au nom de la justice).
L’ombre du World Trade Center plane sur cet épisode (la tour Wayne), et il pourrait se comprendre ainsi : nous avons formé des justiciers à employer tous les moyens possibles et imaginables (ligue des ombres = Al quaïda, Ben Laden et consorts). Il faut nous débarrasser de ces gens là. On ne peut tuer des gens au nom de la justice, on ne peut accomplir vengeance au nom du bien et à cause du mal commis, tout en se servant de moyens identiques au mal (mea culpa de la CIA ? Ou de l’Amérique toute entière ?). Dans ce rapport un peu inversé, c’est Al Quaïda qui forme Batman, tandis que dans la réalité c’est bien l’Amérique qui a formé Ben Laden. Dommage pour la cohérence scénaristique. En apparence, les Américains donnent une leçon à tous les fanatiques islamistes, en vérité, ils s’en donnent une.
Batman : the dark knight
L’idée simpliste : il faut se méfier des dangereux chinetocs dont le système mafieux justifie des interventions ponctuelles en terres étrangères. Le vrai combat : celui de l’intérieur contre le mal. Le joker, personnage du vrai mal, opposé au faux mal, celui des mafieux. Le faux mal cherche à faire de l’argent, il est intéressé, il existera toujours et les moyens de police suffiront à le contenir. Il est soumis au vrai mal. Le vrai mal, lui nécessite d’être combattu par tous les moyens. A tout moment, il risque de faire basculer le système. Il cherche à corrompre la foi des citoyens en leur faisant admettre que le bien n’existe pas ou qu’il ne mène qu’au mal. Le vrai mal fait le mal par pur mal. Il cherche à détruire l’idée de démocratie, il cherche à ce que le peuple perde confiance en lui.
Ainsi dans cet opus, le joker remet la survie des citoyens entre les mains des citoyens. Les citoyens sont répartis dans deux bateaux, les premiers qui feront exploser les autres seront sauvés. Si les deux se refusent d’exterminer leurs congénères, le joker fera exploser les deux bateaux. Résultat du dilemme : dans chacun des bateaux, malgré l’impossibilité de communiquer, les citoyens de chaque bateau feront confiance aux autres et refuseront de faire exploser leurs collatéraux (comportement social positif).
On voit ici, que le vrai mal truque les cartes du jeu, dès le début. Il semble donner le choix, mais oppose les comportements de survie personnelle à ceux de survie collective. Si le citoyen choisit sa survie personnelle, il devra en tuer d’autres, et sera victime à long terme de son choix immédiat (il se concevra comme un criminel avec tout ce que cela implique). Pour sortir de ce dilemme, il doit, non seulement faire confiance aux citoyens dans l’autre bateau, mais il doit se persuader qu’un super héros viendra les sauver du joker. Et c’est là que l’affaire se complique. Peut-on faire confiance aux citoyens censés nous protéger. Ou : les Américains peuvent-ils faire confiance à la moralité et à l’efficacité de leur gendarmerie. Si ce n’est qu’une question d’argent, l’affaire est pliée. Les gens intéressés sont aisément corruptibles. Il faut faire appel à d’autres forces.
Le deuxième vrai combat du joker, du mal, ne sera donc pas un combat pour s’approprier l’argent des mafieux, mais pour détruire la foi des justiciers en leur propre système. Face à cette triche, face à ce brouillage de cartes, le procureur, le chevalier blanc de la ville, le pendant démocratique de Batman, Harvey Dent, deviendra fou. En perdant celle qu’il aime sur un coup de hasard orchestré par le joker, il perdra tout sens à sa vie. Si la vie n’est faite que de hasard, il faut remettre le sort des événements à une simple pièce de monnaie, à un jeu de pile ou de face. Le chevalier blanc (système judiciaire) n’est devenu qu’une ordure, et seule la CIA et le FBI, non excusez-moi, seul Batman, avec l’aide de la police (ceux qui ne sont pas corrompus), pourront, en utilisant des moyens persuasifs (la peine de mort) et antidémocratiques (Batman et la police ne sont pas des élus) faire survivre la démocratie malgré la démocratie. Le chevalier noir doit rester dans l’ombre. Ces moyens antidémocratiques mis en œuvre, ne peuvent servir d’exemple au reste de la population qui, sinon, deviendrait encline à utiliser ces mêmes procédés. Or si la CIA et le FBI ont le droit de se jouer des lois, le simple citoyen n’y est pas autorisé. Pourquoi ? On ne le saura jamais.
Le film justifie l’utilisation de moyens antidémocratiques pour sauver la démocratie, mais il ne justifie pas pourquoi un citoyen aurait plus le droit de faire la justice qu’un Batman. Ah si ! Le reste de la population est bien moins efficace. La CIA avec ses supers armures, ses supers avions, peut intervenir dans le monde entier contre le mal, tandis que le citoyen Américain avec son seul droit de posséder un fusil à la maison semble bien ridicule. La conclusion quelque peu antidémocratique du film est que la démocratie n’est protégée que par la foi de ses citoyens, foi qui les autorise à agir contre le mal, au-dessus des lois pour les uns, et qui soude la population en ce qui concerne la masse des autres. Le joker s’acharne à détruire l’idée de démocratie, et il est illégitime.
Batman s’attaque à la démocratie, directement par les moyens qu’il emploie, mais il est légitime. Ainsi un esprit chagrin pourrait en conclure que l’Amérique n’est pas une démocratie mais une théocratie, et que sa force réside, depuis des années, non pas dans des institutions démocratiques qu’ils contestent de plus en plus aux autres, mais dans leur religion. Et pire pour un esprit français : qu’il n’y a pas de démocratie sans religion, qu’une démocratie sans religion est vide de sens, inapte à se prémunir d’un mal qu’elle ignore ou dont elle rejette l’existence. Ce deuxième opus est sans conteste le meilleur. La force du récit a ébranlé le citoyen religieux et Français que je suis. Mais cela m’a fait encore plus rigoler qu’un journal, soit-disant de gauche, le Nouvel Observateur, puisse défendre ce genre de conception. Ah désirs mal assumés de foi, quand vous nous tenez...
Batman rises :
L’idée simpliste : il faut toujours rester sur ses gardes contre les méchants communistes dont les idées meurtrières peuvent resurgir à tout moment dans une société en crise.
Le vrai combat : le vrai combat est un mauvais remake du précédent. Mêmes mécanismes d’opposition entre citoyens. Les méchants sont toujours des gens qui ne calculent pas leur profit, mais qui se servent des appétits des autres pour assouvir leur pulsion de mort. Ici, les autres sont les argentiers de Wall Street, les grands financiers, dont certains, corrompus, sont prêts à traiter avec le mal.
Le thème des disparités sociales accentuées par la crise y est abordé. Des lois antidémocratiques ont été votées sur la base d’un mensonge : les prisonniers n’ont plus le droit à des remises de peines. Cette mesure coup de poing a permis de réduire à néant la criminalité (vision simpliste du traitement de la criminalité par d’uniques mesures coercitives) mais le mensonge sur laquelle elle est basée sera révélé, et affaiblira ainsi les bases de la démocratie en servant de justification aux insurgés. Conclusion partielle de l’opus : Il faut parfois se salir les mains pour faire fonctionner une démocratie mais il ne faut jamais révéler ce genre de petits arrangements à la population.
Encore une fois, le vrai combat, est un combat personnel, d’individus en crise de foi (c’est le commissaire qui révèle involontairement l’arnaque alors même que sa conscience le torture). Quant à Batman, il s’est laissé aller. Cet aristocrate américain (vivant dans un beau château néogothique avec un intérieur classique), sûr de sa position, s’est embourgeoisé, et il devra retrouver la force en lui pour se relever et revenir à son meilleur niveau, malgré l’âge, malgré la fatigue, malgré les déceptions amoureuses. A cette fin, il devra se remettre en position de danger, en position de perdre la vie.
Plus intéressants sont les personnages du mal. L’Amérique nous met en garde contre un nouveau danger : le mal issu des drames familiaux. Batman, victime du mal dans son enfance, le combattra. Il en est d’autres qui, victimes du mal, se tourneront vers lui pour faire encore plus de mal. Et le mal nous envoie ses filles, des filles qui veulent accomplir le destin de leur père, des filles nées d’amours impossibles. Celles là veulent détruire le monde parce qu’on a détruit leur père. Le film laisse beaucoup d’interprétations quant aux motivations de ses personnages. Un gros lourdeau protecteur qui serait amoureux de celle dont il a la charge (Bane, beau-père, père de substitution) et qui serait prêt à tout pour assouvir les désirs de sa dulcinée. Une fille qui voudrait venger son père dont elle a été éloignée (Raz Al Ghul, drame des pères divorcés) ou une fille qui a eu le mauvais exemple de père (Talia Al Ghul), ou tout cela à la fois.
Ici, comme ailleurs, le scénario est moins profond que le précédent Batman. Mon idée est que les scénaristes ne savaient pas exactement ce qu’ils désiraient exprimer, soutenir les filles-mères, faire un pamphlet anti-pères du divorce, exalter les beaux-parents. Toutes ces idées confuses et basses, ne pouvaient pas déboucher sur un épisode aussi réussi que le précédent. Quand on quitte le terrain psychologico-politique, voilà nos Américains un peu moins assurés. Les drames familiaux semblent avoir miné les scénaristes qui ne s’en sont pas sortis par le haut. Toujours est-il qu’il faut faire confiance à la police, et que de nouveaux petits spectateurs orphelins pourront s’identifier à la cause et devenir les nouveaux batmans d’un futur monde en crise. Il faudra toujours des policiers en dehors du système (et parfois même en dedans) pour faire le sale boulot. La CIA est sauve. To be continued.
Conclusion : l’idée de la démocratie sans la démocratie, une démocratie assise sur la foi, sans aucune justification morale sociale (protestantisme évangélique dans ce qu’il a de pire), des petits bijoux de réalisation, et de complexité scénaristique, une morale du dépassement individuel : nos adolescents feront-ils la part du bon et du moins bon ? Je n’en suis pas convaincu quand je vois comment la critique est incapable de percevoir les implications inconscientes de tels films et ce qu’ils nous suggèrent pour notre vie de tous les jours.
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Article très intéressant. Je dois dire que moi aussi, j’avais noté quelques points soumis dans cette articles qui m’avaient à l’époque marqués ( comme le fait que Batman est en fait antidémocratique car il se préjuge au nom de son champ d’action au-dessus de la loi pour paradoxalement la faire respecter.) Seulement je trouve que cette article ne critique pas assez à mon gout le troisième épisode qui en plus d’être une bouse cinématographique, nous donne une vision de la lutte de classe totalement néoconservatrice car dans le film, Batman vient à sauver le système du danger totalitaire du peuple poussé par Bane, qui représente une sorte de danger communiste totalement nihiliste. Ce film m’a fait penser à cette citation de Warren Buffet : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner »
Conclusion : l’idée de la démocratie sans la démocratie, une démocratie assise sur la foi, sans aucune justification morale sociale (protestantisme évangélique dans ce qu’il a de pire)
?????????????????
Là tu va un peux loin quand même. Je suis d’accord pour dire qu’Hollywood est une usine à torchon, que Batman est un blockbuster simpliste, mais tes rapprochements sont pour la plupart tirés par les cheveux. Et c’est dommage de s’éparpiller de la sorte, puisque cela décridibilise toutes les dénonciations et analyses pertinentes du site. Ce qui ne veut pas dire qu’Hollywood ne lobotomise pas les masses, les exemples sont en effet légion. Je pense juste que pour cette trilogie précisément, tu extrapoles un peu trop à mon sens, et cela n’engage que moi évidemment.
Bien à toi.
Tout d’abord, je ne considère absolument pas Hollywood comme une usine à torchons. Vous devriez lire mon article en entier, vous y trouverez toute mon admiration pour ce système, je ne dis surtout pas que ce "blockbuster" soit simpliste (franchement, en plus d’avoi lu mon article en entier, est-ce que vous avez vu les 3 épisodes avant de poster ?)
Enfin, votre message est à la limite du trollage : à aucun moment vous ne précisez ce qui vous dérange exactement, quelle idée, vous n’avancez aucun argument... c’est bien de dire son sentiment, c’est mieux de discuter autour de faits précis ?
N’ayant pas vu batman rises je ne parlerai que des 2 premiers. Et je trouve qu’il y a quelques erreurs de fonds (2 pour etre exact). Batman est a la base une Bd (un comix) du coup ce n’est pas hollywood qui est entierement responsable du synopsis quant a la formation de Batman aupres de la ligue des ombres d’ailleurs je ne vois pas le lien entre l’ideologie ligue des ombres et des abrutis barbus financés par wall street pour foutre la merde au moyen orient. Et Batman que ce soit dans la bd et ou les 2 1ers films ne tue pas c’est d’ailleurs sa regle or on ne peut pas vraiment dire que l’empire americain face des etats d’ame.
Du coup j’ai un peu de mal avec ton analyse de fond bien qu’etant construite et pas dénuée d’intérêt, j’y vois plutot ici de la part d’hollywood un enieme moyen de gagner un max de pognon avec des films bien faits, de l’action et des sentiments humains(du coup beaucoup de publics sont touchés). Apres on matraque la pub et bling bling le pognon tombe.
Je ne dis pas qu’Hollywood a modifié entièrement le synopsis, mais qu’il l’a récupéré. L’un n’empêche pas l’autre.
Sur la ligue des ombres, je défends plutôt l’idée d’un jeu (dangereux) entre Al Quaïda et la CIA. C’est votre idée, que vous exposez comme forcément vraie, qu’Al Quaïda est un réseau de la CIA. Mais tout le monde n’est pas obligé de penser comme vous. Les liens entre Ben Laden et la CIA sont prouvés quant au reste... pourquoi tout le système américain est entré dans une forme de paranoïa si ce n’est parce qu’il s’est trahi lui-même. Les Américains ne sont pas de Dieux tous puissants. Il y a une forme d’idolâtrie à les considérer comme surpuissants et responsables de tout ce qui arrive dans le monde. Ils ne contrôlent pas tout, car le monde est complexe, il ne se résume pas toujours à des explications comme "c’est toujours les méchants Américains qui font que ce qui arrive arrive" ou "ils ont tout pouvoir".
Enfin sur le fait que Batman ne tue pas : justement il y a tout un dilemme dans l’épisode 2 autour de cette question. Batman n’est plus jugé crédible, justement parce qu’au contraire du Joker, il ne tue pas. Quelle réponse est apportée dans l’épisode 2 : Batman doit endosser le crime du procureur pour être jugé crédible...
Enfin croire qu’à Hollywood, il n’y a pas d’influences politiques, en particulier sur ce genre d’épisodes, c’est comme dire que la CIA n’intervient pas dans la politique étrangère des autres pays. C’est bien mal connaître l’histoire d’Hollywood.
en fait non, je ne crois pas que les liens entre ben laden et la CIA soient prouvés, ou alors je manque d’informations et là, je remercierai quiconque prendrait le temps de m’éclairer sur la question. Tout ce que je sais, c’est qu’on le voit sur une photo qui est un fake avéré. (toute personne qui prend soin d’observer cette photo voit bien que le barbu en question n’est pas ben laden, c’est un homme qui lui ressemble à peine.)
Public Enemy a été accusé d’antisémitisme, l’essentiel est dit... Maintenant, "Batman", c’est pas un type en collants qui se prend pour une souris-chauve ? L’Homme Qui Rit, le Joker est, me semble-t-il, plus intéressant,relativement, car au fond, c’est du gros film tout gras...
Beau travail de réflexion autour de l’impact de la trilogie Batman. Sur Diktacratie. com nous avons aussi réfléchis sur la propagande de ces films américains et je pense pouvoir proposer une vision complémentaire ici : http://diktacratie.com/heroisme-et-propagande/ Votre travail s’appuie de plus sur une vision de la démocratie qui n’est pas la notre (la démocratie n’est pas le fruit d’une élection mais d’un pouvoir partagé), et pourtant je souligne de nombreux points communs entre notre interprétation de ces films. Donc c’est que nous ne devons pas être dans l’erreur...car les vérités se recoupent toujours.
Moui , enfin la ça devient un peu ridicule , certes le film sous entend que vive la CIA et pauvre Amérique agresser par des méchants , mais 007 , the avengers et autres méga productions ne se servent t elle pas elles aussi de ces mécaniques déjà tester pour ne pas perdre le spectateur ?Une question , qu’aurais été le scénario sans toutes ces choses, le Batman qui doit faire un choix, le mentor a la con qui se bat contre 15 personnes a la fois ( et donc forcement chinois, c’est le cliché voila tout ) etc.... N’oublions pas que ce genre de film doit avoir des gentils et des méchants pour plaire aux petits ainsi qu’un scénario simple a comprendre et donc cliché et déjà vu (CIA, policier repenti qui avoue son mensonge et/ou qui devient méchant) mais en apparence compliquer pour flatter les parents et autre critiques de merde qui mettent des bon points a tour de bras . Sachant que les personnages sont là depuis bien longtemps ainsi que leur personnalités , puisque a la base c’est une bande dessiné , je doute que le film soit entièrement pensé pour lobotomiser les masses , après entre désirs et réalité ....
Je ne voulais pas dire que ce film lobotomise les masses, justement. J’ai essayé de montrer en quoi le scénario était très profond, quelles étaient les idées négatives mais aussi les idées positives. Peut-être n’ai-je pas assez appuyé sur mon admiration pour la "pack américain" : le culte de la force individuelle, la démocratie qui s’interroge, la profondeur des personnages... mais bon, il me semble avoir été un peu plus nuancé que vos propos ne le suggèrent.
Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’autres séries qui partent de mêmes analyses ! (007, avengers...), j’analyse seulement batman ?
Je ne suis pas contre les clichés non plus, au contraire, je les trouve justement complexes pour batman. Je différencie également l’idée simpliste (en apparence), de la vraie idée défendue par le scénario (que je juge profonde).
Enfin, que les personnages existent depuis longtemps, n’empêche pas qu’ils soient travaillés et retravaillés tout de même ? sinon il ne servirait à rien de faire de nouveaux films, et il n’existerait aucun intérêt pour les spectateurs à aller les voir.
Je crois que vous ne m’avez pas compris : en dehors de certaines questions politiques, je défends la profondeur du film.
Le problème c’est que Batman avait un vrai message derrière. Avengers c’est des extraterrestres qui envahissent la terre. Certes le grand peuple américain est vainqueur mais Batman va plus loin à mon sens surtout dans le 3ème épisode. On voit Bane, le grand méchant, qui défie Wall Street et veut donner le pouvoir au peuple. Pourquoi donc est-il méchant ? Car pour cela il a besoin de foutre une bombe nucléaire et de tuer des gens. Le message étant : peuple américain soyez contents de ce que avez et ne croyez pas en la révolution car c’est le mal blabla... Certaines personnes ayant un peu de jugeote ont même qualifié ce film de film fasciste. Bref je trouve ça légitime un article sur la trilogie Batman parce qu’il y a un vrai message derrière, pas comme Avengers qui est du pur divertissement.
Bel article,bien écrit,n’oublions que Batman est apparu en 1939 pour la petite histoire.Il y a néanmoins plus matière à analyse avec ce super héros (qui n’a pas de superpouvoirs si ce n’est l’argent) que d’autres navets comme spiderman ou avengers.Captain america et Watchmen sont deux bonnes sources de réflexions (ou d’indignation comme dit Hessel) également !
Ca me gène toujours quand on cherche à sur-interpréter un film. C’est un bon film d’action dont le but est avant tout de divertir, et gagner un maximum de pognon (là c’est reussi). A part le message gentil vs méchant comme dans tous les films de super héro, je pense pas que les scénaristes cherchent vraiment à faire passer des messages complexes, vu à qui s’adresse cette trilogie.
Cette trilogie s’adresse au monde entier, cette trilogie est complexe, cette trilogie est intéressante, le travail scénaristique qui a été accompli est formidable, et franchement, vous devriez aller les voir et essayer de les comprendre. Franchement, ça pourrait vous ouvrir sur des réalités vraiment intéressantes
Maintenant si vous allez au cinéma sans vous poser de questions, si les films d’actions ce ne sont pour vous que de grosses brutes américaines qui se tapent dessus, et si vous jugez que les scénaristes de films d’action n’ont pas de culture (comme tous les Américains)... je vous invite à un peu moins d’orgueil. Certains de ces films sont bien au-dessus de ce que vous les jugez. Et parfois, ce n’est pas un hasard s’ils font tant d’argent : non seulement il y a des gens intelligents qui les font mais il y a aussi des gens intelligents qui vont les voir. Le mépris facile du Français qui fait moins bien, ça m’a toujours horripilé.
les plus simplistes reagiront de facon instinctive. Meme le film qui pourrait sembler le plus debile fait passer un comportement a adopter. Les messages a passer dans la trilogie est destine a ces gens qui reagirons a la maniere voulu, ils ne reagiront pas de facon intellectuelle, la trilogie ne leur demande pas et elle est faite pour ca justement.
Dans la mesure où on se saura jamais le message réel des auteurs du film, ça reste tout de même intéressant de chercher différentes interprétations, aussi tordues ou complexes soient-elles. Je pense aussi qu’il arrive à tout le monde de faire passer des messages sans le vouloir, parce que ça vient naturellement. Ca ne m’étonnerait pas qu’une bonne partie des messages de la trilogie soient là sans aucune volonté consciente des auteurs.
Le mépris facile du Français qui fait moins bien, ça m’a toujours horripilé.
Le mépris de celui qui fait mieux parce qu’il a plein de pognon qu’il a gagné sur le dos des autres parce qu’il ne "renonce pas au mal", si. Personnellement, ce mépris s’exprime de la manière suivante : je ne mets plus les pieds dans une salle de cinéma pour donner de la caution à ces film. Mais j’apprécie quand même ce genre de critique poussée, chapeau bas !
Intéressante analyse de la trilogie "moderne" de Nolan , peut -on s"accorder à dire que "The Dark Knight est un grand film Fasciste ?
Vous N’avez Pas parlez de la scène d’ouverture (magistral) dans the dark kight ; Ne représente t-elle pas parfaitement l’idéologie Américaine ?
Autre grand film de "Super Héros" à noter , l’étonnant "Watchmen" de zack snyder.
C’est vrai, on n’est pas loin du fascisme idéologique.
Pour la grande scène du début, ce serait faire offense à un scénariste américano-anglais que de ne pas reconnaître la capacité auto-critique de l’Amérique. C’est aussi ça l’Amérique. Peut-être le pire, mais aussi le meilleur. Je crois, que contrairement à ce qu’on imagine, les Américains pratiquent une forme de solidarité, bien éloignée de l’individualisme qu’on leur reconnait. Et ils ont peur de leurs propres excès. Ils ont donc une capacité d’auto-critique qu’il faut inclure à cette analyse de leur idéologie. Ils ne transigent pas beaucoup avec la loi à l’intérieur de leurs frontières. Et en cela, la scène du début n’est pas représentative de l’Amérique. Maintenant si on parle de politique extérieure...... quand il n’y a plus de freins légaux à leur force et à leur désir d’enrichissement...
Watchmen
sans entrer dans une analyse du film car certains pourraient voir une frustration des US d’avoir perdu la guerre du Vietnam pour les scènes concernant cette période ; moi j’y vois juste de l’imagination de l’auteur de la BD etc...
Je dirais, le meilleur film de super héros que j’ai vu à l’heure actuelle.
Par exemple, réunionnais, je me suis emandé ce qu’aurait été le destin des colonies si les nazis auraient gagnés la guerre ; je ne suis pour autant pour cela, c’est juste de l’imagination et un traitement différent
Si vous voulez savoir mon traitement....
Comme de toute façon, le commentaire ne sera pas diffusé....
Je ne me souviens pas bien des deux premiers mais le dernier fait passer d’autres messages aussi :
Une attaque contre Wall Street (on reconnait clairement le bâtiment ça ressemble énormément) est forcément une attaque terroriste.
Un soulèvement contre le système en place est forcément opéré par des fous dangereux.
Un jury populaire est forcément injuste et sanguinaire.
Il y en a à la pelle. Le plus beau étant qu’une bombe nucléaire supposée ultra puissante devient inoffensive une fois balancée dans la mer...
Je trouve ces films bien moins subtiles que la trilogie Matrix par exemple qui fait des références explicites à tellement de concepts. Et qui en plus peut satisfaire certaines personnes qui pensent que c’est une critique cachée de l’empire. De l’autre côté ça permet de dé-crédibiliser toute personne tentant de faire passer des idées non alignées avec l’argument du genre "c’est bon t’as trop regardé Matrix toi".
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur Hollywood comme instrument de propagande mais je ne suis pas sûr que Batman soit le plus représentatif. Cette trilogie a plus servi à écarter une personne gênante pour le pouvoir en piégeant son fils.
Oui, il y a tout un débat autour de l’anarchie que j’ai résumé un peu vite en "il faut combattre les méchants communistes". Mais ces idées sont complexes et m’auraient amené trop loin. D’ailleurs, il n’est pas certain que les scénaristes aient toujours torts dans leurs allégations. Par exemple, il y a bien une remise en question du système financier. C’est une analyse nuancée sur de nombreux points. Quant à l’analyse des jurys populaires, il me fait penser au tableau "le triomphe de la canaille". Et pourtant aux USA il y a de nombreux jurys populaires... Comme quoi, les Américains sont capables d’analyses profondes et contradictoires s’il s’agit de politique.
Matrix propose une analyse sociale, tandis que Batman est plus dans la recherche d’une morale individuelle et politique. Dans ce cadre, le niveau de complexité du deuxième épisode est franchement incroyable. Maintenant Matrix et Batman ne parlent pas des mêmes sujets. Matrix c’est la conquête de l’indépendance sociale et le refus du déterminisme. Batman c’est la question du bien et du mal. Deux plans qui atteignent des niveaux de complexité incroyables dans ces deux opus.
@Thomas
Je me permets de te demander si tu peux me donner quelques pistes d’interprétation "pro-empire" (pour être bref) de "The Matrix" ? Ça m’’intéresse, c’est l’un de mes scénarios et films préférés. Pour être honnête je fais partie de ces gens dont tu parles, qui pensent que Matrix (je ne parle que du 1er, je n’ai pas assez analysé les autres) peut être lu comme une critique vigoureuse du système (encore une fois, pour être concis). Je lui trouve de nombreux points positifs. Ça me ferais très plaisir de compléter ma grille de lecture avec la tienne, vu qu’elles ont l’air opposées. Je te remercie. Je sais que ça peut paraitre un brin futile mais bon... :)
Quoi qu’il en soit, n’oublions jamais qu’il y aura toujours deux lectures possibles de toute chose, une vertueuse et une perverse. A ce propos, je trouve qu’un film comme "V pour Vendetta" (également produit par les frères Wachowski) est un parfait exemple.
@ Laurent16 C’est vrai je te rejoins sur ces points. Je reconnais en plus qu’il est difficile de commenter une trilogie en si peu de lignes.
@ Benoît
On va éliminer l’argument le plus simple d’office car il marche pour tous les films de ce genre (Gattaca, Equilibrium, Soylent Green etc.). Je parle de celui cité précédemment qui est la décrédibilisation de toute critique qui peut être mise en parallèle avec le film.
Pour le premier volet honnêtement de mémoire peu de choses à redire si ce n’est des considérations générales. Il ressort quand même le concept de l’élu (du messie) Néo que la résistance attend pour libérer son peuple (donc à priori détruire l’ennemi).
On peut s’attarder sur certains noms comme Trinity et Morpheus. La trinité que l’on peut voir d’abord comme Jésus, Marie, Joseph ou comme la trinité Egyptienne Horus, Isis, Osiris. On sait que la mythologie égyptienne est très prisée d’une certaine élite bien que je la trouve aussi intéressante et qu’il ne faut pas crier au loup trop vite.
Morpheus version latine du dieu des rêves dans la mythologie grecque. Pourquoi ce nom alors qu’il est censé libérer les autres du rêve ? S’il a conscience que c’est un rêve alors il en devient le dieu ? Je reviendrai dessus.
Une pointe de « New Age » même si je n’aime pas ce terme avec l’enfant qui tord une cuillère grâce à son esprit.
Le téléchargement de compétences de façon très rapide dans le cerveau qui peut se rapprocher d’une certaine façon de la conscience universelle (théosophie), chaque individu est relié à une base commune de savoir accessible immédiatement.
La confusion réelle/virtuelle qui rejoint la remarque sur Morpheus et la conscience universelle. Une vision de l’explication du monde est qu’à l’origine il y avait une source universelle qui s’est divisée. Chaque division est une couche, une dimension. Notre monde est la troisième dimension et nous ne sommes que des âmes incarnées dans un monde matériel qui nous semble réelle mais qui n’est qu’une illusion. Nous nous incarnons dans ce monde pour progresser, grandir en tant qu’âme pour pouvoir accéder à la 4ème puis la 5ème etc jusqu’à la 8ème dimension de réunion avec la source originelle. Donc une personne consciente de cet état de fait est dieu puisqu’elle peut modifier la monde matériel qui n’est qu’une projection paraissant très réelle.
Le nom de leur vaisseau : Nebuchadnezzar. Empereur Babylonien qui a conquis Juda et Jérusalem. S’en souvenir pour la suite.
Donc dans le n°1 le côté « spirituel » est très confus, beaucoup d’idéologies se mélangent. Puis arrive les n° 2 et 3 qui ne sont qu’un film en fait quand on regarde bien.
Dans ce film tu as d’abord et avant tout la ville humaine sous terre harcelée, persécutée par les robots qui s’appelle Zion (Sion en français). Cette ville devra être sauvé au cours d’une grande bataille finale, que le messie permettra de gagner (Néo et Trinity partent ensemble mais c’est bien Néo qui termine l’aventure seul).
Tu as la résurrection de Trinity de la main de Néo, introduction des concepts de résurrection/ réincarnation par un proche (mythe d’Osiris, « ressuscité » par Isis qui le réincarne en Horus). Tu as l’architecte ou le grand architecte qui a conçu la matrice (alchimie, franc-maçonnerie, rosicruciens même théosophie se retrouvent là dedans).
Tu as le concept de lignée/race pure avec ceux qui sont nés à Zion et ceux qui sont nés dans le liquide amniotique des machines et qui ont été réveillés. Symbolise la transition judaïtes pures (qui ne l’ont jamais vraiment été) vers juifs assimilés (Khazars qui donneront les juifs ashkénazes). Le salut viendra d’un messie destructeur qui appartient à la deuxième catégorie.
La différence notable étant que les machines et les humains font la « paix » et décident d’un commun accord de laisser Zion tranquille MAIS de continuer à élever des humains uniquement comme source d’énergie (pire que la condition d’esclave).
Toute personne dans la matrice qui n’est pas du côté de la révolution (donc de Zion) est suspecte car elle peut se transformer en agent Smith (persécution, suspicion, mépris et méfiance de la masse asservie).
Voilà en gros ce que j’ai retenu. Tu as d’autres détails sur les noms comme le Mérovingien, le français qui est un adversaire redoutable (attaque sur la France et le Christianisme) et Perséphone (sa concubine -Monica Bellucci- déesse des Enfers de la mythologie grecque) qui aide Néo et trahit le Mérovingien.
Je précise que je ne défends aucun dogme quel qu’il soit, je me suis juste intéressé aux questions de la spiritualité, de l’ésotérisme, et donc des religions et mythes, donc forcément à la franc-maçonnerie, l’alchimie, les rosicruciens, la théosophie (ces courants sont d’ailleurs à la foi mêlés et opposés) les mythologies grecque, égyptienne, sumérienne et les religions monothéistes.
Je pense que la trilogie Matrix introduit beaucoup de concepts en rapport avec ces derniers et ce n’est pas un hasard si les plus dominants sont, pour reprendre un terme cher à Alain Soral, judéo-maçonniques. En espérant que cela te donne des pistes de réflexion. Cordialement.
@ Thomas
Je te remercie vivement pour cette réponse trs complète ! Effectivement, il y a beaucoup de pistes intéressantes, tu sembles être bien calé sur le sujet. Je me ferai un plaisir de revoir ces films après avoir potasser un petit peu les quelques concepts que tu m’as donné ; je dois avouer que sur la plupart d’entre eux je suis uj vrai profane. Au plaisir !
@ Benoît
De rien. Je suis ravi que cela t’intéresses. Si tu veux avoir une vision des plus grosses ficelles je te recommande La Controverse de Sion de Douglas Reed. C’est en plus une suggestion de lecture d’été par A.Soral et j’abonde dans son sens, ce livre est excellent.
Bonne lecture, au plaisir.
Il serai possible de faire des analyses de centaines de films, et il y’aurai des lien possible avec beaucoup de situation vue ou vécu dans notre société. Cependant on peut aussi admirer une oeuvre comme la trilogie BATMAN pour la façon d’on elle a été tourné, pour les différents jeux d’acteurs et l’oeuvre musical de Hans Zimmer qui met en avant ce film. L’histoire en elle même n’est pas se qui fait de Batman un film unique a part pour le second opus mais elle a le mérite de voir un peu plus loin que d’autre film Hollywoodien du même genre.
Ce que j’ai retenu du dernier Batman :
Un combat héroïque et tragique, peut-être autant que celui de l’Illyade, sur les marches de la bourse de Gotham entre les policiers sortis des égoûts et les militants anarchistes qui ont crée une société ignoble où l’on s’en prend aux pauvres riches qui affament en ce moment leur propre pays. Les flics, en nouveaux Myrmidons combattent victorieusement au prix du sang des héros l’ignoble lie anarcho-fasciste qui a pris d’assaut la bourse.
Un moyen d’exalter l’héroïsme de ces policiers qui, heureusement convaincus par le saint pot-de-vin versé par Wall-Street de ne pas se joindre aux manifestants, ont glorieusement matraqué les manifestants d’Occupy Wall-Street dans les rues de New York. Pensez-donc ! Sans eux les méchants seraient rentrés dans Wall-Street et là...Dieu seul sait ce qui ce serait passé ! Une nouvelle shoah, sans doute !
Bonjour, je reste perplexe et un peu septique sur cette article parce que ayant connaissance des comics de Batman, Christopher Nolan n’a rien inventé, le scénario n’étant pas le même certes (instrumentalisé peut être ?? ) mais il respecte l’idée et le message de base de l’auteur qui sont non seulement inexistants dans cette article mais malheureusement détruits par une pensé complotiste un peu exagéré.
N’oublions pas que on a aussi eu 300 et Watchmen ... le message est fort dans ces 2 films Votre point de vue m’interesse....
L’univers des comics est plus subtil que ça, dans la série civil war on voit par exemple captain america se retourné contre le gouvernement américain suite à l’adoption d’une loi de fichage des mutants. Je n’ai pas bien compris le point sur la peine de mort car batman se refuse à utiliser des armes et à tuer (même le joker ne sera tuer que dans le comic dark knight returns qui se passe alors que bruce wayne à la soixantaine). Enfin bon il y a tellement de scénaristes dans l’univers comics, certains ne sont pas aussi malin que d’autres forcément.
bonne analyse juste une petite remarque ça s’écrit Ra’s al Ghul et non pas Razalgoul.
Ici, comme ailleurs, le scénario est moins profond que le précédent Batman. Mon idée est que les scénaristes ne savaient pas exactement ce qu’ils désiraient exprimer...
. Cet épisode est très faible. Il sert à réaffirmer ce message récurrent : NOUS VOUS AVONS MENTI MAIS C’ETAIT POUR VOTRE BIEN, VOUS LE VERREZ A LA FIN. Et comme d’habitude nous combattons pour voir cette fin merveilleuse, ce monde de paix où coule le lait, le miel et les avoines. Et depuis toujours on l’a dans l’os. Bienvenue en feujocrassie, le bâton merdeux des promesses invivables, de la corruption généralisée, du mensonge tribal.
Felicitations a l’auteur. Je caressais l’idee d’ecrire cette article mais il l’a fait avant moi.
Lorsque vous dites "Dommage pour la cohérence scénaristique", ne serait-ce pas vous qui vous seriez trompés d’interprétation ?
Moi ce qui m’a choqué dans le dernier opus c’est le vide sidéral dans la psychologie du gros méchant Il fait des chose en apparence complexe puis il détruit gratuitementun stade de foot donne un ultimatum, ca semble n’avoir ni queue ni tête J’ai eu l’impression que les scénariste se sont autosabordé en rendant ridicule ce qui semblait être a la base une commande de film pour critiquer toute forme de remise en question du système capitaliste en place. Le message simpliste a un premier niveau c’est " notre système n’est pas parfait mais sivous voulez le changer ca sera le Chao et des idéologue fou vont mettre le monde a feu et a sang, mais a un second niveau de lecture on dirait qu’il l’on fait a contre coeur et que le message est plutôt :voyez le genre de conneries qu’on essaie de nous faire pondre, nous n’y croyons pas une seconde, une petite vengeance personnelle d’une fifille a son papa alors qu’on semblait évoquer une vraie crise et un homme fort qui semblait avoir un message a faire passer de force a l’humanité se révèle être une sorte de lopette aux ordres d’une gamine immature !!! Et l’idéologie sousjascente = néant rien de tangible si ce n’est que les révolutionnaires sont des gens vide animés juste par la haine et un gout prononcé pour la destruction, les bras m’en tombent Je pense qu’ils ont tellement peur d’évoquer une idéologie alternative crédible au capitalisme qu’ils préfèrent se rabattre si sur un truc insignifiant du point de vue idéologique comme une bête vengeance personnelle de personnages déstructurés a moitié hystériques, pour le coup le scénario en prends un coup...
Je me suis peut-être trompé, mais je suis ouvert à une autre interprétation. Je suis même très en attente d’une autre interprétation. La seule autre explication serait que les USA auraient été contrôlés de l’extérieur par une organisation occulte (laquelle ?) et qu’ils se seraient rebellés contre elle (au travers du personnage de Batman). J’ai du mal à l’imaginer. C’est pour cela que je parle d’incohérence. Mais éclairez-moi, je suis sur ce point ouvert à une autre interprétation (logique).
@ Laurent16 :
Je ne peux pas vous répondre, je n’ai pas vu les films en question. Je considère simplement que Hollywood est bien trop pervers pour laisser passer des scénarios incohérents. Il y a forcément une explication logique.
Peut-être suis-je influencé par le peu d’estime que j’ai pour la critique de cinéma... Les Batman de Nolan m’ont paru, avec 300 notamment, relever du meilleur cinéma d’action, c’est-à-dire celui qui refuse les explications psychologisantes pour exhiber l’action. C’est pourquoi quand on sort de tels films, on ne se souvient pas forcément qui était qui ni pourquoi un tel faisait ceci ou cela. Peu importe, à vrai dire. Hollywood a une grande qualité, parmi tous ses défauts : le sens de l’épique. L’épique, c’est montrer l’action de personnages correspondant à un idéal, à un mythe. Cet idéal, ce mythe, sont toujours celui d’un peuple, sinon ce n’est que de la branlette intellectuelle. Dans Batman, que voit-on : une société bouffée par des contradictions internes qui dépassent la simple concurrence capitaliste (Joker mettant le feu à une montagne de dollars), un homme dont l’héroïsme confine au tragique (Batman n’est pas Indiana Jones, son rôle de milliardaire lui paraît sans intérêt, n’est qu’une façade, etc.) et qui n’existe que par ses actes. On peut dire ce qu’on veut mais ces films américains, comme 300 ou Rocky, ne transmettent au fond qu’un message : le monde est intrinséquement corrompu, la seule chose à faire est de se résoudre, de faire preuve de courage, et d’agir selon un bien que la majorité méprise. Bref, quand tout s’effondre, il te reste ta paire de couilles au service du bien : moi, je suis convaincu.
Comparer Nolan et Snyder c’est comme comparer Dieudonné et Patrick timsit ! Nolan dénonce ce système, Snyder l’encense (300 pure propagande yankee)
Complétement d’accord avec toi !
@Mise au point Znyder pure propagande yankee ? Non mais faut arrêter la paranoia. Quel rapport entre Léonidas qui désobéit à des prêtres corrompus par le pouvoir pour combattre un adversaire plus fort que lui, d’une part, et les USA qui ont foi en leur dieu et qui sont les plus forts ? Franchement, faut arrêter de lire télérama. Ou alors à ce compte-là, Hérodote qui raconte les guerres médiques en insistant sur le conflit liberté grecque/esclavage perse est un suppôt de Satan... Plus sérieusement, je pense que ta tendance à vouloir tout politiser, à ramener n’importe quel récit à de la propagande relève davantage d’un mépris pour l’esthétique que d’une clairvoyance. Entre les antifascistes qui traitaient 300 de film nazi et ceux qui crient à la propagande américaine, je me demande si on peut encore avoir le droit d’apprécier "simplement" la beauté.
Oui quand le monde s’effondre, il faut avoir sa "paire de couilles" comme vous écrivez. Dans Rocky, c’est une question uniquement de dépassement de soi. Dans 300 : c’est au nom d’un système. Dans Batman : c’est au nom d’un système dont on ne sait même pas s’il est le meilleur.
Pour compléter les commentaires, il y a une réussite esthétique dans 300 qui n’est pas dans Batman (bien que très réussi esthétiquement). Par contre, on ne peut comprendre Batman en en restant à des considérations esthétiques. Tout l’intérêt du film tourne autour de la "masturbation intellectuelle" (enfin surtout dans le 2). A l’inverse dans 300, on est dans une démarche pleinement sensible. Et je me garderais bien d’exercer une interprétation trop politique en ce cas. 300 est un film beau. Batman est un film profond. Je crois qu’il serait difficile de les comparer.
"Znyder pure propagande yankee ? Non mais faut arrêter la paranoia. Quel rapport entre Léonidas qui désobéit à des prêtres corrompus par le pouvoir pour combattre un adversaire plus fort que lui, d’une part, et les USA qui ont foi en leur dieu et qui sont les plus forts ?"
Premièrement, l’esthétique étant une affaire de point de vue, on peut parfaitement ne pas s’extasier devant des ralentis ultra pompeux de clippeur attardé comme l’est Snydzer.
Deuxièmement, Mise à part user d’arguments éculés (télérama dis tu ?) tu n’argumentes pas ton propos te contentant d’encenser 300 parce que tu aimes.
Troisièmement : 300 EST de la propagande yankee pour les raisons suivantes.
Leonidas, ancêtre du démocrate moderne (il baise avec sa femme émancipée magnifiquement) est un type viril qui refuse le deal de soumission proposé par les perses alors que dans les faits il serait gagnant, mais moralement à 4 pattes. Or que ne nous vend on pas tous les jours comme choc des civilisations sur fond de" les méchants bougnoules qui veulent nous imposer leur religion" (contexte géopolitique lors de la sortie du film) Idéologiquement, le film brosse le patriote dans le sens du poil sur fond d’imagerie bodybuildé en opposition à des perses dont le chef ressemble à une gonzesse ! Tout l’intérêt étant à la fois de se présenter comme étant la norme universelle et en même temps de montrer comment des populations à l’origine de nos modèles sociaux (présentés de façon à optimiser les similitudes) se sont dressé pour lutter contre la tyranie barbare des "Bougnoules" assoiffé de sang et immoraux (voir complètement déshumanisés)
La monnaie de l’ennemi qui achète le parlement (parodie de réalité historique pour entériner la similitude entre le régime des spartiates et les démocraties occidentales)
La traitrise du difforme recalé (assimilable à un converti) qui scelle le destin des guerriers pour se taper de la greluche perverse (à l’image de la société de l’ennemi pleine de vices)
La soumission physique de léonidas à la fin qui n’est autre que la prosternation Musulmane dans la prière (les perses n’étant pas musulmans mais bon)
La pose Christique de léonidas sur le champ de bataille au moment de sa mort pour renforcer la notion de choc interreligieux
Si avec ça tu piges pas l’allusion...
La Trilogie "Batman" est absolument grotesque par le simple fait qu’elle cherche à rendre crédible ( contrairement aux Batman de Tim Burton ) des evenements impossibles.
(Idem pour tout les autres Super-Héros Urbain : DareDevil, Spiderman etc)
Le Joker n’est qu’un rigolo en face du FBI et cie.
Je ne pense pas qu’il faut chercher un fond a ses blockbusters :
Le but est d’attirer un vaste public donc le remplir de "tout et n’importe quoi et de son contraire" pour satisfaire tout le monde :
Une critqiue de l’ordre capitaliste (pour les pseudo-intello de gauche) et une critque du chaos anarchiste (pour les pseudo-intello de droite)
Des bagarres et des explosions.
Une histoire plus ou moins complexe dont la comprehension n’est pas necessaire pour suivre le film ( voir la succession de personnages qui ne font que passer)
Nolhan ne fait qu’obéir, c’est un pion, il fait partit du complot "illuminati" peut être est-ce même un Franc Maçon du 33ème ° Si vous croyais le contraire, vous sous estimer l’empire !
Faudrait aussi parlait des multinationales, Ford, Coca Cola, Nestlé, Renault et cie, car je pense qu’ils sont aussi fort (si ce n’est plus) que la machine Hollywoodienne pour manipuler les esprits !
Hollywood comme vous le dites est la plus grosse machine de propagnade, c’est la boite de pandorre, c’est une grosse merde produit et réaliser par les suppôts de Satan ! A vous lire, on sent l’admiration que vous porter pour ces films, réalisateurs, producteurs, vous ne faites qu’approuver, car une fois que vous les visionner, les messages subliminaux ont atteints votre esprit !
Très bonne analyse, si vous avez la possibilité de faire ce même type d’analyse par rapport à certains mangas tel que "Naruto" qui est une oeuvre dans laquelle les personnages ont une grande profondeur et qui aborde des sujets selon ma propre analyse qui sont très serieux tels que les marchands d’armes, la course à l’armement, la géopolitique d’une manière générale, les génocides.... et bien d’autres, de plus le scénario est d’une grande complexité bien plus que la trilogie Batman de Nohlan, avec une mythologie qui se base à 50 pourcents sur celle des fondations de l’antechrist que l’on retrouve dans le Coran et la Bible (toujours selon mon analyse), je pense que cela pourrait vous intéresser et j’aimerais avoir votre point de vue dessu.
Faudrait arrêter de voir de la conspiration à toute les sauces !! Ce n’est pas tout de jouer les analystes, encore faut il comprendre le mécanismes cinématographique pour être pertinent ! Nolan est en effet très critique avec notre système et dénonce une multitude de chose sans en avoir l’air. Le cinéma qu’il propose est subtil à bien des égards et ne se pose jamais en donneur de leçons. Difficile de développer d’avantage sur un simple commentaire mais en substance voici le topo : Dans The dark knight, Si Batman représente bel et bien la CIA (mentionné par Fox) et Dent le pendant légal des agissements du premier, le joker fait clairement référence à Ben laden (les vidéos d’exécutions, les kamikazes). Or à défaut de le présenter comme un vilain pas beau, Nolan induit clairement que le Joker est une sorte de Batman déchu (il a visiblement les mêmes capacité techniques) car renié par un système dont la morale est une "blague lâché aux premiers signes de problèmes". Nolan propose dans ce film la parabole d’un système (le notre) basé sur la corruption et le mensonge mais sans jamais en faire l’apologie. Construit comme une fuite en avant, le film décortique un système pour mieux en révéler sa nature profondément corrompue (tout le monde en prend pour son grade) tout en induisant la responsabilité individuelle dans le désastre collectif (le dilemme des bateaux) sur fond d’équilibre fragile chaque personnage étant symboliquement le garde fou de l’autre. L’histoire d’Alfred sur le voleur caché par la forêt donne cependant une indication sur la solution que préconise Nolan comme remède (Tout détruire pour tout reconstruire). Rises prolonge cette logique, distillant à la fois du concept abstrait à la V pour Vendetta , de la lutte des classes tout en remettant en cause à la fois le patriot act, la prison de guantanamo et par extension le 11 septembre (tout le mensonge autour de la mort de dent). Légitimant clairement les actes de ses personnages (Bane bien qu’étant le méchant suscite néanmoins l’empathie lors de ses actions contre un système financier inique), Nolan renvoie le spectateur à sa responsabilité, quand aux conséquences réelles que le chaos engendrerait s’il survenait vraiment (référence évidentes à la révolution Française). Qu’il attende passivement l’intervention des forces étatiques (batman) qu’il cherche à se faire sa place en marge de ce système (catwoman) qu’il cherche sans relâche la vérité (Robin,mais qu’en faire à ce moment là ?)
Parfois la conspiration n’est qu’un mode de pensée complexe qui vient du meilleur d’une civilisation et même de ce qu’elle a d’inconscient. J’avais aussi remarqué le parallèle fait entre anarchie et révolution française. C’est la vision que les Américains (et beaucoup d’autres peuples dans le monde) ont de notre révolution. Je ne vois pas pourquoi vous vous énervez. Votre vision est plus complémentaire de la mienne que contradictoire. Par contre j’insisterais de nouveau sur la Foi, concept que vous semblez ignorer dans votre raisonnement et qui est au centre de la motivation des personnages. Les personnages et le scénario ne sont pas noyés dans un système complexe d’où émergerait quelques vérités ou quelques pistes que le spectateur pourrait comprendre. Non, les motivations et l’existence même des personnages sont gouvernées par la Foi. Seule la Foi distingue les gens bons des autres. Le joker et Dent sont des personnages qui n’ont pas la Foi (dans le 2). Bane a perdu la Foi en l’humanité. Il ne conserve que l’amour en une personne qui est sa Foi (une Foi pervertie). La Foi de la fille de Ras al ghul est orientée dans une forme de vengeance aveugle. Quant à Ras al Ghul, lui, il veut faire table rase du monde pour repartir à 0. Ce sont donc les personnages négatifs qui veulent faire table rase du passé. Au contraire, les personnages positifs protègent un monde qu’ils auraient toute les raison d’abandonner. Mais ils y croient encore. C’est le vieux thème de la Foi américaine qui est intéressant ici, car il ne se base sur plus rien de concret. Voilà pourquoi j’ai parlé de théocratie dans mon article. Ainsi le personnage de Batman acquière la Foi dans le premier épisode. Elle est mise à l’épreuve dans le deuxième. Et il doit la retrouver dans le troisième. Batman n’attend pas "passivement l’intervention des forces étatiques". Il désirerait qu’il n’existe plus qu’un système légal. Sa propre existence est une incohérence de la démocratie. Et d’ailleurs, ce deuxième épisode est vraiment réussi car il ne fournit pas d’explications quant aux raisons de sa propre existence. Là encore, il vit, il est là, le monde a besoin de lui (dans certaines modalités) et on reste toujours dans la Foi. D’ailleurs son problème principal est qu’à partir du moment où les gens ont Foi en un système parallèle, la démocratie disparait. D’où la nécessité de croire en la démocratie, et la nécessité pour Batman de se faire haïr.
J’entends par conspiration le fait de croire que Nolan en tant que réalisateur obéi à des intérêts supérieurs (genre illuminati) et que l’ensemble de son oeuvre est structurée pour ce faire. Le problème de beaucoup d’analyses comme la tienne, c’est qu’elle présuppose une compréhension plus basée sur un ressenti directement connecté avec sa vision des choses que sur une approche objective de ce qui est montré ou dit. Plutôt que de prêter au réalisateur des "intentions" mieux vaut se baser exclusivement sur son travail. Et pour le coup, rien n’explicite clairement les notions de foi (dans le sens dévot) comme tu le sous entends.
De plus, on ne peut pas dire que le Joker, Dent ou Bane n’aient pas la foi uniquement parce qu’ils sont désignés comme des outcasts. Le fait est que leur "foi" est tout simplement dirigée vers un autre idéal (l’anarchie, le hasard, la révolte). On ne saurait faire à Nolan le reproche d’être un vendu pour cela, ce système, aussi corrompu soit il, nous permettant malgré tout de jouir de conditions de vies confortables tout en ayant le loisir de le contester. Ce que Nolan apporte en terme de critique social (avec l’argent de l’empire justement, quenelle à 200 millions usd !! Moi je dis Bravo) est pertinent (le film s’adresse à des millions de moutons de l’oublions pas) car à la différence de Burton où le tueur des époux Wayne n’était autre que le Joker plus jeune, le trauma original de Bruce est dû à un homme justement victime de l’injustice permettant à sa famille de prospérer. La soif de vengeance du personnage est ensuite désamorcée face au repentir sincère d’un type au bout du rouleau, mettant le spectateur face à sa responsabilité quand au devenir d’un tel être (on le tue ou on lui pardonne ?). Idem dans Rises où Batman réalise que le mal qu’il défend est issu du système qui le nourrit en tant que superhéro ! Voilà pourquoi le personnage de Catwoman est si intéressant et se veut une position intermédiaire entre les deux extrêmes. En témoigne cette scène où, contemplant les pillards dans un appartement, elle réalise qu’il s’agit de la maison de quelqu’un ce à quoi on lui répond que maintenant c’est la maison de tout le monde, ce qu’elle ne peut accepter en tant que voleuse de haute voltige devant la vulgarité d’une mise à sac de biens. Nolan ne fait au final que renvoyer tout le monde à sa responsabilité (tout en se gardant bien de donner une solution).
"Et il doit la retrouver dans le troisième. Batman n’attend pas "passivement l’intervention des forces étatiques".
Tu n’as pas compris, je parle de la population de gotham, la masse ! Dans ce cas, Batman (avec le concours des policiers qu’il libère) c’est ça l’intervention étatique ! Ce qui conforte mon propos de dire que Nolan renvoi le spectateur à sa responsabilité puisqu’il induit d’une certaine façon que la démocratie n’est peut être en fin de compte qu’une douce utopie que les plus déterminés d’entre nous utilisent à leur profit. Un discours qui n’est ni du Avengers (L’OTAN sous commandement de captain America accompagné du complexe militaro industriel tony stark, de l’arme nucléaire Hulk entre autre) ni du Watchmen (qui légitimise les attentats du 11/09 avec son milliardaire se faisant passer pour un héros fomentant une fausse attaque extra terrestre pour raviver la fibre patriotique dévoyé par trop de liberté) En Bref, plutôt que de prêter à Nolan des intentions obscures (que je n’aurais pas manqué de dénoncer si cela s’était avéré vrai) considère ses films pour ce qu’ils sont, pas pour ce que tu crois qu’ils sont...
"Il désirerait qu’il n’existe plus qu’un système légal. Sa propre existence est une incohérence de la démocratie."
Absolument pas, Batman sait avoir besoin du pendant démocratique (dent) pour être légitime. C’est parce que la démocratie permet l’avènement de la corruption (dans l’ombre) qu’il décide d’agir (dans l’ombre) pour ré équilibrer l’affaire (ce qu’il fait sur les deux plans via son alter alias Bruce Wayne oeuvrant pour les plus pauvres (l’orphelinat)
Autre chose, le personnage reclus Bruce Wayne est inspiré de l’aviateur Howard Hughes pour la petite histoire
(Wiki:Hughes passa les huit dernières années de sa vie alité toute la journée en regardant des films, vivant nu, drogué à la morphine puis à la codéine (on lui avait prescrit de la codéine pour soigner des douleurs ostéoarticulaires liées à un grave accident dans un avion qu’il pilotait). Il ne se coupait jamais la barbe, ni les cheveux, ni les ongles. d’où l’allusion aux rumeurs entourant Wayne
J’entends par conspiration le fait de croire que Nolan en tant que réalisateur obéi à des intérêts supérieurs (genre illuminati) Franchement, à aucun moment vous ne trouverez cela dans mon texte.
De plus, on ne peut pas dire que le Joker, Dent ou Bane n’aient pas la foi uniquement parce qu’ils sont désignés comme des outcasts. Le fait est que leur "foi" est tout simplement dirigée vers un autre idéal (l’anarchie, le hasard, la révolte) Si je dois vous expliquer en quoi le non sens et le hasard sont à l’opposé de la Foi.... ou encore en quoi la révolte de Bane est une Foi déviante car tournée vers un être humain (idolâtrie)... là franchement le niveau est trop bas.
On ne saurait faire à Nolan le reproche d’être un vendu pour cela, ce système, aussi corrompu soit il, nous permettant malgré tout de jouir de conditions de vies confortables tout en ayant le loisir de le contester. Extrapolation sur ce que j’ai dit.
il induit d’une certaine façon que la démocratie n’est peut être en fin de compte qu’une douce utopie que les plus déterminés d’entre nous utilisent à leur profit. Là, c’est vous qui allez trop loin sans aucun moyen de le prouver. C’est d’ailleurs plutôt l’inverse. Batman est prêt à disparaître pour préserver la démocratie (fin du 3 par exemple) plutôt que de servir ses intérêts. Ce film montre à de nombreux moments que ceux qui utilisent le système à leur profit sont le mal. Là vous devriez revoir la trilogie (les policiers corrompus, les gens de Wall Street, les mafieux). Quant à Batman et aux personnages positifs, ils n’ont rien à gagner dans la démocratie. Je vous le répète, seule la Foi, au final assis leurs actions (Batman pourrait être un riche dictateur mais il fait le bien).
considère ses films pour ce qu’ils sont, pas pour ce que tu crois qu’ils sont... Vous ne devriez pas être vexé que quelqu’un ait vu plus de choses dans ce film que vous en apportant des éléments objectifs à sa compréhension.
"Il désirerait qu’il n’existe plus qu’un système légal. Sa propre existence est une incohérence de la démocratie." Absolument pas, Là, je vous invite à revoir le deuxième épisode. Il y a tout un questionnement sur la place de Batman, son retrait, et son remplacement par Harvey Dent (le scénario, très profond, joue même sur le pile et le face de la pièce, Dent ou Batman). Vous ne devez plus vous en rappeler. Il y a même une remarque comme celle-là : "Que feront-ils quand il n’y aura plus Batman..."
Sur la conspiration : "Franchement, à aucun moment vous ne trouverez cela dans mon texte."
Le titre en lui même ne traite t il pas du contrôle des esprits ? Si cela ne s’apparente pas à une conspiration faudra expliquer ce que vous cherchez donc à démontrer.
Sur la foi : "Si je dois vous expliquer en quoi le non sens et le hasard sont à l’opposé de la Foi.... ou encore en quoi la révolte de Bane est une Foi déviante car tournée vers un être humain (idolâtrie)...
Mais de quoi parle t on là ? Avoir la foi en quelque chose n’a pas nécessairement une connotation religieuse (d’où ma question quand au sens employé dans votre texte) Or, je n’ai pas dit qu’ils adoraient tel ou tel concept simplement qu’ils en étaient adepte sur le plan idéologique (anarchique, fatalisme) L’argument de Bane qui aurait une foi déviante parce que tournée vers un être humain est à se tordre de rire !! Il s’agit tout simplement d’amour (revoyez donc le film) celui de Bane pour l’innocence meurtrie (ce qui induit chez le personnage une sensibilité cachée humanisant un être présenté comme une semi machine froide avec tout ce que cela induit comme relativisme par rapport au propos) et de l’amour filiale de Talia pour son père ainsi que pour Bane qui l’a sauvé (dans tous les cas rien qui ne soit en contradiction avec le commun des mortels)
"là franchement le niveau est trop bas." Tout indique dans cette remarque une Soralite aigüe !
Sur Nolan : "Extrapolation sur ce que j’ai dit." Rappel du titre de l’article "Trilogie Batman : Contrôler les esprits"...si ça c’est pas du procès d’intention !
Sur la démocratie :"Là, c’est vous qui allez trop loin sans aucun moyen de le prouver. C’est d’ailleurs plutôt l’inverse. Batman est prêt à disparaître pour préserver la démocratie"
Batman disparaissant en "martyre" renvoi clairement au propos de V pour vendetta . C’est la notion de symbole. Batman en disparaissant ne préserve rien du tout. Son sacrifice à vocation à constituer un espoir, un exemple à suivre pour les générations futurs (la statue comparable à nos monuments aux mort, aux figures historiques des pères fondateurs, des pères révolutionnaires qui se sont sacrifiés pour que nous ayons le droit de vote et tout le toutim). La démocratie ne va pas de soi, il faut des hommes valeureux pour la préserver de ses ennemis (intérieurs ou extérieurs). Le dernier plan avec Robin s’élevant (rises) sur la plateforme de la batcave est déterminant en cela.
"Vous ne devriez pas être vexé que quelqu’un ait vu plus de choses dans ce film que vous en apportant des éléments objectifs à sa compréhension."
C’est sûr que face à un tel argument, je concède qu’en effet je n’ai pas eu le loisir de contempler votre nombril avec la même ferveur que vous...
"Là, je vous invite à revoir le deuxième épisode. Il y a tout un questionnement sur la place de Batman, son retrait, et son remplacement par Harvey Dent (le scénario, très profond, joue même sur le pile et le face de la pièce, Dent ou Batman). Vous ne devez plus vous en rappeler. Il y a même une remarque comme celle-là : "Que feront-ils quand il n’y aura plus Batman..."
D’où la conclusion apportée par Rises et le sacrifice du Dark Knight en tant que symbole. Toute la problématique de Rises est une réponse directe à cela. Comment sauver les gens d’eux même voir malgré eux ? Dans the Dark knight, tout l’espoir de Bruce wayne réside dans le fait de pouvoir passer le relai à Dent pour régenter honnêtement les affaires sociales et juridiques. Or la chute morale du personnage (comparable à n’importe quel homme politique moderne) remet en cause cet espoir (I believe in Harvet dent) le dilemme de bateaux à la même vocation symbolique. Montrer cette dépendance de la masse face à des tiers décideurs, celle ci étant incapable d’assumer sa responsabilité quand les enjeux sont critiques (le citoyen "normal" qui se dégonfle au moment de presser le détonateur).
Tout ce que Batman entreprend dans les trois films est le cheminement qui amène cette prise de conscience sur la réalité démocratique à savoir le pouvoir par le peuple pour le peuple. Wayne étant prisonnier de Batman et inversement, il est donc logique que cette ultime prise de conscience s’achève par le sacrifice symbolique des deux (économique:la fortune de wayne léguée aux pauvres, politique : l’engagement de Batman transmis au peuple) Quand à savoir si le peuple est réellement capable d’assumer une telle responsabilité, Nolan pose certes la question mais ne donne aucune réponse. Il espère simplement...
Je remarque cependant que pour quelqu’un qui prétend avoir parfaitement compris le propos, vous avez bien facilement esquivé la dénonciation du patriot act (dent act), de guantanamo (la prison de laquelle s’échappe des prisonniers incarcéré sur la base du soupçon), et du 11/09 (le mensonge du symbole dent)...autant d’éléments qui mettent à mal votre argumentation...
Or la chute morale du personnage (comparable à n’importe quel homme politique moderne)
Là encore, c’est une sur-interprétation personnelle qui ne prend pas en compte le jeu sur le sentiment des personnages. Cet homme politique ne chute pas comme n’importe quel homme politique mais parce qu’il rencontre l’absurdité du monde, qu’il ne la supporte pas (car encore une fois, sa Foi n’est pas assez assise). il la supporterait s’il avait réellement la Foi. Mais l’amour qu’il portait à une femme, en définitive, était supérieur à l’amour qu’il portait au monde (d’où un manque de Foi évident). A aucun moment, on ne peut imaginer que tous les hommes politiques soient comme lui, car il vit une histoire particulière et personnelle, même si les hommes politiques ont un lien psychologique spécial aux femmes souvent (mais ce thème n’est pas du tout abordé dans le film)
Montrer cette dépendance de la masse face à des tiers décideurs, celle ci étant incapable d’assumer sa responsabilité quand les enjeux sont critiques (le citoyen "normal" qui se dégonfle au moment de presser le détonateur). Là, je m’inscris vraiment en faux contre cette analyse. Heureusement que le citoyen se dégonfle au moment d’appuyer sur le détonateur !!! D’autres philosophes ont montré comment la faiblesse devenait une force en démocratie. Il faut, dans un premier temps que les citoyens se sauvent avant d’être sauvés par le super héros. C’est le dilemme du prisonnier qui a été abordé dans cette partie, dilemme que je n’ai pas mentionné dans mon article même si j’y ai fortement pensé. Résolution du dilemme du prisonnier par un prisonnier dans un des bateaux (ce qui est vraiment marrant) mais pas dans l’autre (de mémoire). Il montre que la démocratie peut-être inscrite même au coeur d’un prisonnier. Il montre la nécessité de la force en plus de la nécessité de l’intelligence chez les citoyens. vous avez bien facilement esquivé la dénonciation du patriot act (dent act), de guantanamo (la prison de laquelle s’échappe des prisonniers incarcéré sur la base du soupçon), et du 11/09 (le mensonge du symbole dent)...autant d’éléments qui mettent à mal votre argumentation... J’ai parlé du Dent act et j’en ai donné mon interprétation, qui est bien suffisante. quant à Guantanamo, il n’en est pas question ici. Les prisonniers sont emprisonnés injustement parce qu’ils n’ont droit à aucune remise de peine. Ce n’est donc pas une référence à Guantanamo mais à la politique de tolérance 0.
...suite
D’ailleurs, on n’imagine pas les prisonniers de Guantanamo s’évader dans la nature comme ils le font dans le film. Si Nolan avait parlé de Guantanamo, il l’aurait fait au travers du trou (si j’ose écrire). Mais que vient faire la fille ici, que viennent faire tous ces innocents laissés sans gardiens (contrairement à Guantanamo), cette possibilité de sortir par ses propres moyens si on a peur de mourir. Non, franchement, si c’est une allégorie de Guantanamo, c’est raté (mais bon, c’est vrai que ce troisième épisode n’est pas le plus cohérent). Je vois plutôt le trou comme un fantasme (voir signification psy du trou, et on tombe plus dans une explication de rapports persos comme si des femmes avaient été plus nombreuses sur ce troisième scénario) : Ben Laden viendra un jour sauver ceux qui y ont été enfermés, il faut n’avoir peur de rien pour s’en sortir, voir une allégorie de Platon, là encore ratée, ou des enfants de Ben Laden (tout aussi ratée). Bref pas grand chose à tirer de ce troisième épisode ou de cette prison de Guantanamo comme vous semblez y être attaché.
Quant au mensonge sur Dent et le 11/09, il me semble en avoir assez traité dans le 3ème ^paragraphe de mon article de Batman rises. Si le lecteur n’a pas compris, c’est dommage pour lui parce que ça me semble évident à moi. Maintenant, comme je le dis pour la nième fois, ce 3ème opus est moins réussi, et le mensonge du 11/09 y est mal traité, et il n’aurait pas été intéressant de le développer plus que sur un paragraphe et comme je l’ai fait (à mon avis).
"Il montre que la démocratie peut-être inscrite même au coeur d’un prisonnier. "
Absolument pas ! Comment pouvez vous affirmer que le prisonnier se sacrifie pour des valeurs démocratiques !?? Le prisonnier est sur un bateau de prisonniers. Le fait qu’il choisisse de sacrifier son bateau induit clairement l’honneur d’un tel acte (sur l’autre bateau se trouve des civils femmes et enfants) C’est juste l’illustration de l’hypocrisie des apparences qui fait autorité dans nos sociétés modernes (racisme ou autre) Transposons cette scène à l’échelle politique justement et ça illustre le schéma classique proposé par nos "démocraties" quand il s’agit de justifier l’élimination des autres populations mondiales (les méchants) pour assurer notre survie en tant qu’idéologie dominante (je te fais pas de dessin)
"quant à Guantanamo, il n’en est pas question ici. Les prisonniers sont emprisonnés injustement parce qu’ils n’ont droit à aucune remise de peine."
A bon ? Mais pour avoir droit à une remise de peine encore faut il être incarcéré pour quelque chose ! Or il est clairement dit dans le film que les prisonniers de cette prison sont là à titre préventif justement grâce au Dent act. (la guerre à la terreur) Le fait qu’ils s’échappent de cette prison est une façon de dire qu’une telle injustice ne peut perdurer éternellement. Seulement, pour des raisons évidentes, Nolan ne pouvait se permettre d’être plus explicite que cela (d’où le talent du type)
"Si Nolan avait parlé de Guantanamo, il l’aurait fait au travers du trou (si j’ose écrire)"
J’ignorais que vous étiez co-scénariste, co auteur et dans la tête de Nolan ! A un tel niveau de présomption, je reconnais en effet ne pas avoir le niveau !
"Mais que vient faire la fille..."
Assez intéressant cette démonstration de votre paradigme et très révélatrice en plus ! Vous présumez d’une chose (l’intention de Nolan) puis vous digressez dessus (apportant des réflexions sans rapport avec le sujet de départ style platon), mais comme celles ci ne mènent nul part vous balayez le tout d’un revers de main. Tout est dit non ? D’où mon propos de départ sur la nécessité d’analyser le film sur ce qu’il montre réellement pas sur ce que vous présupposez qu’il montre (Votre conclusion dans le texte sur le protestantisme que RIEN dans le film n’entérine hormis votre propre projection)
"Maintenant, comme je le dis pour la nième fois, ce 3ème opus est moins réussi"
"JE" le dis...Un peu péremptoire non ? Soralite aïgue c’est sûr !
T’es un geek et surement un cinéphile, c’est bon on a compris ! T’es juste venu sur cette article pour défendre ce que tu idolâtres ? Tu crois que l’empire laisserai travailler des brebis galeuses dans leur rang pour nous avertir, pour notre bien ou pour nous protéger ? Nolhan joue le jeu de ses maîtres, Effectivement ses films son dénonciateurs mais dans leur propre intérêt, pas du notre ! La seule façon de ne plus être polluer psychologiquement, c’est de ne plus regarder toute cette propagande satanique des sorciers alchimistes d’Hollywood (même si vous y déchiffrer un quelconque message) ! Je vous rappelle que bcp de grands hommes ont dénoncer ce système corrompu avant l’invention du cinéma ! Le cinéma n’est pas une référence pour comprendre les intentions de l’oligarchie, car comme l’a été dit plus haut, les messages subliminaux sont presque impossible à détecter et font bien plus de dégâts dans le subconscient qu’il (le cinéma, même bien compris) ne vous éveille ! En visionnant ces films, vous ne faites que renforcer leur pouvoir de domination ! En ce qui me concerne, y’a longtemps que j’ai arrêter tout ça ! Je vous conseille de lire aussi le livre de Mr. Desmurget (tv lobotomie)
Et pourquoi pas les chroniques de riddick...?
Pour poursuivre le débat, j’invite les curieux à visionner le docu "Opération Hollywood", qui décrit l’influence du Pentagone sur les films de guerre américain. En gros, ils modifient le scénario, les dialogues, en échange de matériels/engins/instructeurs/logistique/etc militaires pour la production de films de guerre.. Le fait de refuser ces modifications obligent donc les productions à se passer de l’aide de l’armée, ce qui gonfle énormément le budget, bien évidemment... Ce fut le cas de Platoon, Apocalypse Now, etc... bref tous les films qui ne sont pas dans l’apologie de la guerre "du bien" ou du "patriotisme"..
On en vient donc au cœur du sujet : qui permet au film d’exister, et donc quels sont leurs intérêts et leurs idéologies ? Avant toute chose les producteurs, mais aussi ensuite les diffuseurs (réseaux de salles, chaines de télé, VOD, etc.. qui sont parfois également producteurs), et enfin les médias qui servent à sa notoriété (interview, bandes-annonces, making-of, etc..).. On remarque vite que ce ne sont pas les scénaristes qui sont en jeu, mais des grandes maisons de productions, des géants des médias, etc.. quant à leur idéologies et leur ouverture à la contestation, à la dissidence, je vous laisse juger..
voilà, là le débat s’élève merci ; holy=saint wood = bois )= bâton cabalistique utilisé par le djinn satanique qu’est "madonna"
Non, "Hollywood" n’a rien de cabbalistique... Le lieu a été ’découvert’ par hasard par le réalisateur Cecil B. DeMille. Quant au nom, c’est tout simplement à cause du bois de houx présent à l’époque sur la colline.
je trouve cela intéressant, l’analyse des films hollywoodiens, car ils découlent de la réalité, ensuite capter le message qui est véhiculé et l’analysé et intéressant, mais chacun à son point de vue selon les films qui sortent, je suis impressionné par la force qu’on les américains à produire des films dans des laps de temps très restreints avec souvent un message très prononcée sur les sujets d’actu.ils ont une capacité de réaction assez forte.
"faudrait pas voir le complot partout !!!" mouarf .... mais si justement... plus c’est gros et plus ça passe ... cela me fait plaisir que vous parliez du seul groupe à texte de rap américain à savoir Public Enemy qui m’a donné un aiguillage je dirais politique et m’a permis de comprendre et de m’intéresser à la culture amérikkkhaine... au passage chuck d le leader du groupe a plus de la 50° aujourd’hui et continue de faire des concerts et débats à travers le monde ... c’est sur c’est pas cette sous merde de jay-z idole des adulescents européens en manque de personnalité avérée et qui voit à travers cette merde le rapper "negro classe" qui les rassure du grand nègre colonisé et violent voire violeur.... un documentaire à voir "hollywood et les arabes " (d’actualité...) "i’ll show you my gun my uzi wheighs a ton because i’m public enenmy n°1 one one ..." burn hollywood burn du 3°album de pe "FEAR OF A BLACK PLANET" 1990 un tabac....
Public Enemy n’est pas le seul groupe de rap "à textes" américain, même s’il est l’un des tout meilleurs avec 4 chefs d’oeuvres au compteur, les 4 premiers. La culture afro-américaine est si vaste... C’est pourquoi même à travers des groupes ou des rappers qui ne vous sembleraient pas de prime abord "à textes" il y a toujours du fond, un positionnement social. Maintenant, je suis d’accord avec vous que les "gros" rappers actuels sont inintéressants. Le rap n’est de toutes façons qu’une forme à habiter. J’étais hier devant le rayon rap français d’un grand disquaire parisien, et j’ai ressenti un vide abyssal en terme de pertinence, ça fait quand même à peu près trente ans, pour quoi ? LIM et Alpha 5.20, Nessbeal un peu...
Ce dernier film est un eloge de la derive militaro securitaire. Ce n est pas surinterpreter ! : il n’y a aucun hasard a ce niveau et les registres subliminaux sont partie integrante. En vrac : Wallstreet est corrompu mais ce sont des pauvres petits gangsters = deni de la puissance oligarchique.
Le mechant personnage du film est serieusement irannien voire perse... clairement pas de type arabe.
Les usa par leur violence ont engendre des terroristes ; on n’en est pas fiers ; mais la seule solution contre eux c’est encore plus de violence, la force supra legale. Elle doit etre sans nom.
banalisation de la police transformee en armee.
Banalisation des drones, technologiquement si proches des engins du heros
Banalisation des explosions nucleaires... comme inoffensives en radiations.
Film formidable a beaucoup d’egards, mais a l’odeur acre.
Article interessant : J’en fais un aussi sur le même sujet. PREMIERE PARTIE.
BATMAN BEGINS : Lorsque Bruce Wayne sort de prison et se rend dans le sanctuaire de La ligue des ombres, il passe une frontière imaginaire symbolisée par la fleure bleue (naïveté, innocence). Arrivé au sanctuaire, il apprend que Ras el Ghul n’est pas l’indigène en kimono , mais que c’est Henri Ducard, son initiateur qui est Ras el Ghul (tête de diable). Je crois que dans cet opus, c’est le détail le plus remarquable et qu’il s’agit en effet d’une parabole sur Ben Laden, mais qui insinue bien plus que ce qui est dit dans l’article. Si on interprete directement cela , Ben laden n’est qu’un pion manipuler par l’occident. Ras el Ghul explique à Bruce que Gotham représente le mal et qu’il faut donc la détruire comme la chute de Constantinople. Chute de Constantinople qui a mené a la destruction de l’empire Byzantin et à l’etablissement d’un sultanat musulman. Cela ne peut faire que référence au 11 Septembre et aux guerres qui ont en découlés jusqu’à aujourd’hui. Bruce Wayne n’adhere pas au projet Ras el Ghul mais n’est pas son ennemi déclaré puisque dans un premier temps, il lui sauve la vie. Ils ont le même but politique, c’est simplement le modus operandi qui diffère. L’un souhaite soigner la ville, l’autre souhaite la detruire, mais la finalité est la même, humanisme et terrorisme, même combat.
Deuxième partie : THE DARK KNIGHT : Les citoyens se prenant pour Batman, tournés au ridicule puisque boudinant dans le costume et mal agiles, symbolisent les milices citoyennes qui apparemment ne plaisent pas trop à batman, comme la LOI sur les armes, et quand on se souvient d’Aurora et de la floppée de fusillade qui s’en sont suivis, je parierais bien sur une prochaine abrogation de la dite loi. Dans cet opus, on y apprend également que Bruce Wayne fait du lobbying (financement de campagne electorale) et de l’espionnage économique (fausse opa avec une entreprise chinoise pour voir leur compte). Batman (CIA) tue Harvey Dent en présence du policier Gordon. Quand on sait qu’officiellement Harvey Dent a été inspiré de Robert Kennedy (ministre de la justice sous la presidence de son frere), et que lors de l’assasinat de ce dernier la présence d’un policier a été fait mention, on comprend mieux ou les scenaristes voulaient en venir, toujours très subtilement. Quant au Joker, je ne crois en aucun cas qu’il s’agit de Ben laden, il s’agit de l’américain tourmenté, au sourire forcé, scarifié, le rêve américain selon le chaos, inspiré des Marylin manson en tout genre... A noter que c’est le seul méchant de la trilogie a ne pas mourir à la fin, contrairement à l’acteur qui en a interpreter le rôle. Dans ce film, en peut noter le reveil politique des masses qui se rendent compte que Batman n’est pas aussi bénéfique que cela... Comment remedier à ce reveil ? On s’y acommode, Batman est bien une crapule, mais Harvey Dent est mort en héros et la police fait mine de poursuivre Batman, les puissants garde le contrôle.
TROISIEME PARTIE :
1)THE DARK KNGHIT RISES : Bruce Wayne à investit une grande partie du capital de son entreprise dans un projet "écologique" en association avec Miranda Tate. Plus tard on se rend compte que Miranda Tate est la fille de Ras el Ghul, et que, enfant, elle a survécut à l’internement avec l’aide de Bane, un communiste avéré. Hors, si on se référe au comic Death and the Maidens de 2004 dont les scénaristes se sont librement inspirés, la fille de Ras el Ghoul, était juive, et a survécu miraculeusement aux nazis, alors que sa mère mourut, comme ce fut le cas dans "Le trou", la prison du film. Une juive et un communiste enfermés ensemble, il y a peu de doute, c’est une parabole sur les camps de concentrations. Mais le film prend une tournure surprenante, Miranda tate (Talia el Ghoul), qui a donc occidentalisée son nom, comme c’est souvent le cas, c’est infiltré jusqu’au sommet de la société jusqu’à s’emparer de l’entreprise de Bruce Wayne. Tout cela sous couvert d’ecologisme et de projets humanitaires. C’est donc une survivante de la shoah, devenue bourreau , faisant le mal pour accomplir l’oeuvre de son père (tribalisme) et pour se venger de son enfance triste. Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’une parabole sur les pères divorcés ou sur tout autre sujets de sociétés... Si l’on pense que je divague, alors revoir "Batman le défi" de Tim Burton, qui est une des Oeuvres les plus antisémites depuis "Le juif Suss".
2° : BATMAN, LE DEFI : Le pingouin (Danny de vito), vit dans les egouts. La figure du pingouin est la caricature type du juif des années 30, le nez crochu, les yeux globuleux, les lèvres grasses, le teint très pâle. Il vit donc dans les egouts, commes "les rats", surnom que l’on donnait au juifs également si je ne m’abuse. De là ou il est il tire les ficelles. Il fait kidnapper Max Shreck (Cristhoper Walken) pour lui faire réaffirmer son appartenance (sa judéité) et parce que le Pingouin souhaite sortir de l’ombre. Là encore, on peut dire que je divague, mais Max Shreck n’est autre que Rockefeller incarné.Il organise chaque année la fête du sapin de Noel qui est une allusion directe au sapin du Rockefeller Center, très visité a New-York. Lors d’un bal, Max Shreck arbore tranquillement un chapeau sur lequel se trouve la pyramide ainsi que l’oeil. Il ne me reste plus de caractere pour ecrire, alors revoyez le, et on en discutera.
très bonne analyse il est clair que Batman:roses est un pur film de propagande (comme tous les Marvel)
l’ayant vu récemment, j’ai été choqué de voir que les ennemis sont parfois représentés portant un keffieh autour du coup (keffieh rouge à rayure noire). La notion d’une grotte en asie mineure (ou puits) d’où ce serait échappé l’ennemi rappelle fortement l’Afghanistan, l’écriture en sous-titre à la télé dans cette même grotte est en arabe à l’envers.
ce film propage l’idée que pour réussir, il faut constamment éprouver la Peur et où les grands représentants de la loi se doivent ne pas respecter la loi car la loi n’est faite que pour le petit peuple
La bombe nucléaire censé scellé Gotham City est comme par hasard élaboré par un Russe
en Résumé, c’est un brulot réalisé pour discriter Occupy WallStreet
Batman n’est pas un personnage Marvel. C’est un personnage DC comics (comme superman)
Je voudrais bien une analyse des feux de l’amour sur TF1 (lol)
Il est à ce jour l’un des plus longs et des plus anciens feuilletons toujours en production jusqu’en 2014
Pourquoi ne pas rédiger un article similaire sur les deux Batman de Joel Schumacher (Batman forever et Batman & Robin) ? Le premier dénonce les méfaits de la télévision, le second est un pamphlet gay et misogyne.
Je plaisante bien sûr, j’ai trouvé cet article très intéressant étant fan des films Batman. Politiquement le troisième opus aurait pu être intéressant mais celui-ci est malheureusement gâché par le stupide twist final concernant le personnage de Marion Cotillard et les motivations de Bane.
Batman returns de Tim Burton (mon Batman préféré) serait aussi très intéressant à analyser : il nous montre l’ascension d’un personnage déclassé et marginal, le Pingouin, qui souhaite devenir maire pour des raisons à priori louables (se faire aimer du peuple de Gotham City), mais qui en s’appuyant sur le monde de la finance (Max Schreck), se fait en définitive corrompre et anéantir par celle-ci.
pour ceux qui connaissent la littérature fantastique américaine et notamment S.KING une nouvelle de rêve et cauchemars intitulé la tribu des 10 plombes de cet auteur talentueux relate une ambiance de guerre à la cigarette (chasse aux sorcières et esprits non conformistes) parle d’une haute sphère de l’état tenus par les "batmans" bref des monstres décrits comme inhumain bien qu’humain mais insatiable qui cherche à se hisser dans les postes les plus en vues pour dominer le monde spécialement les usa (the ruling state) et qui a leur façon sont séducteurs ,moralisateurs en apparence et pervers et criminels en réalité les seules personnes qui parviennent à les voir sous leur apparence véritable sont des fumeurs (des gens "transgresseurs" qui refusent l’ordre établi bref une joli parabole de l’auteur) je n’ai pas compris jusqu’à ce jour et cet article ce qu’il voulait dire car le maitre de l’illusion qu’il est a établi des codes littéraires complexes comme ceux du coran seuls les gens érudits non pervers peuvent le comprendre je pense certainement qu’il voulait parler du NWO Batman est l’incarnation du NWO un justicier incritiquable aux méthodes et moyens illimités pour établir un ordre nouveau pour le bien des braves citoyens que nous sommes bien entendu ce choix n’est pas une option .
ghoul veut dire : djinn fantôme esprit monstre mais en aucun cas satan
"Là encore, c’est une sur-interprétation personnelle qui ne prend pas en compte le jeu sur le sentiment des personnages. Cet homme politique ne chute pas comme n’importe quel homme politique mais parce qu’il rencontre l’absurdité du monde, qu’il ne la supporte pas (car encore une fois, sa Foi n’est pas assez assise). il la supporterait s’il avait réellement la Foi. Mais l’amour qu’il portait à une femme, en définitive, était supérieur à l’amour qu’il portait au monde (d’où un manque de Foi évident). A aucun moment, on ne peut imaginer que tous les hommes politiques soient comme lui, car il vit une histoire particulière et personnelle, même si les hommes politiques ont un lien psychologique spécial aux femmes souvent (mais ce thème n’est pas du tout abordé dans le film)"
Et c’est moi qui surinterprète ? Aucune référence objective chez le personnage à une croyance quelconque assimilable de près ou de loin à ce que vous nommez la foi (pas de crucifix, d’étoile de david ou autre). Faut juste redescendre un peu, Dent n’existe pas ! Il a seulement vocation en tant que personnage à illustrer l’espoir que peut susciter un homme politique quand le climat social est désastreux. Encore un fois, l’enjeu du combat mené par Batman est destiné à protéger la population de Gotham, le peuple, la masse. Sans cet enjeu, pas de Batman, pas de Dent, pas de joker. Dent chute car sa foi (politique pas religieuse) dans le système est ébranlée suite à la perte de sa bien aimée (l’amour donc pas l’idolâtrie dont vous parliez !!), la faute à un système corrompu qui l’a trahit. Néanmoins, sa soif de justice reste intacte (la même qui était à l’origine de son engagement) sauf qu’il change de support pour l’appliquer quand l’anarchie représenté par le Joker vient lui soumettre une alternative (il ne tue pas le Joker mais s’en remet au sort juste, équitable, non discriminant).
"Là, je m’inscris vraiment en faux contre cette analyse. Heureusement que le citoyen se dégonfle au moment d’appuyer sur le détonateur !!!"
C’est pourtant l’illustration parfaite que le pouvoir (le vrai) ne peut être entre les mains du premier pékin venu (d’où la nécessité de recourir à l’institution) Le fait que le prisonnier patibulaire se sacrifie en jetant le détonateur montre que Nolan relativise le concept de bon citoyen tout en induisant les notions de rédemption puisque le type "normal" s’apprêtait lui à "sacrifier" les autres...
C’est le jeu du chat de la (chauve) souris
"Le premier épisode de la série n’est qu’un parcours initiatique faustien"
Phrase qui malgré des airs savant ne veut absolument rien dire ! Le parcours (ou quête) initiatique et Faust étant deux choses parfaitement distinctes.
Faust c’est l’histoire d’un type qui pactise avec le Diable en échange du succès (genre Phantom of the paradise) Le parcours initiatique c’est Frodon dans le seigneur des anneaux. Si vous arrivez à établir un lien entre les deux de manière objective (batman ne vend pas son âme à Duccard puisqu’il le combat idéologiquement) c’est que vous avez dû voir le film dans une version imax 4d dans un caisson à la Matrix !
"Dommage pour la cohérence scénaristique."
Si l’on pré suppose que votre avis est le bon ! Mais si ce n’est pas le cas...
"Le joker, personnage du vrai mal, opposé au faux mal, celui des mafieux. Le faux mal cherche à faire de l’argent, il est intéressé, il existera toujours et les moyens de police suffiront à le contenir."
Le Joker représente l’anarchie. L’argument que la police suffit pour contenir les mafieux est erroné puisque dans le film la mafia contrôle la police via la corruption ! L’idée de Vrai mal et de faux mal est particulièrement tirée par les cheveux (surtout pour celui qui serait victime de l’un comme de l’autre) De plus, je pense pas qu’un Mafieux soit soucieux des valeurs démocratiques pour la bonne et simple raison que la Mafia (voir la trilogie du parrain) est un système parallèle qui tend à terme à se substituer au "vrai" système.
" les citoyens de chaque bateau feront confiance aux autres et refuseront de faire exploser leurs collatéraux (comportement social positif)."
Inexact, un des prisonniers jette le détonateur de l’autre bateau à l’eau. Il décide donc de faire exploser indirectement son propre bateau !
"Si le citoyen choisit sa survie personnelle, il devra en tuer d’autres, et sera victime à long terme de son choix immédiat (il se concevra comme un criminel avec tout ce que cela implique). Pour sortir de ce dilemme, il doit, non seulement faire confiance aux citoyens dans l’autre bateau, mais il doit se persuader qu’un super héros viendra les sauver du joker."
Re faux ! Le prisonnier n’attend personne pour prendre sa décision ("vous voulez donner la mort mais vous ne savez pas le faire") Non seulement en tant que criminel présumé il se fout des conséquences de son acte, mais comme il choisit de se sacrifier encore plus !
Le chevalier blanc (système judiciaire) n’est devenu qu’une ordure, et seule la CIA et le FBI, non excusez-moi, seul Batman, avec l’aide de la police (ceux qui ne sont pas corrompus), pourront, en utilisant des moyens persuasifs (la peine de mort) et antidémocratiques (Batman et la police ne sont pas des élus) faire survivre la démocratie malgré la démocratie.
Faux ! Batman ne tue pas (peine de mort) et la démocratie ne se résume pas à ses élus. Batman est un citoyen qui tente de faire vivre un idéal (que les autorités corrompues ont trahis) par son action direct (ce que chacun d’entre nous pourrait faire). La démocratie US c’est le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple, pas les sénateurs !
"Or si la CIA et le FBI ont le droit de se jouer des lois, le simple citoyen n’y est pas autorisé. Pourquoi ? On ne le saura jamais."
Batman est certes une représentation de la CIA mais dans le film il est un simple citoyen (certes fortuné) qui s’improvise superhéros. Votre argument tombe donc à l’eau !
"Ainsi un esprit chagrin pourrait en conclure que l’Amérique n’est pas une démocratie mais une théocratie, et que sa force réside, depuis des années, non pas dans des institutions démocratiques qu’ils contestent de plus en plus aux autres, mais dans leur religion. Et pire pour un esprit français : qu’il n’y a pas de démocratie sans religion, qu’une démocratie sans religion est vide de sens"
RIEN absolument RIEN n’étaye votre propos sur l’aspect religieux que vous avancez dans le film ! Aucune référence explicite ou implicite n’est montrée. Mais c’est moi qui sur interprète !
"il ne justifie pas pourquoi un citoyen aurait plus le droit de faire la justice qu’un Batman. Ah si ! Le reste de la population est bien moins efficace"
Il ne justifie rien il démontre seulement son incapacité à le faire (d’où la conclusion Rises porteuse d’espoir démocratique !!) Parce que vous vous sentez capable d’infléchir le cours des choses telles qu’elles sont en train de se dérouler dans nos institutions ? Mais non bien sûr, vous rédigez des critiques de films !
"La CIA avec ses supers armures, ses supers avions, peut intervenir dans le monde entier contre le mal, tandis que le citoyen Américain avec son seul droit de posséder un fusil à la maison semble bien ridicule. La conclusion quelque peu antidémocratique du film est que la démocratie n’est protégée que par la foi de ses citoyens"
Faudrait penser à revoir votre définition de la Démocratie quand même parce que plus je vous lis, plus j’ai l’impression qu’on ne parle pas de la même chose ! De plus, cette notion me semble bien relative ne serait ce que fait une comparaison entre les USA et la France...
"L’idée simpliste : il faut toujours rester sur ses gardes contre les méchants communistes dont les idées meurtrières peuvent resurgir à tout moment dans une société en crise."
Il n’y a aucune référence objective au communisme dans le Film !!
"Le thème des disparités sociales accentuées par la crise y est abordé. Des lois antidémocratiques ont été votées sur la base d’un mensonge"
Ce que Nolan dénonce ! Quels reproches lui faites vous donc ?
"Quant à Batman, il s’est laissé aller. Cet aristocrate américain (vivant dans un beau château néogothique avec un intérieur classique), sûr de sa position, s’est embourgeoisé"
C’est la critique de The Dark knight Rises que vous faites ou celle de Rocky III ? Il ne s’est pas embourgeoisé puisqu’il a toujours été fortuné ! Batman est recherché pour le faux meurtre de Harvey Dent et ne jouit donc plus du prestige qu’il avait auprès de la masse pour qui il oeuvrait. Bruce Wayne pleure la mort de sa bien aimée qui représentait sa seule chance (leurre) de retourner à une vie ordinaire s’il avait réussit à porter au pinacle Harvey dent comme espoir politique intègre auprès de la même masse (il ignore néanmoins qu’Alfred a brûlé la lettre de Rachel lui expliquant qu’elle choisissait dent) Ayant échoué sur les deux plans, il se voit privé de sa raison d’être à la fois en tant que Bruce Wayne et en tant que Batman. Sa réclusion est l’illustration de cette blessure et absolument pas la manifestation d’un type sûr de lui !!!
"Plus intéressants sont les personnages du mal. L’Amérique nous met en garde contre un nouveau danger : le mal issu des drames familiaux."
En gros RISES serait un épisode de confessions intimes à 250 millions USD c’est bien ça ? Et si tout simplement il s’agissait d’humaniser ces vilains justement, dont on finit par comprendre la peine et presque à légitimer les actes (Ex:la scène à la bourse ;le trader :" il n’y rien à voler ici" Bane :" alors qu’est ce que vous faites là ?"), à la différence des grosses caricatures manichéennes dont les médias nous abreuvent nuit et jour pour nous enjoindre à détester ces autres supposés menacer notre liberté (que nos propres institutions nous contestent pour notre bien) Là encore, votre volonté de voir les choses selon un angle bien précis vous empêche de voir l’évidence : Nolan nous indique clairement que la démocratie n’est pas tant menacée par des Bane que par nos dirigeants qui les ont engendrés (à coup d’opération "justice immuable" par exemple). Mary shelley serait fière.
"Toujours est-il qu’il faut faire confiance à la police"
Et la scène où l’armée fait sauter le pont de gotham ? Je ne vois pas l’ombre d’une complaisance dans cela !
Je ne sais pas si Christopher Nolan est au fait des sujets d’actualités géostratégiques, mais je pense que tu le surestime, c’est vrai que c’est un bon réalisateur (avis personnel) mais je pense que si il a l’occasion de lire ton article il n’en reviendrait pas et rigolerait un bon coup, tu vas trop loin dans tes analyses, personne ne décoderait le film à ce point là. Je suis d’accord que Hollywood ne fait pas les choses par hasard il ne faut pas prendre cette machine de guerre (cognitive) à la légère, mais il ne faut pas non plus y voir le mal là ou il n’y est pas totalement. Certains points de ton analyse sont intéressants, mais parfois tu sembles aller trop loin, par exemple lorsque tu compares al quaïda à la ligue des ombres.
A’ton déjà parlé de la monétisation des jeux pour enfants avec la destruction de l’adversaire et le détournement de lois ? un prochain sujet peut-être ?
Bravo pour cette analyse !
Attardons nous sur le personnage de Batman : Un enfant ayant perdu ses parents très jeune, travestit, play-boy milliardaire exploitant, se prenant comme avatar une chauve souri (vampire), condamné à souffrir, avec un esprit de vengeance inassouvie, avec sa définition de justice qu’il applique lui même, évitant de faire des morts mais combattant des meurtriers (refus de la peine de mort).
Qui a crée Batman ? On sait que c’est ALFRED qui l’a éduqué et qui la conditionné : Alfred est-il le vrai Batman ? Est ce la revanche du petit serviteur vieux, raté, misérable et exploité qui manipule un homme riche qui a tout pour plaire afin satisfaire sa vengeance à lui ? Si oui, laquelle ? Vis à vis de la famille Wayne ?
Hahaha en tout cas Bravo à Alfred !
merci à ’Mise au point’ j’ai cru que je ne comprenais pas bien l’article. En fait, je n’étais pas d’accord du tout. Merci pour les éclairages, au sens propre.
De rien ! De mon humble avis, je pense qu’il importe un minimum de connaissance de l’outil cinéma pour pouvoir en retirer une vision objective sur ce que le réalisateur souhaite réellement dire et pour répondre à un commentaire plus haut, Oui Nolan est certainement au fait de la réalité géopolitique au même titre que nous ! Le cinéma étant très codifié, il importe pour un réalisateur de prendre en compte chaque aspect de son propos afin de le formuler de la façon la plus claire possible.
Ce que beaucoup de gens semblent oublier, c’est qu’il n’y a pas de "destin cinématographique". Tout ce qui est dit ou montré à l’écran est le résultat de la volonté expresse des auteurs s’adressant directement aux spectateurs dont le contenu doit être médité. Si demain tu devais mettre en scène un ado dans sa chambre, comment habillerais tu cet ado et comment représenterais tu sa chambre ? Entre tes influences propres, l’impossibilité d’utiliser telle marque pour des raisons de copyright etc, nombreux sont les éléments qui influenceront le résultat. Quand le propos est politique, chaque mot doit d’être pesé car le réalisateur sait qu’il va être l’objet de critique de toute part (surtout à ce niveau là) ce qui implique une grande vigilance de rigueur quand aux choses montrées (sans parler des producteurs exécutifs qui influent sur le résultat) En l’absence d’éléments objectifs indiquant clairement une vue quelconque, on tombe donc dans le procès d’intention ce que je reproche à cet article !
Surtout que Nolan ne s’embarrasse pas pour être explicite sur certains points quand il le veut ! Sur the Dark knight, par exemple, quand Fox mentionne la CIA via l’opération sky hook, cela est sciemment fait pour conférer à Batman un statut d’espion. Le "batman n’a pas de juridiction" qui suit idem. Le fait que l’on mentionne la Birmanie aussi. Il m’a fallu deux visions pour comprendre le propos de Nolan d’ailleurs concernant cet opus, persuadé qu’il s’agissait justement de propagande Yankee la première fois ! Mais c’est en ré écoutant l’histoire d’Alfred (que je savais ne pas être vaine dans le contexte du film) qui est d’une certaine façon la morale du vieux sage (Nolan ?) que j’ai compris ce qu’il préconisait véritablement : "le voleur, comment l’avez vous attrapé ?" "Il était insaisissable et les habitants de la forêt le cachait (gotham et son système corrompu) "nous avons donc brûlé la forêt !" Détruire le système pour tout reconstruire (un peu à la fight club)
Je profite du créneau pour remercier Mise au point de...sa mise au point. Et je compatis car ça ne doit pas être simple de devoir jouer les Captain Obvious face à une pensée binaire assez stérile. J’aurais bien linké les articles de mon blog sur les Batman de Nolan, mais la modération a dû considérer ça comme du spam. Tant pis.
En tout cas, merci : il y a pas mal d’éléments que j’avais zappés sur la saga de Nolan.
Sur ces films, voir aussi l’analyse du grand cinéphile qu’est Nicolas Bonnal (dans cet article du 24/7/12) « Denver, Batman et le docteur Breyvik » : http://www.france-courtoise.info/?p=1267
+ celui (du 28/8/8) : « Batman ou les démons de la mondialisation » : http://www.france-courtoise.info/?p=199
Pourriez-vous commenter de la même façon le Sherlock Holmes de Guy Ritchie ? Voir si j’hallucine. Merci
Ouais, ben moi, Batman et tous ces films de super heros, ça me gonfle juste superbement. Si il y a manipulation là dedans, c’est surtout d’arriver à faire en sorte que des milliards de gens aillent voir ces films débiles, et se branlent dessus en bien ou en mal pendant des heures. J’ai vu The Dark Knight, j’ai failli m’endormir, et comme les effets spéciaux faisaient beaucoup de bruit, j’ai eu envie de me barrer. A un moment, la gonzesse de Batman se fait exploser la tronche... la j’ai dit OUAH ! Ca devient bon. Mais non, la suite est tout aussi chiante et convenue. Bon, OK le perso de batman est un peu plus fouillé et underground que Spiderman, ou tous ces copains, mais avec 3 films de 3h c’est le minimum. C’est un recyclage incessant des mêmes thèmes américains et des mêmes procédés filmographiques. Si Batman est plus dangereux que d’autres blockbusters, c’est uniquement par sa si large diffusion, en termes de publics différents. Sorti de ça, c’est du flan.
Cette analyse "tord" les trois films Batmans pour aller dans le sens de l’auteur qui restitue très mal :
les intentions réelles (et pas supposées) du réalisateur (cinéaste anglais qui, à la base n’en a rien à faire de Batman, c’est son frère qui l’a poussé à faire ce truc)
la part des exigences des producteurs exécutifs, qui sont extrêmement nombreux sur un plateau et détiennent les droits de la bande dessinée pour en faire ce qu’ils veulent (que savez vous des négociations que Nolan et son scénariste ont pu imposer et celles qui furent non retenues ?)
les accidents et modifications de tournage : le troisième épisode avait un premier montage de près de 5 heures...rendez vous compte un petit peu des choix pris et souvent correspondant à des interets commerciaux, ça vous évitera de tirer des conclusions extrapolaires peu fiables et purement subjectives.
D’autre part cela fait longtemps qu’on sait qu’à Hollywood une certaine vision impérialiste des USA transparaît dans leur grosses productions, c’est d’une banalité affligeante que de parler de ce sujet éculé car l’on pourrait repeter les memes mots et analyses sur TOUS les blockbusters qui sortent chaque année.
A quand la critique de l’adaptation au cinema d’atlas shrugged d’Ayn Rand ?
