Rencontre entre Barack Obama et Raul Castro

Publié le : dimanche 12 avril 2015
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Les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro se sont réunis samedi au Panama pour le premier entretien entre des dirigeants de ces deux pays ennemis de la Guerre froide depuis 1956.

Les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro ont ouvert samedi un nouveau chapitre des relations entre les États-Unis et Cuba, en entamant le premier échange entre chefs d’Etat de ces pays depuis plus d’un demi-siècle.

Les dirigeants ont prononcé des discours qui feront date lors d’un Sommet des Amériques voué à sceller leur rapprochement.

Barack Obama a affirmé que le rapprochement entre Washington et La Havane marquait "un tournant" pour les Amériques : "le fait que le président Castro et moi sommes assis ici aujourd’hui représente un événement historique".

Son homologue cubain a ensuite salué la probité du président des États-Unis, le qualifiant d’"homme honnête", dans la foulée d’un plaidoyer contre les ingérences des anciennes administrations dans les affaires cubaines et latino-américaines.

Sommet "historique"

Ce sommet continental, réunissant 35 chefs d’État, s’était ouvert vendredi sur une poignée de main des deux hommes. Leur face à face très attendu doit consacrer le réchauffement annoncé au terme de 18 mois de tractations qui ont permis de tourner la page de plus d’un demi-siècle de conflit.

Le principal obstacle à la réouverture d’ambassades réside pour l’instant dans la présence de Cuba sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, qui coupe Cuba d’une partie de l’aide internationale.

Raul Castro a incité son homologue à accélérer les démarches pour le retrait de Cuba de cette liste, indiquant qu’il verrait comme un "pas positif" une "décision rapide"des États-Unis.

La Maison Blanche a pour sa part indiqué que Barack Obama n’était "pas encore au stade" de prendre une décision sur ce point, mais n’a pas toutefois pas écarté "une annonce" au Panama.

Assouplissement de l’embargo

Le chemin de la normalisation reste semé de nombreux autres points de contentieux, dont l’embargo total sur les transactions économiques et financières avec Cuba, imposé depuis 1962. Le président cubain a une nouvelle fois insisté samedi sur le fait que cette question "doit être résolue".

Depuis l’annonce historique du rapprochement avec Cuba, le président américain a demandé au Congrès, contrôlé par les républicains, de travailler à la levée de l’embargo car lui seul peut le faire. Mais les deux chambres sont pour l’instant très partagées sur la question.

Dans l’attente d’une décision du Congrès, Barack Obama a pris une série de mesures assouplissant l’embargo, dans la limite de ses prérogatives présidentielles, mais elles sont jugées "insuffisantes" par La Havane.

 

Voir aussi, sur E&R :

Obama songe à retirer Cuba de la liste des États "soutenant le terrorisme"

Le président américain Barack Obama rendra sa décision bientôt quant à la possibilité de retirer Cuba de la courte liste d’États soutenant le terrorisme, a-t-il assuré jeudi, en Jamaïque, au premier jour de son périple en Amérique centrale. M. Obama a déjà affirmé qu’il était ouvert à cette possibilité dans le cadre du rapprochement diplomatique entre les deux pays. Cuba réclame ce changement depuis (...)

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Sur les rapports houleux entre Washington et La Havane chez Kontre Kulture :


JFK/11 Septembre – 50 ans de manipulations
de Laurent Guyénot
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Le 12 avril 2015 à 13:16 par Eric
#1161885

Quand les américains enterrent la hache de guerre avec un ancien ennemi, c’est toujours aussi fragile que confitionné, et c’est forcément sur le dos d’un tiers, bien évidemment absent. Quel est donc le cocu de l’histoire ?

Le 12 avril 2015 à 14:51 par Hijack
#1161914

Oui, c’est exactement ce que je me suis dit ! Que le camp Castro fasse gaffe, mais ils ne sont pas tombés de la dernière pluie. En effet, qui peut encore faire confiance à la puissance impérialiste en déliquescence ... son seul statut véritable, étant dorénavant d’être le bras armé de la puissance organisée.

Certes, Cuba n’a pas les moyens de faire la fine bouche ... mais pourvu qu’ils restent fidèles à la théorie de Fidel, que jamais il ne faut faire confiance à l’oncle Sam.

Le 12 avril 2015 à 19:01 par voronine
#1162014

On peut etre cubain et cocu ! Ils avaient réussi à s’en tirer , bon an , mal an pendant 60ans , et voilà qu’ils renoncent à leur liberté au moment ou les autres sont aux abois !...Je ne pense pas que CUBA fasse une bonne affaire .Il y a certainement des champs pétroliers offshore dans les eaux cubaines ....Ils affichaient ;"En Cuba, nadie se rinde" ...c’était un beau slogan , dommage que ce soit le frère de Castro qui le trahisse .

Le 12 avril 2015 à 22:18 par Eric
#1162117

" On peut etre cubain et cocu ! " Très juste voronine :-) L’un n’empêche pas l’autre et je crains comme vous qu’ils le soient aussi.

Le 12 avril 2015 à 14:19 par ilan
#1161906

Obama aura t’il le destin de JFK ? surtout que maintenant ce serait facile de faire porter le chapeau aux anticastristes, vivant aux USA........ou aux services secrets de Poutine......ou à Ben Laden ( ah bon, il est mort ? alors aux fils Benladen)

Le 12 avril 2015 à 14:54 par Eric
#1161916

Le simple fait qu’il soit à la fois vivant et dans son deuxième mandat permet de répondre par la négative à votre interrogation. Dans le cas contraire, il aurait mangé du plomb depuis longtemps. Tout cela n’est qu’une comédie et Obama une marionnette de plus qui n’a donc rien à craindre. C’est Smaïn qui a fait le con en refusant le rôle :-)

Le 12 avril 2015 à 15:38 par anony
#1161934

Esperons que Raul possède plus d’un tour dans son sac, sinon......

Le 12 avril 2015 à 16:29 par laurence
#1161951

Après l’Iran, cuba.... Un rapprochement avec les alliés de la Russie pour mieux isoler Poutine.....??

Le 12 avril 2015 à 19:05 par Drago
#1162016

Il semblerait que les américains n’aient plus la Palme des coups d’Etat. On arrive à faire un coup d’Etat... sur leur coup d’Etat.

Le 12 avril 2015 à 20:37 par Gerard J. Schaefer
#1162061

Barack Obama, choisi pour incarner LE "Bien" internationalement, a autant d’envergure qu’un chef de rayon d’une grande surface, autant de souplesse et d’aisance dans sa fonction.

D’autant que le "pays" qu’il "représente", est tellement divers, et est aussi bien en réalité un tel bordel à ciel ouvert, qu’en résumé, la "voix" d’Obama sert probablement les intérêts de très peu de monde. Il y a finalement peut-être plus de cohérence territoriale chez eux à travers les gangs incarcérés et le contrôle de la drogue, dont sont friands les employés de Wall Street, que dans la politique nationale, et internationale, prédatrice, qui désigne des ennemis à créer.

Le 13 avril 2015 à 16:30 par Davidoff
#1162457

Où est Fidel ? Se sent-il Charlie aussi ?

Le 14 avril 2015 à 08:13 par Fulcanelli
#1162758

Je partage entièrement le scepticisme des commentaires d’Eric, Hijack et Voronine.

Je vois déjà des canettes de Coca-Cola, des sacs en plastique et des mégots de cigarette sur les belles plages de Cuba, pour ne rien dire de la pollution des eaux par les compagnies pétrolières. Et tous les comportements idiots, autistes et malsains exportés par l’Empire : casquettes inversées, rap, têtes rivées sur les portables, tatouage, breuvages bourrés de sucre, McDo, politiquement correct, théorie du genre, pornographie, art contemporain. Quelle tristesse !

Le 16 avril 2015 à 05:29 par Brahim
#1163913

Le grand homme Taureau Assis (Sitting Bull) a propos des gens de Washington DC

"

Les paroles des blancs sont écrites sur l’eau

."

Le 21 avril 2015 à 04:42 par Abdu
#1167514

L’arnaque américaine... Voir accords libre-échange entre les USA et le Mexique, les USA et le Maroc ; le solde commercial est toujours à l’avantage des USA ! Les Ricains sont plus dangereux quand ils viennent à vous avec le sourire et des "cadeaux"... C’est l’Empire, merde ! Quand même !!!