Quand je me regarde, je me fais honte, mais quand je me compare, je me rassure, disait Le Pen. Macron, devant le tableau suivant, devrait se faire honte et en se regardant, et en se comparant.
Ce qui est inquiétant, c’est que même les plus libéraux de nos observateurs économiques, qui ont applaudi l’arrivée du « Mozart de la finance » en 2017, font aujourd’hui grise mine. Ils dressent un panorama désastreux de la politique économique de l’enfant chéri des Rothschild.
De manière tout à fait logique en régime orwellien, Macron, quand il se vante de la réindustrualisation, ment évidemment, puisque le solde des usines et des emplois industriel est négatif. L’effet Choose France est mort et enterré. La confiance a déserté notre pays. Le libéralisme macronien, ça marche !
Macron rime avec bidon
« Alors on essaye d’afficher 30 milliards de contrats, en fait, les 30 milliards de contrats c’est 12 mois cumulés de petites histoires mises bout à bout, mais il y a vraiment 9 milliards de vrais contrats nouveaux, avec notamment une usine de pansements de Urgo en France...
Avant, on se tournait vers le reste du monde en leur disant venez, venez ! Maintenant on se tourne vers les Français en leur disant restez, restez... »
Pendant que Macron répète que “le chômage baisse” et que “la France se réindustrialise”, Nicolas Doze décrit exactement l’inverse.
Sur LCI, il résume la réalité :
– la France n’attire plus personne,
– la “réindustrialisation” s’est inversée,
– on ferme plus d’usines qu’on… pic.twitter.com/3EK9izowby— Camille Moscow (@camille_moscow) November 17, 2025
Mais peut-être que pour les oligarques français, ce tableau doit être inversé. Du côté des entreprises du CAC 40, on a fait une belle année, écrit Le Monde :
Le CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, a atteint, mardi 21 octobre, un nouveau sommet historique, profitant du recul de l’incertitude politique en France, d’une baisse des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, et de résultats d’entreprises favorables. Le CAC 40 a dépassé son précédent sommet historique en séance, qui datait du 10 mai 2024, et affiche désormais un nouveau record absolu à 8 271,48 points.
Au premier semestre 2025, un décompte réalisé par l’AFP sur 39 entreprises donnait 52 milliards de bénefs cumulés.
Un certain Olivier Roland, qui a réagi sous le tweet du chroniqueur star de LCI, explique :
« Nicolas Doze ne fait que dire tout haut ce que les chiffres montrent depuis des années : un pays qui taxe plus que ses concurrents finit toujours par produire moins qu’eux.
La France n’est pas victime d’un “coup de fatigue”, elle subit l’effondrement mécanique d’un modèle qui a préféré punir ceux qui créent.
Rien d’étonnant à voir l’investissement se figer, les usines fermer, les talents partir. Quand l’État devient imprévisible, l’économie, elle, ne pardonne jamais.
C’est exactement ce que j’explique dans "Tout le monde n’aura pas la chance de quitter son pays" : un État-nation en mode panique finit toujours par détruire la valeur avant de s’en prendre à ceux qui la produisent.
Le pouvoir peut répéter que tout va bien. Mais quand tout prend l’eau, ce n’est pas le discours qui compte – c’est la vitesse à laquelle les gens sautent du navire. »
C’est marrant, si l’on ose dire : ceux qui créent et qui sont persécutés ne sont pas seulement les industriels qui produisent des biens de consommation, par exemple, mais aussi ceux qui créent de l’information, une information nouvelle, non validée par les autorités. La taxe, pour ceux-là, prend la forme de la répression politique, mais ça revient au même : les créateurs se barrent avec leur talent à l’étranger.
Tiens, comme les bénéfices des multinationales, qui ont en plus touché des aides de l’État que personne n’arrive à récupérer, tout ça sous le silence assourdissant de la Cour des comptes. Et vous savez qui y a été pistonné ? La vallseuse !
Violente charge sur le service public audiovisuel de la conseillère de la Cour des Comptes, Najat Vallaud-Belkacem, épouse du président du groupe socialiste à l’AN, contre Vincent Bolloré
[le devoir de réserve oblige tout agent public à la retenue dans ses opinions politiques] pic.twitter.com/oS1eSl5YU2
— Destination Télé (@DestinationTele) November 15, 2025
Choose l’étranger
Qui a dit régime pourri ? Si encore il était pourri et efficace, mais pourri et inefficace, on a le combo perdant.
La France de Macron nous fait penser à ces quartiers de Nantes qui font fuir les Français, rapport à l’insécurité. On peut même parler d’une fuite des cerveaux, mais ça peut être mal pris, par exemple par la mairie socialiste, pourtant à l’origine de cette débâcle.
Beaucoup de Français fuient les no go zones (sur les sites de booking on préfère parler pudiquement de zones sûres) pour aller se réfugier dans une France d’avant, celle qui n’a pas été défigurée par le libéralisme macronien. Sur PC, on appelle ça un point de restauration système. Et puis il y a ceux qui quittent carrément le pays.
Notre question finale : est-ce un dommage collatéral de la prédation de la Banque, ou une volonté de vider le pays de ses forces ?


et
!








