Le jour se lève
Illustration d’un cinéma réaliste et populaire

Le cinéma contemporain ne propose à ses spectateurs que du spectacle selon l’expression chère à Guy Debord. De l’entertainment ou du tittytainment, concept inventé par le maléfique Brzezinski, pour endormir les masses. Il est tout à fait légitime de regarder un film ou de lire un livre pour se détendre. Mais il est théoriquement possible d’allier divertissement et réflexion.
Hollywood et ses suiveurs occidentaux ont évidemment préféré exclure la réflexion de ce diptyque. Ou alors, l’empire américain offre des films ouvertement propagandistes comme 300 ou, plus récemment, The Dictator. Cet aphorisme de Georg Lukacs, philosophe marxiste hongrois, résume tout : « L’art est un guide ou un serviteur. »
Toujours se souvenir que l’art peut avoir une dimension subversive mais aussi permettre à l’oligarchie de détourner son peuple des luttes réelles, à savoir de sa compréhension des antagonismes de classe et de l’origine du pouvoir. La « nouvelle vague » incarne typiquement un cinéma d’une classe pour une classe, conçu par des bourgeois pour des bourgeois, ce qui les rend incroyablement narcissiques et vaniteux. Ses cinéastes se sont éloignés de toute dimension universelle.
François Truffaut, réalisateur de la bouse niaiseuse Jules et Jim, parlait ainsi du grand Michel Audiard, auquel le fils ferait un peu mieux de se référer : « Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu’on peut écrire de plus bas dans le genre. »
Audiard a vite répondu au petit crétin : « Submergés par leur propre clapotis, les nouveaux petits maîtres ont déjà de l’eau jusqu’au menton… » Audiard était l’incarnation type du cinéma populaire, drôle, intelligent et surtout réaliste.
Autre chose que le soi-disant cinéma populaire actuel et son grotesque et méprisant Bienvenue chez les Ch’tis où l’on ne voit que des types du nord bourrés, naïfs et un peu bébêtes. Leur région a pourtant massivement été touchée par la désindustrialisation et toutes les conséquences sociales que cela implique. Mais ça, le comique pas drôle Dany Boon a préféré éviter d’en parler.
Avant Audiard, on pouvait aussi trouver Marcel Carné connu pour l’anthologique Drôle de drame. Son film sorti en 1939, Le jour se lève, est un chef-d’œuvre du cinéma réaliste français. Avec des dialogues très cyniques de Jacques Prévert, il met en scène Jean Gabin qui joue un personnage ayant tué un autre et qui, assiégé la nuit par la police, va se remémorer toute la chronologie de son crime. L’assassin est un jeune ouvrier, François, qui tombe amoureux d’une jeune femme qui est hélas attirée par un dresseur de chiens itinérant. C’est un peu le combat de l’homme de bien enraciné contre le nomade parasite qui va jusqu’à faire croire au premier qu’il est le père de la jeune fille convoitée. À la fin, le dresseur de chiens rend visite à l’ouvrier avec une arme. Des deux protagonistes, vous avez deviné qui a eu le courage de tirer.
Ce film dramatique a aussi une dimension sociale. Dans une scène, François travaille à l’usine et s’éloigne à un moment pour parler avec la jeune femme, dont il tombera plus tard amoureux, qui a dans les mains un bouquet de fleurs. Au bout de cinq minutes, toutes les fleurs se fanent. Le personnage principal lui dit alors : « J’te l’avais dit, c’est tout ce qu’il y a de plus sain ici. »
Pour les amateurs de technique, Le jour se lève est le premier film parlant à utiliser le flash-back, procédé qui sera repris un an plus tard dans le fantastique Citizen Kane d’Orson Welles.
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Et oui le cinéma Français et Européen en général dépasse très largement les bouzes que l’ont nous sert actuellement ... Au travail j’ai une collègue qui à fait des "études" cinématographiques" et qui éxècre le cinéma Français en général (en ce qui la concerne en maréchal serait plus correct !!!) ... Une petite conne qui vote Mélenchon, qui me prend pour un "facho" et qui habite un 3 pièces à Belleville payé par papa et maman, mais comme elle me l’a dit un jour "je paye quand même mes factures !!!!" et qui trouve la vie difficile ... Une bourgeoise type qui s’ignore ... Mon dieu qu’ai je fait dans ma vie précédente (comme dirait Bouddha) pour en chier autant dans celle ci !!!!!!
Un film sublime que j’ai vu et revu et que je reverrai.
Bel article mais à mon avis vous omettez un fait important. Si les films comme 300 ou the dictator sont mauvais, des séries actuelles comme the wire, twin peaks, breaking bad, game of thrones, the west wing, oz,... sont bien plus intéressantes et comptent de nombreux chef-d’oeuvre. De mon point de vue, dans les vingt dernières années, rien n’est arrivé à la cheville de the wire, si ce ne sont les séries citées plus haut. Je suis un admirateur de Carné et de Duvivier mais cela ne m’empêche pas d’être un admirateur des séries citées plus haut à des degrés différents. Bref, je me permets cette réflexion parce que j’ai du mal à comprendre cet oubli dans les analyses de ER et de Soral. Parler du cinéma contemporain sans aborder ces séries, c’est à mon avis l’équivalent de parler de musique classique sans aborder mozart, bach et beethoven. Encore une fois, cela n’enlève rien à la qualité de l’article et je m’éloigne du sujet mais je suis seulement étonné de voir mentionnés des navets comme the dictator et 300 mais pas des chef d’oeuvre comme the wire ou breaking bad.
Content d’entendre parler de Breaking Bad sur E&R.
Comme vous le dites Oscar, Breaking Bad est sans nul doute bien au delà de la majorité des films sorties ces dernières années, et pourtant Dieu sait que ce que je pense des séries généralement. Je ne connais pas The Wire, mais Breaking Bad c’est juste incontournable, vivement la saison 5 que nous puissions enfin savoir si cette série est belle et bien un chef d’œuvre, car pour le moment c’est un sans faute. D’ailleurs la saison 5 viens de débuter aux Etats-Unis ;)
Je suis tout à fait d’accord avec toi pour The Wire, qui reste quand même bien plus épuré, moins formaté "divertissement pour adultes" et emprunt d’un réalisme froid et implacable tout en restant parfois assez drôle.
Je n’aurais jamais pensé les américains capables de réaliser une telle fresque sociale de nos jours. D’ailleurs je crois bien que la série a été boudée aux USA ; sans doute que le public a été perdu au milieu de cette pléiade de personnages ou qu’il a refusé de voir la réalité de ces villes désindustrialisées et dépeuplées, rongées par la drogue, le meurtre, le clientélisme, le chômage, la corruption...
The Wire est parmi ce que les américains ont produit de mieux en matière de fiction dans la décennie passée.
Et une mention pour sa Bande Originale qui possède quelques pépites.
@Oscar
Tout d’abord nous avons besoin de recul afin de juger ces séries dans le temps. Impossible de hurler au génie dès aujourd’hui.
Ensuite l’aspect subversif de ces séries est à démontrer, elles sont réalistes mais sont-elles vraiment subversives ?
L’aspect créateur ne me saute pas non plus aux yeux, ni au niveau du scénario, ni au niveau de la lumière, ni de la camera ou du scénario. Rien à voir avec la puissance créatrice d’un Carné.
L’article veut avant tout rappeler que notre France fut la patrie du cinéma avec l’Italie. C’est avec un brin de nostalgie que nous regardons cela mais surtout avec un sentiment de décadance culturelle.
bien vu Breaking Bad est une bonne série , un reflet de l’Amérique du 21 siècle , sans protection sociale , où un prof de chimie cuisine des amphé pour payer sa chimio ; l’avocat verreux qui lessive l’argent sale , le flic droit dans ses bottes qui traque le chicanos , le système démerde en fin de compte d’une famille middle class pris à la gorge.Ce n’est pas sans me rappeler American Beauty , où Kevin Spacey se prend une crise de quarantaine et s’aperçoit qu’il a vécu en esclave docile pour payer le confort de sa petite famille .Plus de couple , plus de communication , plus d’amour , alors il cherche l’amour pur dans les yeux d’une ado préfabriquée par le système , amour pur et vérité voila c’est ce qu’il cherche , a la fin un sourire au lèvres il est serein , enfin libre et sa conscience propre.
je crois que l’on a rien fait aussi mal que les séries américaines de ces dernières années, tous les ressorts du soap opera sont utilisés par des pool d’auteurs qui ne pensent qu’à faire un max de tune en captivant grace à leurs ficelles les adeptes de l’ennui. Regarder une série d’aujourd’hui ou santa barbara c’est identique, les mêmes recettes sont employées, valables avant pour les seules bonnes femmes les plus basses de leur genre, elles font aujourd’hui florès sur l’ensemble de la population, masculine et féminine, c’est dire si l’on est descendu bien bas.
C’est quand même fou, après le livre de lelay, qu’il y ait encore des gens pour regarder la télé ! Rendre votre cerveau disponible aux pubs, c’est leur métier, leur seul but vers lequel tout tend. C’est pour cela que les auteurs de séries aujourd’hui utilisent les outils des soap opera brésiliens, outils qui endorment votre cerveau et/ou le stressent, et, comme dans le rap, l’orgueil fait que l’on comprend que c’est de la crotte mais l’on pense que ce que l’on consomme est le seul exemple viable de cette crotte. Un genre de crotte qui "pue bon", un gout de merde mais comme notre orgueil le mange alors c’est bon.
Pas de honte à avoir, la télé est plus forte que notre volonté, c’est pour cela qu’il faut s’en débarrasser et ne pas se croire au-dessus. On ne peut pas lutter, sauf en ouvrant sa poubelle.
. Les américains ont toujours fait d’excellentes séries télévisées dans tous les genres. En moins prolifique les anglais aussi. .
« Ensuite l’aspect subversif de ces séries est à démontrer, elles sont réalistes mais sont-elles vraiment subversives ? »
C’est devenu une vraie tarte à la crème ce mot de subversif...La réalité n’a pas besoin d’être "subversive" ni d’aucun autre qualificatif, puisque c’est la réalité. Elle les contient tous car elle est tout. .
@le jour se lève :
Effectivement on a pas de recul mais c’est justement ça qui est intéressant, aborder les productions actuelles pour tenter d’être à l’avant garde.
Pour le coté subversif, c’est toujours une question de degré. Mais dans breaking bad, quand un prof obligé de cumuler deux emplois (à qui au passage un ami a fait fortune en utilisant une de ces inventions) et, atteint d’un cancer, en arrive à fabriquer de la drogue pour se payer ses soins médicaux, c’est déjà subversif. Dans the wire, quand les connections sont faites entre les points de vue et les interactions des médias, des politiques, des policiers, des travailleurs, des gangsters, ça n’a à ma connaissance jamais été réalisé à ce niveau là de réalisme. Si l’on prend des séries non réalistes, battlestar galactica a une la réflexion "dickienne" sur ce qu’est un être humain et les réflexions sur les systèmes politiques. Game of throne est à mon avis un chef d’oeuvre épique aux accents shakespeariens sur les grands du monde.
Pour le coté créatif, the wire est écrit par la crème des écrivains américains de romans noirs et les scénarios de breaking bad, the west wing ou game of throne sont d’un très haut niveau, on est pas dans prison break ou 24h chrono, ni dans les films d’hollywood. La réalisation de breaking bad, inspirée de sergio leone est de grande qualité. La preuve de la qualité créative de ces séries, c’est que quand un réalisateur comme scorsese tente de faire une série (boardwalk empire), c’est à mon avis mauvais à coté des autres séries. Après effectivement, les films de Carne surpassent à mon avis ces séries sur un point, la poésie. Mais bon, c’est juste mon avis et je ne prétends pas statuer définitivement sur la qualité de ces séries. Ce qui est certain à mon avis, c’est que c’est là que ça se passe depuis une dizaine d’années et pas dans les films.
Comme j’aime le sujet, je me permets un autre commentaire entiérement subjectif et passionné. je connais pas mal les classiques du cinéma (coppola, carné, tarkovski, kurosawa, Leone, Lang,...). Je précise pour qu’on ne pense pas que je suis totalement ignorant en la matière. Pour moi le plus grand chef-d’oeuvre du cinéma n’est pas les enfants du paradis ou le parrain 2 mais une série télévisée, c’est la série "the wire". A noter que la principale qualité de cette série comme beaucoup d’autres repose sur les dialogues et je n’ai pas regardé ces séries en français. Je suis désolé si ça fait snob de dire cela mais les contraintes de la traductions peuvent tuer tout le charme des dialogues.
@Oscar, t’abuses la... Comment peux tu comparer une story-Line développer autour de personnages sur des dizaine heures avec des films de 1:30 a 2:00 heures ! C’est vrai qu’en plus "the wire" change a chaque saison l’environnement ou évolue les protagonistes ce qui ne diminue rien au plaisir. Enfin, les séries télévisé de qualité c’est surtout la chaîne privée ET payante : la HBO. Parce que par exemple la Fox, c’est de la ultra lib neo-cons pour debilos attardé... HBO c’est pour une audience qu’à un certains niveau culturel, qui apprécient qu’on s’adresse a eux comme a des adultes et pas a des adolescents boutonneux, le cœurs de cible des annonceurs télé. Parce que si cela vous a échappé aux states c’est pas la télé que tu regardes mais la pub toutes les cinq-dix minutes... Autres chose : the wire, six-feet under, True blood, sont tous des régions géographiques différentes des states, une riche variétés... Fait avec des talents locaux, une industrie télévisuelle locale. Les USA bien plus qu’un pays c’est un continent... En aparté, en France on commence la décentralisation "plus belle la vie"(1er soap français ?) est filmé a Marseille MDR... depuis le début de la télévision a Manchester une antenne de la BBC tourne Correnation Street un soap a l’époque filmé en live... Jusqu’à ce jour ce soap existe et il a une grosse audience National ( les accents régionales on top !!!). La redevance est plus importante en Grande Bretagne ça aide... et puis y a pas la tradition du pistonnage des entreprise française... Travailler pour la BBC c’est comme si tu travailles pour les impôts, t’as une sorte de responsabilité quand a la bonne gestion de l’argent de la collectivité. Quand je voyais en France la variété France Sardou &co. squatter notre téléviseur...
J’exagère un peu volontairement parce que malgré la qualité de l’article, je ne vois pas l’intérêt de comparer un chef d’oeuvre comme le jour se lève avec des navets hollywoodiens. Si tu prends ce qu’il y a de mieux dans le cinéma français et que tu compares avec ce qu’il y a de pire dans le cinéma américain, ça me semble injuste. Des films et séries comme "le jour se lève", "les visiteurs du soir", "the wire", "breaking bad", "game of throne" sont très différents, ne serait-ce que par le format mais plus intéressants à comparer. Disons à mon avis, ça fait 10 and que l’essentiel de ce qui est intéressant aux états-unis est dans le séries télévisées et plus dans le cinéma donc ne pas le prendre en compte, c’est avoir une guerre de retard. Encore une fois, je donne seulement mon avis en espérant motiver des gens à regarder ces séries. Là où carne dépasse ces séries, c’est dans une poésie qu’on trouve peu dans les séries, sauf dans twin peaks de david lynch.
Un film exceptionnel et je pèse mes mots. Le monologue final de Gabin m’a scotché la première fois que je l’ai vu et régulièrement je me le repasse - salutaire piqûre de rappel contre le conformisme de la pensée - car on y perçoit la juste et subtile frontière entre lucidité et cynisme. Dans mon "top ten" :)
LG.
Allez jacter à l’Est Mon bon monsieur, tout se perd. Qu’est-ce que tu veux que j’te dise... Je suis trop fatigué et dégouté. fatigué du harcèlement et écœuré de la pub sémite (jusqu’au pitch pour le Dictator, fallait oser). Du haut de mon arbre, le meta politisme ressemble à de la lacheté. Lukacs est un poète, l’art n’est que subjection et déjection. Je lui préfère Dieudonné quand il dit "Il est hors de question que je te guide où que ce soit" (Mes Excuses). VOUS êtes narcissiques et vaniteux. Vous tombez dans la pleurniche, le communautarisme et la promesse d’une revanche qui ne viendra jamais. Oui, parce que demain ne vient jamais. Il n’est qu’aujourd’hui, ni vous ni eux ne pouvez échapper au présent. Et quand à dire qu’Hollywood n’est pas réaliste c’est aller un peu vite en besogne. La caricature est une déformation, pas une création. Produisez, ou fermez-là à tout jamais.
ta gueule ... Les "pseudos" désabusés dans ton genre m’ennuie encore plus que les cons ... qu’est ce que t’as produit toi hein duconno ??? "il n’est qu’aujourd’hui" ... quelle profondeur ...
C’est clair, pour qui il se prend
Jasmin Indien tu t’es encore fait épingler la tronche pleine de substances illicites xD
Un tout petit extrait que j’ai pu trouver mais c’est juste une "mise en bouche". http://www.dailymotion.com/video/x1wqp_le-jour-se-leve-1939_news
LG.
Film fantastique qu’il me tarde de revoir ! Je ne sais pas pourquoi je m’étais is en tête qu’il était de Duvivier ... pourtant c’est pas son genre.
Personnellement, j’ai un énorme coup de cœur pour un autre film de Gabin, qui marque selon mon analyse la fin d’un monde, d’une France enracinée, rurale, et du bien vivre : Les Vieux de la vieille ... avec les excellents Pierre Fresnay (également parfait conteur des poème de Brasillach) et Noël Noël. La fin du respect des anciens, de ceux qui se sont battus, la fin du chemin de fer au profit de l’automobile (rachat des compagnies de tramway par GMC), la fin de la vie rurale et le départ des jeunes, le culte du sport,etc. etc...
c’est très simple pour moi ,je ne regarde plus les films américains ,je préfère voir des vieux film francais (avec Jouvet ,Gabin,Ventura et Yves montand ) et hier j’ai visionné "garde a vue " super film et puis quais des orfèvres ,hôtel du nord ...la classe
Le cinéma américain comptent de très bons films d’auteurs ; tout n’est pas que Hollywood même si c’est le plus bruyant. En cherchant un peu il y a nettement moyen de trouver.
Regarde un film de John Huston ou de Polanski, ou encore dOrson Welles pour voir ce que le cinema americain a dans le ventre.
on est passé "du jour se lève" aux "kairas".....!cela en dit long....! on a atteint selon moi l’immonde avecfilm si je puis le nommer ainsi ,j’ai honte à un tel point ,rien qu’à lire le scénario...!cela ne va pas redorer le blason des quartiers...! mais on sait que cela est voulu !
Merci pour cet article ! Il nous faut remonter de plus en plus dans le temps pour voir des choses intéressantes ...
Finalement, comme me le disait un ami (Louis-Hubert Rémy) à la fin il ne nous restera plus que les livres anti-libéraux du 19ème et début du XX ème siècle et notre Chapelet.
Malheureusement nous ne lisons plus assez, nous sommes dans l’ère du zapping, on passe d’un sujet à l’autre sans rien approfondir ...
Ahh que cela fait du bien , de voir que des gens pense encore comme moi a notre epoque, !!
Il y a pas longtemps je suis allée voir le dernier film de J.Audiard(on m’a forcée et heureusement je n’est pas payé ma place ) ...mais son pere doit se retourner dans sa tombe, c’est^pas possible de faire un film aussi nul et denué de sens.
Quand je regarde Le jour se leve,citizen kane,Le voleur de bicyclette,le faucon maltais, les lumiere de la ville,la grande illusion,la soif du mal,la splendeur des amberson(j’adore orson welles) !!!! mais comparé ces Films a cette soupe indigeste qu’il nous serve a longueur de temps, il faut vraiment ne posseder que l’équivalent du cerveau du birgorneaux pour encore ossez mettre le pied dans une salle de cinema.
pffff dans quel monde vit-on... en meme temps : les cons ca ose tous c’est meme a cela qu’on les reconnait M.Audiard
« Submergés par leur propre clapotis, les nouveaux petits maîtres ont déjà de l’eau jusqu’au menton… »
Fantastique !
De plus j’apprends avec étonnement que l’auteur de StarWars, non content d’être un cinéaste à succès, était aussi un philosophe marxiste ?
Luke Skywalker allégorie du prolétariat triomphant ?
Excellent, je m’en souviens que je me le suis regardé, il y a trois ans, mon premier classique de la période. Pour ceux qui vont -et doivent- courir sur amazon (ou où ils veulent je m’en fous), prenez en même temps "la bête humaine" avec Gabin, dans le mm ton et le mm registre social et populaire du cinéma des années 30. Il fait la pair ! Peut-être même je préfère le second...
Un singe en hiver, Archimède le clochard, c’est superbe aussi. Magnifique cinéma.
Salut à tous,
J’avoue, et j’assume, que j’ai aimé le film 300. Pas pour le phallisme bas du front, encore moins pour le côté soi-disant propagandiste du film mais bien pour ce qu’il raconte réellement. Voici une analyse des collègues du Scriptoblog qui résume bien le truc (j’ai fait grincer des mâchoires entières avec ça en fin de soirée ! Merci à l’auteur) : http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=63:300-le-message-&catid=72:cinema&Itemid=55 Pour ceux qui ont vu le film, quand le traitre se pointe chez Xerxès, n’y a-t-il pas une horde de dégénérés (au sens propre du terme pour le coup, des monstres de foire) qui s’alanguissent, dansent et se galochent pendant qu’un bouc joue d’une sorte de lyre peinard sur son trône ?! Le caprin mélomane a comme des airs de Baphomet... Il y a toujours plusieurs niveaux de lecture, même dans l’artillerie de l’empire ! ^^
...Et puis si je me souviens bien c’est tout de même l’histoire d’un petit groupe d’hommes courageux, forts, droits et organisés, portés vers un seul but : se battre et résister, qui met en échec une gigantesque armée...
Mouais... 300 reste malgré tout un film produit par Hollywood, vous voyez ce que je veux dire. La conception d’une petite société militariste, européenne, racialement homogène, telle que la présente l’article de scriptoblog, agressée par un vaste empire multiculturel, multiracial et décadent, a à mon avis beaucoup plus à voir avec celle d’un autre petit Etat, contemporain celui-là, militariste, racialiste, et se percevant également comme le dernier rempart du monde occidental contre l’altérité arabo-africaine. Il faut être naïf pour voir dans 300 une métaphore du combat des rudes sociétés blanches européennes contre l’Empire Universel. Au contraire, le film consacre culturellement l’alliance impériale entre la droite identitaire et le sionisme, soit la synthèse néoconservatrice, soit la politique étrangère conduite par l’axe americano-sioniste depuis le 11 septembre. Tenir compte aussi de l’indignation légitime des Iraniens devant cette représentation malhonnête et idéologiquement orientée de l’Empire Perse, qui fut civilisé, remarquablement administré et culturellement épanoui. Le film se permet d’ailleurs un renversement total des valeurs en opposant l’image sublimée d’un Occident défensif, blanc, puritain, cultivant les saines vertus guerrières, à celle d’un Orient agresseur, dégénéré, plongé dans le stupre, languide et corrupteur. La réalité contemporaine non symbolique est pourtant inverse : c’est l’Occident qui déverse aujourd’hui un torrent de pornographie et de sous-valeurs avilissantes sur les sociétés traditionnelles et homogènes.
Pour ma part j’ai trouvé que le film était esthétiquement hideux, voire grotesque. Le traître se voit nécessairement affublé de caractéristiques physiques absurdes, sorte de monstre dans la monstruosité (double bosse). Sur ce point, le film promeut sans ambiguïté l’eugénisme, autre obsession de nos élites mondialistes et antichrétiennes. Cette pratique a pourtant conduit (ou participé) à la stérilisation de la société spartiate, qui s’est littéralement étiolée dans l’Histoire. C’est bien d’envoyer à la décharge tout enfant né avec une infirmité ou jugé inapte à la guerre, mais une société se prive ainsi à terme de nombreux potentiels : futurs administrateurs, entrepreneurs, professeurs, poètes même : il ne faut pas perdre de vue que Sparte a été dominée par Athènes. Une société purement guerrière et tribale ne peut pas survivre.
Bref, on est tous séduits parfois par Hollywood... mais il ne faut pas être dupe.
Salut Tremah,
Apparement t’es plutôt ’verre à moitié vide’ toi !
Tu as écrit : "Mouais... 300 reste malgré tout un film produit par Hollywood ... et se percevant également comme le dernier rempart du monde occidental contre l’altérité arabo-africaine." A ceci près que dans la réalité l’empire multiculturel choie comme un nouveau-né le petit état dont tu parles.
"Il faut être naïf pour voir dans 300 une métaphore du combat des rudes sociétés blanches européennes contre l’Empire Universel." C’est pourtant bien l’Histoire, Léonidas et les 300, grecs de leur état, se sont effectivement dressés contre une invasion perse. La bataille des Thermopyles est un fait historique. Que nous lui donnions aujourd’hui une autre interprétation c’est autre chose. Et ce n’est pas les sociétés blanches, mais juste une cité-état d’un seul pays.
"Tenir compte aussi de l’indignation légitime des Iraniens devant cette représentation malhonnête et idéologiquement orientée de l’Empire Perse, qui fut civilisé, remarquablement administré et culturellement épanoui." Comme l’a été la France, à une époque...rien n’est immuable et figé et les sociétés sont toujours en mouvement. Et puis un régime remarquablement administré peut aussi aller taquiner ses voisins ^^
"Le film se permet d’ailleurs un renversement total des valeurs ... sur les sociétés traditionnelles et homogènes." Ben justement, d’où l’analyse ! Si on prend les caractéristiques des deux camps dans le film et qu’on les transpose dans le monde réel, la réalité crève les yeux, c’est l’objet même de l’article de Scriptoblog et de mon commentaire précédent.
Pour ce qui est des pratiques eugénistes, Sparte ayant depuis toujours été l’objet de phantasmes en tout genre, l’on peut trouver des sources pour toutes les versions. Concernant la représentation du traître, elle est effectivement caricaturale, mais le théâtre (notamment Antique, ainsi que le théâtre populaire des siècles passés) ne procédait-il pas par l’usage d’archétypes ? Et puis quand on voit Georges Soros, Golda Meir, Catherine Ashton, Herman von Rompuy, Madeleine Albright et autres...on se demande où est la caricature ! ^^
Je retiens de ce film cette phrase, prononcée par Xerxès au chameau de traître : "Le cruel Léonidas a exigé que tu te redresses, moi je ne te demandes que de t’agenouiller". Encore une fois, la soumission rentable dans la honte (Ephialtès) ou les attaques de l’empire pour ceux qui restent debout (les 300).
Certaines séries sont pas mal. The Shield par exemple, très réaliste. Bien entendu elles sont américaines. En France, hélas, on a le choix entre Femme Flic, Julie Lescaut et Poubelle Lévy (dont les scénarios, regroupant tous les clichés et dogmes libéraux-libertaires gauchistes actuels, pourraient constituer une sorte de Bible contemporaine).
y a aussi braquo ou flics si tu veux changer de séries !
Comparer The Shield à du Audiard, c’est passer du jour à la nuit, ceci dit, j’apprécie cette série ainsi que d’autres diffusées sur la chaîne FX, pour en revenir au prolétériat, Justified, malgré un premier épisode assez stéréotypé dépeint dans sa saison 2 le prolétariat américain au texas, il n’y a pas que des gros cons après tout chez l’oncle Sam, chez eux c’est comme chez nous, les soumis gouvernent et les bravent se laissent faire.
The Wire. Pas The Shield ; The Wire.
Justified, inspiré de Elmore Leonard est bien écrit. The shield est une bonne série même si elle manque de réalisme à mon avis. Le chef d’oeuvre séries et cinéma est pour moi the wire. Après je mettrai des films comme "aux enfants du paradis", "le parrain ", "apocalypse now", "la grande illusion", "le salaire de la peur", "suspiria", "les sept samourais", "casanova", "120 jours de sodome", "spartacus", "la nuit du chasseur", "il était une fois la révolution", et "le bon la brute et le truand’ ainsi que les séries "breaking bad", "battlestar galactica" et probablement "game of throne" à moins d’une baisse de qualité dans les prochaines saisons. Mais bon, après c’est une question de sensibilité et si pour moi rien dans l’histoire du cinéma n’est arrivé à la cheville de "the wire" (qui bénéficie de l’écriture de la crème du roman noir américain et de davis simon en homme orchestre), je comprends qu’on puisse ne pas aimer la série, d’autant plus qu’il faut du temps pour regarder au moins trois saisons en entier et de préférence en VO puisque le principal intérêt de ces séries n’est pas dans la réalisation mais dans les dialogues.
@Mansour, dans ce cas là peut-être que tu aimeras Mad Men (saison 1 à 5) .C’est le début du règne du mad men, pubar qui vent tout et n’importe quoi à des idiots et du règne du capitalisme sauvage. Le scénario est parfois un peu surfait, mais une très bonne critique de la société américaine des années 60 à 70 et sur ce qu’elle a engendrée de pire pour le monde qui était à venir, société noyée dans le consumérisme à outrance, la pub, la compétition et la cupidité, l’hypocrisie du american dream et de la american way of life , déshumanisation, course aux profits, superficialité des relations dans la cellule familiale et au travail... de très bon dialogues et de très bon acteurs, sur fond de grands bouleversements politiques : assassinat de JFK, guerre froide, droits civiques, syndicalisme, guerre de Corée, Vietnam...
Tres bonne idée. Sinon, là bas, de l’autre coté du miroir, il y a Charles Burnett "My Brother’s Wedding", essayez.
Effectivement, un film sur le frivole et le sérieux. Vraiment bien.
A l’exception de "La Belle Verte" (1996) de Coline Serreau (je l’ai vu il y a deux ans sur Internet), tous les films qui ont été réalisés jusqu’à aujourd’hui sont des films-miroirs, c’est-à-dire des films qui se contentent de décrire l’abjecte réalité socio-politico-économique. Et encore, dans le film de Coline Serreau, l’essentiel de l’action se passe sur notre planète. Il y a peu de scènes où l’on voit la vie idyllique des habitants de la lointaine planète où l’abominable système monétaire n’existe pas.
Tous les films-miroirs corrompent les individus car ils décrivent par le menu des pratiques socio-économiques plus ou moins barbares et destructrices de l’environnement. Ces films rendent également les gens fatalistes. En sortant du cinéma, ils se disent : "C’est la vie !"
Les films qui rendraient les gens vertueux seraient des films qui se passeraient dans des sociétés non-monétaires (sur Terre ou sur d’autres planètes), car l’immense majorité des maux qui sévissent sur notre planète ont le système monétaire pour racine.
Ce qu’il faut comprendre c’est qu’en europe on considere encore, malgre tout, le cinema comme un art, "le septieme art" : http://fr.wiktionary.org/wiki/septi%C3%A8me_art
Aux US le cinema est vite devenu une industrie et le film est vite devenu un produit.
Raison pour laquelle le cinema americain produit film apres film apres film s’adressant a des segments de marché, des faiseurs de tendance. Avec la technologie numerique et satellites les chaines specialisees ont fait une place importante aux series dans lesquelles des "pointures du cinema" se produisent.
L’art, certe, a toujours ete lié a la propagande et a la finance, mais il est a la base l’artisanat d’une vision du monde.
Sans parler de l’art lié a la divinité.
« Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu’on peut écrire de plus bas dans le genre. »
C’est d’une subtilité rarement égalée dans le cinéma : http://www.youtube.com/watch?v=wNYUW5_uxvE
dans le même genre et toujours avec gabin : gas-oil avec des dialogues d’audiard , les grandes familles, et archimede le clochard qui est une anthologie dans la même veine que un singe en hIVER ! TOUS SONT DIALOGUéS par audiard bien sûr !
Je voudrais donner un point de vue divergeant sur le film de Dany Boon, oui sur scène il n’est pas drôle souvent, je viens de Franche-comté et quand je suis allé à paris j’ai bien senti que mon accent (proche de l’accent Suisse) était un accent de bouseux, et pleins de petites choses qui te font ressentir que tu est de la France d’en bas, Dany Boon avec son film à fait du bien à la France d’en bas des régions pas à la mode et pas "sexy" comme disent les publicitaires !
Oui il aurai pu montrer la misère sociale qui existe, ça ne m’empêche pas d’avoir aimé ce film car j’ai eu l’impression que pour une fois on nous montrait une France autrement que vue de Paris du haut de la tour Eiffel.
Par contre le film de JP Jeunet avec Dany Boon dedans oui c’est une grosse daube, là oui !
Le Jour Se Lève est un grand film mélancolique. Je ne suis pas collectionneur mais celui-ci, après l’avoir vu, je l’ai "gardé". Pas spécialiste de la Nouvelle Vague. Mais un truc : je sais que le film de Godard, Pierrot Le Fou, est apprécié même par certains contempteurs de cette NV, que l’on y cite Céline, mais sérieux, Pierrot Le Ouf, j’ai tenu 10 minutes. Pourtant, je suis plutôt fan de Belmondo. Mais là c’était pas possible. L’irrépressible ennui. Envie de se foutre en l’air. Tout dans la forme, rien dans le fond. N’étant pas cinéphile, le message et l’objet du film m’ont probablement échappé. J’assume mon côté beauf sur ce coup-là. La Nouvelle Vague ne m’intéresse pas. M’en fous. Qu’ils crèvent.
J’aime le cinéma mais je n’ai jamais aimé la "nouvelle vague"... Quand j’étais jeune, je ne savais pas trop pourquoi, en fait, je n’y comprenais rien. J’ai réalisé depuis qu’il n’y avait sans doute rien à en comprendre. Je pense que ce courant est au cinéma ce que mai 68 est à la société : une déconstruction, une négation des règles sans rien apporter de structurant à la place. On voit ce qu’est devenu le cinéma actuel (à part quelques exceptions) : soit une pantalonnade qui a du mal à faire sourire ou à émouvoir, soit de l’esbrouffe où on veut nous en mettre plein la vue techniquement car le reste est inexistant. On pourrait me dire que je n’ai qu’à produire/réaliser... je n’en ai ni le talent ni les relations ni l’argent (et ces deux derniers sont les plus importants). J’ai voulu demander un financement au Fongecif pour une formation de producteur cinéma et la première question qui m’a été posée était : avez-vous un carnet d’adresses ? Comme c’était non, mon dossier n’a même pas été présenté. Mon parcours, ma motivation, mon enthousiasme, etc... n’ont rien valu.
Désolé mec, si t’es pas capable de faire un ptit mensonge (qui mange le pain de personne biensur) tu ne pourras être un bon producteur. Dommage, si beaucoup sont motivé par l’argent, le pouvoir ou même le prestige, avec de plus noble intention t’aurais pu être utile a ton pays. Y-a pas moyen que tu te dise qu’il y a une guerre d’hégémonie culturelle et que tu es un Preux chevalier ? Un bon producteur doit avoir de l’imagination et pas froids aux lunettes... Alors astique un Peu les tienne et remets toi au boulot camarade ?
Magnifique film vu en vhs il y a un bail...
Audiard grand maitre du cinéma , c’est indéniable. Le terme "Anarchiste de Droite" c’est un peu lui (entre autres) , cet esprit typiquement français , les hussards... D’ailleurs pas un hasard si , Un Singe en Hiver soit un bouquin de Blondin à l’origine...
Par contre , pour les messages qui font un parallèle ; Nouvelle Vague = Prétentieux/Bobo etc etc.. J’aimerai juste signaler , qu’il y a des choses comme le cinéma d’Eric Rohmer, qui etait un des plus proches compagnons de feu Jean Parvulesco et dont le cinéma est extrement beau , européen et tantrique....(c’est mon humble avis ..)
Et Schœndœrffer ? La 317e Section ?... Lui aussi , c’etait la Nouvelle Vague...
Les premiers Lelouch (malgres le passage dénigrant Audiard) sont tres bon aussi... A voir absolument "Une fille et des fusils"... Agnes Varda aussi : Le Bonheur , Les Glaneurs et la Glaneuse... La liste est longue...
Et Alphaville de Godard ? Tres proche dans le propos , d’un Fahrenheit 451 ...(Tout aussi "orwéllien"...)
Pour finir , un passage (je le cite de mémoire) du Petit Soldat de Godard qui est assez "parlant". Le personnage principal (un soldat perdu de l’OAS) dit : "Les acteurs j’trouve ça con...vous leur dites de pleurer, ils pleurent, de marcher à quatres pattes , ils le font...Je les méprise , ce ne sont pas des gens libres..."
Bref , réduire la Nouvelle Vague à un mouvement gauchiste et prétentieux, ou simplement "arty" et creux...est peut etre un peu réducteur...
Je ne suis pas du tout dans le ciné , juste un passionné/cinéphile , et visiteur régulier de votre site , et cela depuis 2007 ...
Bonne soirée à tous ! et merci de m’avoir lu !
Peut-être un peu hors sujet, mais en ce qui a-trait au film 300, la première chose qui m’a frappé dans le film c’est la ressemblance entre le personnage principal, que l’on peut voir sur la pochette, et Mr Herlz. J’en suis arrivé rapidement à la conclusion qu’il s’agissait d’un forme plus ou moins sophistiqué de storrytelling.
Un film de commande du Pentagone ou autre ça c’est déjà vu... Mais il y a aussi les grèves a répétition des scénaristes a Hollywood qu’à donné une tendance a moins innover ou de profiter d’un capital publicité ou de sympathie de récit déjà connus. Enfin, 300 est un film culte chez les "identitaires" d"extrêmes droites européennes... tous ayant aussi fait allègence a Tel-Avide la bien NOMmée d’Israel.
Aura-t-on droit à un avis sur THE DARK KNIGHT RISES, blockbuster US où la lutte des classes est au coeur du sujet ?
Pas encore vu, mais je crois que Bane (Tom Hardy) y fait la Révolution...
Je partage un film diffusé sur Dailymotion Le président
Avec Jea Gabin. Dialogues par Audiard ;) faîtes vous plaisir c’est gratuit
Le nomade parasite dresseur de chiens, Valentin, est incarné par l’excellent Jules Berry, un acteur extrêmement fascinant et trop vite oublié qui tint le rôle du diable quelques années plus tard dans toujours un film de Carné : Les visiteurs du soir. Autre chef d’œuvre.
Bonsoir, Toute ma reconnaissance et tous mes remerciements pour ce discours sur le cinéma français qu’on entend trop peu souvent pour ne pas dire jamais. La nouvelle vague s’est jointe à mai 68 depuis le festival de Cannes. Comme pour tout le reste, on en subit le résultat en permanence : La culture du nanar (Guillaume Canet champion), des films de coït du 16ème (comme dit Mocky), des comédies débiles et tristes, et des acteurs autoproclamés prenant exemple sur l’élite oligarchique (genre bruel qui n’hésite pas à lui-même se considérer comme le nouveau Yves Montand, ou dany boon que la presstituée compare à Bourvil. Depuis tout petit, je me destinais à devenir réalisateur. A l’inverse d’Alain Soral, je n’ai même pas eu le coeur à faire un seul court-métrage. J’avais d’abord travaillé pour d’autres, mais que pour des fils à papa bobos qui ont réussi à me dégouter du milieu et du métier. Mais j’ai eu l’honneur de rencontrer deux fois par hasard, Marcel Carné et j’ai eu aussi l’occasion d’être reçu tout un après-midi par Arletty (entre autres rencontres mémorables). J’ose par conséquent penser que mon destin peut ainsi se fredonner sur l’air des Portes de la nuit, joué à l’harmonica par Jean Vilar. (PS : En plus d’Audiard et de Prévert, n’oublions pas non plus Henri Jeanson qui a fait dire à Arletty à son procès de la libération alors qu’elle était accusée d’avoir fricoté avec un allemand : "Mon coeur est français mais mon cul est international". C’est d’ailleurs toujours à ce même endroit qu’on se met le mondialisme aujourd’hui. Un merci très respectueux à l’auteur de cet article exceptionnel et à tous ceux qui s’y sont associés pour le commenter.
Merci de nous rappeler la réplique d’Arletty ! J’ai ri de bon cœur en la relisant. Ta conclusion à propos du mondialisme me semble tomber à propos camarade.
À voir aussi, merveilleusement grinçant, Les grandes Familles de Denys de la Patellière, sorti dans les années 50.
Dialogué par Audiard, avec Gabin, Pierre Brasseur (extraordinaire dans son rôle de dandy vieillissant et corrompu par la mollesse), Bernard Blier, Jean Desailly, le film montre qu’il n’est pas nouveau de s’acheter un journal ou des danseuses, de trafiquer les informations pour mieux spéculer et d’assurer une place en haut de la hiérarchie sociale à sa progéniture, ne fût-elle pas spécialement douée. On se souviendra aussi au passage que le FMI existait déjà en 58.
Il a aussi le mérite de rappeler d’où est sortie Nadine de Rotschild et quelle était sa spécialité cinématographique avant de jouer les arbitres des élégances. Un peu comme Les Fruits de la Passion pour Dombasle. En moins vulgaire, force est de le reconnaître. Mais ça n’est guère difficile.
Jules et Jim est un excellent film, très beau et très poétique. Puis il est assez conservateur sur son propos puisqu’il montre(attention je vais spolier la fin) que le ménage à trois, issue de l’idéologie libertaire soixante-huitarde, mène à une fin tragique (deux des amoureux meurt, l’un reste seul et triste avec sa fille et, pendant tout le film, les personnages ne cessent de souffrir de cette relation hors-norme). De plus, le film montre une femme manipulatrice (celle jouée par Jeanne Moreau), bien loin de l’image angélique véhiculée par les féministes de l’époque du film. En clair, "Jules et Jim" est un film conservateur critiquant le libertarianisme issue de "mai 68".
Salut, cinéphile je reprends tes mots : "en clair "Jules & Jim" est un film conservateur". Premièrement, j’ai tendance à croire qu’en matière de critique de cinema l’histoire du cinema est le meilleur outil... Alors la question est : Es-ce qu’il fut perçu comme conservateur à l’époque ? En règle général auprès du public il corresponds plus a cette idée de l’amour libre, de la loyauté (aux sentiments), l’intégrité (comme dans un mariage...). Ça a meme donné une expression en anglais : "Ménage a trois".... Et puis la belle Moreau (belle, c’est mon avis..) pas la potiche Bardot, c’est celle qui n’as pas a revendiquer car elle en impose (paire de couille ?). Truffaut en bon technicien a gardé une narrative classique, l’equivalent dans le cinema français du classicisme hollywoodien (le voleur se fait attrapé, l’adultèresse se feras punir tôt ou tard). Et puis Jules et Jim c’est le tout début des années 60. En matière de mœurs a un ou deux ans près ça changeais énormément... Truffaut est resté un homme à femme, ça n’était pas le Plus féministe... Truffaut de par son expérience ne croyait pas trop en la famille mais il avais confiance en l’homme (l’être humain). Concernant les femmes (ses personages) pour lui c’était des êtres qui étaient guidées par leur sentiments... "la mariee etait en noir", "Adele H."... Il les idéalisées, sûrement le manque de figure maternelle... bien que Truffaut soit connus pour le questionnement de la figure paternel : "ou est le père ?". Des féministes on critiqué certains de ses films comme étant petit-bourgeois pas en phase avec la radicalité de l’époque... Enfin, en matière de droits des femmes il y avais des manques, qui ont donnés ce qu’on sait... En matière de destruction des valeurs traditionnelles, il n’était pas le pire.
Le contenu de cet article manque singulièrement d’authenticité... Par contre je rejoins les idées. Mais la plume est peut-être encore un peu verte et, surtout, souffre de son mimétisme naïf avec soral...
