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La Hongrie a voté pour sa dilution dans l’Union européenne

Les Hongrois, qui pensaient n’être pas assez européens avec Orbán, ont écarté le vieux nationaliste pour le remplacer par un jeune européiste. On sait tous comment ça commence, par des clameurs, et comment ça se finit, l’intégration européenne : par des pleurs.

 

 

Pour l’UE de Leyen, vassalisée à mort par l’Amérique, il s’agissait de tout faire pour faire tomber le dernier barrage à une politique 100 % russophobe en Europe. C’est chose faite, au détriment du peuple hongrois, mais c’est la démocratie, le parlementarisme.

Les chiffres ont parlé : 138 sièges sur 199 pour le parti Tisza, et 55 pour le Fidesz, Orbán a été battu sèchement par son ancien sous-fifre, qui fait semblant de n’être pas totalement aligné sur Bruxelles, afin que le passage de la Hongrie de l’indépendance (énergétique, migratoire) à la totale dépendance européiste ne soit pas trop brutal.

Car ce sera brutal, pour le dernier des 27 non aligné sur Bruxelles. Dans son langage tout orwellien, Leyen, qui travaille objectivement à la destruction des nations européennes au profit d’une Union impossible, et surtout, au bénéfice final de l’axe israélo-américain (les fameuses valeurs talmudiques de l’Europe), a promis un avenir radieux aux Hongrois dans une litanie de salades tautologiques :

« La Hongrie a choisi l’Europe. L’Europe a toujours choisi la Hongrie. Ensemble, nous sommes plus forts. Un pays reprend son chemin européen. L’Union devient plus forte. La Hongrie a choisi l’Europe. L’Europe a toujours choisi la Hongrie. Ensemble, nous sommes plus forts. Un pays reprend son chemin européen. L’Union devient plus forte. »

Par Union, il faut d’abord comprendre l’Allemagne, qui a besoin d’un vassal à 100 % à l’est, et qui coupe ainsi, après le gazoduc, le dernier canal européen avec la Russie, et ce, contre ses propres intérêts. Première fois depuis 1945, la baisse de la production industrielle frappe l’économie allemande.

 

 

La Hongrie, avec son nouveau prince Peter Magyar, vient de faire dans l’allégresse le même chemin que l’Ukraine en 2019 avec Zelensky, la clownerie en moins. L’Allemagne, qui réarme pour retrouver ses marges industrielles perdues, est en train de remplacer l’OTAN – lâché par Trump – en Europe et se prépare à une guerre contre la Russie, au profit, comme toujours, de l’entité anglo-américaine.

Nous voilà replongés dans les guerres impériales du XIXe siècle, qui ont mené inexorablement à un conflit généralisé.

En attendant la suite du Grand Jeu, l’Ukraine bénéficiera enfin des 90 milliards que Viktor Orbán bloquait. La saignée de l’Ukraine par l’UE, que l’UE veut pourtant intégrer !, peut tranquillement reprendre.

Bonus : l’heureux élu

 

Adieu au dernier nationaliste européen

 
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58 commentaires

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  • #3606621
    Le 13 avril à 16:50 par leperigourdin

    Encore une fois on se retrouve avec un récit journalistique totalement faux et creux.

    1/ Les instituts de sondage donnaient tous Orban battu largement.

    2/ Les raisons de sa défaite ce n’est ni ses positions pro-Israel ou pro-Trump ni ses postures critiques envers l’UE : c’est, comme je l’ai lu sur le fil : l’usure du pouvoir/envie de changer de tête ; scandale d’enrichissement, crise économique.

    3/ La Hongrie depuis 20 ans est largement bénéficiaire de l’UE, plusieurs points de PIB...

    ==>Les hongrois n’étant pas cons, leur diplomatie ressemble à une danse de Saint Gui.

    4/ Ceux qui prédisent les nuées de migrants comme des nuées de sauterelles...Y’a t-il un RSA en Hongrie ? NON ?

    ==> rajoutez-y la barrière de la langue.

    Conclusion : Aucune surprise, tempête dans un verre d’eau. La Hongrie reste un petit pays enclavé sous traitant de la Germanie si ils restent pas cher.

    La Russie en fait ne perd rien, car la Hongrie comme la Roumanie ou l’Arménie c’est comme nous les DOM-TOM...
    Voyez pour CUBA.

    Parce qu’en fait, c’est le récit que nous vendent les médias : les dominos russes qui tombent = Syrie, Venezuela, Arménie, Hongrie...

    C’est aussi pour les mêmes raisons que je ne crois pas en cette alliance des BRICS. C’est du contre-narratif mais ça marche de guingois.

     

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    • #3606780
      Le 14 avril à 08:29 par Faut raison gardée comme dirait l’autre

      "4/ Ceux qui prédisent les nuées de migrants comme des nuées de sauterelles...Y’a t-il un RSA en Hongrie ? NON ?"

      Ma foi, ça peut se faire. Un texte de loi, un vote avec l’appui médiatique, et on est bon. Faut avoir de l’imagination en politique !

      "La Russie en fait ne perd rien, car la Hongrie comme la Roumanie ou l’Arménie c’est comme nous les DOM-TOM...
      Voyez pour CUBA."

      Bah oui, je vois surtout que depuis que Cuba n’est plus ce qu’il était, les USA sont quand même beaucoup plus sereins.
      Quand à la Russie qui ne perd rien ... mouais. Il reste quoi comme vrais alliés à la Russie dans un cas de conflit froid avec les USA ? Qui soutiendrait la Russie aujourd’hui si l’OTAN balance le maximum ? A part la Chine, il ne reste plus grand monde, plus personne en Am Sud, personne en Afrique, plus grand monde au Proche-orient, quelques pays asiatiques qui changeront de camp aux premiers coups de canons.

      Je ne dis pas que la Russie a perdu, mais dire qu’elle ne perd rien... ça ressemble à de l’autopersuasion. Et qualifier des pays alliés de DOM-TOM, ça montre une ignorance complète de la géopolitique.
      La Syrie n’était pas un DOM-TOM russe, c’était une tête de pont et un point de ralliement en Méditerrannée. Cuba, c’était un pied en Amérique. L’Iran, c’était un pied dans la région du Golfe. Maintenant, si la Russie veut sortir de la Baltique ou de la Mer Noire, c’est beaucoup plus chiant qu’avant.

    • #3606880
      Le 14 avril à 16:42 par leperigourdin

      @ Faut raison gardée comme dirait l’autre

      Tu reprends sans réfléchir les poncifs que l’on entend en France. Allié ?

      Excellente blague, il n’y pas d’allié, nous sommes les vasseaux des USA, on obéit.

      Un pays n’a pas d’amis, il décide ou ne décide pas, ça s’appelle la souveraineté. Cette souveraineté la France la paye fort cher avec les DOM-TOM depuis 70 ans !

      Les russes en avaient marre de l’URSS car en fait la Russie et les russes payaient pour les autres. C’est la Russie qui a mis fin à l’URSS...

      Les soi-disant alliés de la Russie n’apportent rien à la Russie. Qu’est ce que Cuba apporte à la Russie depuis 80 ans hormis du blabla de géopolitologue de salon ?

      La Hongrie godille comme la Turquie. Fiabilité proche de zero.

      Quant à votre coup de balaie sur la Chine alors que c’est 1.3 milliards d’hab et l’usine du monde...

  • #3606634

    Je n’ai qu’un seul mot : FREXIT (vite)

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  • #3606636

    Bonjour a tous.
    Cet article se base non pas sur ce que Magyar Peter dit vouloir, mais sur.... ce que Leyen dit de lui.
    Je vis en Hongrie depuis 15 ans. Et je suis en train d’ecouter sa premiere conference de presse. Contrairement a ce que L’Europe dit de lui, il n’est pas "européiste", ils font un effet d’annonce, pour faire gober que meme les pays nationalistes se tournent vers l’europe.
    Mais il vient a peine de commencer a s’exprimer depuis son éléction, et, des les premieres minutes de son discours, il repete (car si on ecoute Magyar et non ce que Leyen dit de Magyar, c’est pas nouveau) : AUCUNE aide a l’Ukraine, AUCUNE aide a Israel.
    Apres, des mecs qui veulent changer l’Europe mais ne surtout pas la quitter, c’est pas nouveau. Cependant Magyar n’est pas un Chavez, il reste "démocrate". Et quitter l’Europe, surtout pour la Hongrie actuelle, ne pourrait se faire.
    Désolé de le rappeler mais on critique tous les medias mainstream parce que entre autres, ils disent de la m.rde, alors pourquoi les ecouter quand ils disent du positif selon eux sur Magyar ???

    Merci a E&R pour cet article meme si je ne partage en rien l’avis de son auteur, mais pour etre honnete, a CHAQUE fois que j’etais en desaccord avec E&R, l’avenir me donnait tord.... :-) On verra, j’avoue que j’en avais raz-le-bol du nationalisme d’apparat de Orban.

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  • #3606642

    Sa seule erreur : de ne pas avoir été assez progressif (et pas progressiste hein). En gros : il a été "trop" honnête.
    Comme le disent certains l’UE est encore (et surtout) dans la tête des plus jeunes comme synonyme de "progrès" (progressiste pour le coup).

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  • #3606658

    La photo de Magyar dans une synagogue est éloquente ...

    L’immigration de masse va déferler parmi un peuple qui a été plutôt homogène jusque là de par sa langue improbable...

    Les Hongrois vont regretter leur vote pour Magyar à plus d’un titre...

     

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    • #3606733

      Les migrants vont pas ou peu dans les pays de l’est ils préfèrent les pays riches et généreux ( Allemagne, Autriche). La France elle, est à la fois sous-développée et pleine de migrants. L’exception française...

  • #3606659

    Le positionnement d’Orban était quand même assez équivoque et intenable à long terme. Là, au moins, c’est assumé.
    En sachant que sur un plan national, il vient du même moule et partage sensiblement le même programme en étant peut-être un peu plus libérale en matière économique et politique (et encore...).
    Enfin, je ne vois pas trop comment la Hongrie compte se passer de la Russie étant donné qu’elle en est dépendante en matière économique.
    Il y a les mots et les comportements.

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  • #3606675

    Probablement que Lahyène et ses sbires ont perfectionné leurs techniques de pipeautage de scrutin depuis la Roumanie, où franchement ça s’est vu.

    Mais bon, l’ingérence c’est comme les chasseurs : il y a la bonne et la mauvaise...

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  • #3606704

    Résultat des élections en Hongrie (sièges et pourcentage) :

    _Tisza (droite) : 138 - 54,3 % _Fidesz (droite) : 55 - 36,9 % _MH (droite) : 6 - 5,9 %

    - Pourcentage total de la droite : 97,2 %

    _Gauche (tous les partis confondus) : 0 siège
    et 2,8 % des voix.

    La gauche et l’extrême centre en transe :
    Péter Magyar, ex-cadre Orban pur jus,
    ex-mari de la ministre Fidesz, bat Orban.

    Péter Magyar n’est pas un véritable anti-Orbán.
    Il propose en réalité le même programme
    qu’Orbán, mais débarrassé de la corruption.
    Il a d’ailleurs appartenu au parti de Viktor Orban pendant 22 ans avant de le quitter il y a 2 ans
    pour des désaccords stratégiques.

    Comme lui, il rejette le pacte migratoire de
    l’Union européenne, a voté contre l’aide financière à l’Ukraine, défend des frontières étanches et ne prévoit pas de rompre les accords énergétiques avec la Russie avant 2035. Il s’oppose à une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE, reconnaît que ce pays a été agressé tout en refusant toute livraison d’armes. Sur tous les grands sujets qui structurent le clivage droite-gauche en Europe – immigration, souveraineté, identité, opposition au wokisme et aux excès LGBTQIA+ –,
    Magyar occupe exactement la même position qu’Orbán. Il est un adversaire résolu de l’idéologie d’extrême-gauche et de ses dérives.

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  • #3606727

    Ah bon, y’aurait de la "corruption" chez Orban (sans jamais préciser laquelle) ? Parcequ’il n’y a pas de corruption dans la commission européenne ?

     

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    • #3606784

      Oui mais c’est comme les chasseurs : il y a la bonne et la mauvaise corruption !

      Le lobbying massif et institutionnalisé dans les institutions de l’UE = bien
      Marine Le Pen qui reçoit quelques biftons russes pour une campagne = mal !!

      Et c’est le même topo pour l’ingérence dans les élections ayant lieu dans des états souverains.

      T’as compris maintenant ? ;-)

  • #3607475

    Quand la piece tombe toujours du meme cote c’est que c’est truque...

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