La France, ils l’aiment mais ils la quittent

Ils la quittent parce qu’ils l’aiment ?

Publié le : lundi 5 décembre 2016
Mots-clés : ; ;
Commentaires : 68
Nombre de vues : 24 244
Source : lesechos.fr
197 votes

Hauts revenus, entrepreneurs et jeunes diplômés : ces Français sont de plus en plus nombreux à quitter la France pour des raisons économiques, réglementaires et culturelles. Que font la droite et la gauche pour les retenir ? Pas grand chose.

 

Le dernier rapport du ministère des finances est sans appel : les départs des riches contribuables sont en nette augmentation. En 2014 (derniers chiffres disponibles), plus de 4 100 ménages dont les revenus fiscaux excédaient 100 000 euros ont ainsi quitté la France, soit 10% de plus que l’année précédente.

À titre de comparaison, ils n’étaient que 1 101 en 2007. Pour les contribuables dont le revenu dépasse les 300 000 euros, la tendance est similaire : 589 sorties recensées en 2014 contre 137 en 2007. Le phénomène, loin de concerner nos seuls concitoyens fortunés, doit interroger sérieusement notre modèle économique et social : ce que nous nommons pudiquement expatriation depuis bien longtemps n’est-il pas plutôt un mouvement plus profond d’émigration ?

 

Le déni coupable de la classe politique

Face à cette situation, nous ne pouvons que regretter, une fois encore, l’inertie de notre classe politique. Nous parlons ici de cette gauche du déni pour qui, selon la formule désormais consacrée « l’expatriation est une chance pour la France », reprise en coeur depuis de nombreux mois par François Hollande, Hélène Conway-Mouret (ancienne ministre déléguée des Français de l’étranger) ou Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation.

À cet optimisme niais s’oppose le silence coupable de l’opposition, incapable de mobiliser l’opinion sur un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays : son attractivité auprès de ce que l’OCDE nomme « les travailleurs du savoir », jeunes diplômés du supérieur, ingénieurs, entrepreneurs, scientifiques. Combat que la France est en train de perdre, dans un monde de plus en plus concurrentiel, ouvert aux quatre vents. Car après avoir vanté les mérites de l’ouverture au monde et du programme d’échange Erasmus, l’heure du bilan s’impose comme une impérieuse nécessité.

Lire la suite de l’article sur lesechos.fr

Des raisons de sauver notre pays dans notre pays
sur Kontre Kulture

Ex-France

En 1990, avant l’entrée dans l’Union dite « européenne », il y avait 2 millions de paysans en France. Il n’en reste plus que 400 000. Presque tous les propriétaires n’ont plus de successeur. La jachère et la vente aux enchères sont les deux mamelles de la France rurale. Chaque jour que Dieu fait, de longs corbillards d’huissiers défilent sur la glèbe, dans les chaumes et les guérets, pour la saisie : (...)

Scènes et doctrines du nationalisme

Maurice Barrès (1862-1923) est un écrivain et homme politique français. Né dans les Vosges, il sera marqué par la guerre franco-allemande de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Nationaliste républicain, attaché aux traditions, aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale, il affirmera ses idées socialistes, lorsqu’il sera élu député boulangiste en 1989, en siégeant à l’extrême gauche de (...)

Histoire de France

« Si les lecteurs veulent bien le lui permettre, l’auteur de ce livre commencera par une confession. Quand il était au collège, il n’aimait pas beaucoup l’histoire. Elle lui inspirait de l’ennui. Et quand le goût lui en est venu plus tard, il s’est rendu compte d’une chose : c’est qu’il répugnait à la narration des faits alignés, les uns au bout des autres. On ne lui avait jamais dit, ou bien on ne lui (...)

 

Expatriation ou émigration ? Voir sur E&R :

Un Français sur deux est partant pour l’expatriation

Les nations ne sont pas encore des hôtels...
Déménager à l’étranger ? Une expérience qui ne tente pas forcement les salariés. Seul un Français sur deux se dit prêt à prendre son passeport si le nouveau job vaut le coup. Une expérience à l’étranger, rien de tel pour booster une carrière. Mais les Français ne se pressent pas pour sauter le pas. Un salarié sur deux se dit prêt à tenter l’expérience pour avoir le bon job, selon la dernière étude (...)

"Fuite des cerveaux" : un constat alarmant pour la France ?

Une mobilité internationale à deux vitesses
Un rapport sur la « fuite des cerveaux » en France, publié mardi, vient souligner les problèmes soulevés par le nombre croissant de Français diplômés qui partent travailler à l’étranger et la spécificité de la situation française. Les « cerveaux » français sont-ils ingrats avec leur mère patrie ? C’est l’une des interrogations qui ressort de la lecture de la note Préparer la France à la mobilité (...)

Un ingénieur français sur six travaille à l’étranger

La saignée se poursuit... pendant qu’on forme des migrants
Une étude parue cette semaine dresse le portrait-robot des ingénieurs formés en France. Parmi eux, 124 000 à travaillent à l’étranger où ils sont en moyenne bien mieux payés que ceux restés en France. La société des ingénieurs et scientifiques de France (IESF) vient de publier son étude annuelle sur le profil socio-économique des 780 000 ingénieurs formés en France encore en activité. On y apprend, (...)
68 commentaires
Alerter

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article
Le 5 décembre 2016 à 10:42 par Eva
#1616291

Tu m’étonnes ! Avec toute la maille qui les attends ! Au fond ils ont raison et une chance inouï..

Le 5 décembre 2016 à 10:49 par fd
#1616299

Le navire est pret de sombrer...

Le 5 décembre 2016 à 12:58 par Frank
#1616376

Soit le navire est près de sombrer, soit il est prêt à sombrer.

Dans tous les cas, les rats quittent le navire !

Le 5 décembre 2016 à 11:15 par dixi
#1616311

Je comprend et je respecte tout à fait ce choix .Au bout d’un moment ,on est plus en phase avec son pays ,on s’y sent à l’étroit ,presque un sentiment de rejet .On a plus rien à y faire ,alors qu’on a envie de faire plein de choses .Pourquoi pas les faire ailleurs,dans un pays ou il n’y a pas d’aprioris ,ou l’on est pris en considération pour ce que vous êtes et ce que vous faites .Faire ou refaire sa vie ailleurs ,peut être une chance pour certains et une expérience pour d’autres.Bien sur qu’on aime son pays ,ces racines ,on ne les oublient pas ,mais vaut mieux quelquefois en partir que d’en souffrir .

Le 5 décembre 2016 à 12:34 par germanopratin
#1616356

Perso, moi j’en souffre de rester dans ce pays. La seule chose qui me retienne, c’est ma mère de 73a que je ne veux absolument pas laisser seule. Trop de laxisme et de je m’en foutisme, salaires sous-payés, sale état d’esprit, manque de considération des "gens de valeurs"...etc.. Quoi qu’on en dise, même si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, la France cumule quand même beaucoup de points négatifs ( hormis son exceptionnel patrimoine). Quand on est lucide, ce pays est étouffant pour les créatifs...enfin je le ressens comme çà. Je rêve de Canada que je connais bien.

Le 5 décembre 2016 à 11:30 par Frédéric
#1616318

Un ingénieur a Paris gagne 2000euro net pour loger et dans un studio de 15 m carrer à 800 euro.... Ce qui fait avec la taxe d habitation et les impôt 1400 euro par mois de facture à payé.... Donc faut pas s étonner qu on ai envie de quitter la France..

Le 5 décembre 2016 à 14:41 par Sigurd Jorsalfar
#1616453

Pas la peine de noircir un tableau déjà bien sombre. Pour 800 euros, tu as 25 m² à Paris, pas 15. C’est déjà minable. Et si on se met à plaindre les ingénieurs... Imaginez les autres ! Mais je comprends, c’est affreux. Pays sclérosé de vieux cons héritiers, voilà.

Le 5 décembre 2016 à 17:11 par réGénération
#1616542

Donc tu aimes la France quand t’es bien payé ? c’est faible d’esprit comme considération, purement matérialiste et vénale. On dirait du Attali.

Le 5 décembre 2016 à 11:31 par LesClav
#1616320

Je ne suis pas Français, je ne vie pas en France et j’aime la France ... quand on aime, on ne quitte pas .. patience

Le 5 décembre 2016 à 11:35 par Wallace
#1616322

« Que font la droite et la gauche pour les retenir ? Pas grand chose. » Non seulement pas grand chose, mais l’encourage même.

A l’époque ou j’avais une TV, il ne devait pas y avoir un mois sans reportages montrant les bien-faits de l’expatriations, la plupart du temps dans les pays Anglo-saxons, en Asie (être boulanger Français au Japon ou en Chine) et en Amérique du sud, surtout au Brésil.

C’est drôle comme cela peut me faire penser à l’histoire de certains pays (Venezuela et tant d’autres en Afrique) qu’on a fait saigner en leur faisant perdre leurs forces vives... Mais bon je ne m’en fait pas : il parait que les réfugiés les remplaçant sont des futurs "Montaigne" ou députés Français en puissance (merci à messieurs Huster et Valls de m’offrir leur clairvoyance).

Le 5 décembre 2016 à 11:53 par goy pride
#1616329

Quand on se sent étranger dans son propre pays autant s’expatrier, au moins dans ce cas de figure si on se sent étranger ce sont pour de bonnes raisons. Si je vivais aux USA cela m’attristerait de voir le sous-prolétariat s’empoisonner au McDo...mais quand je suis en France voir la classe moyenne prétendument éduquée fréquentée des fast-foods de prolos sous-éduqués cela me fait mal aux tripes et me rappelle amèrement à quel point nous sommes devenus une nation soumise et sans orgueil. Quand j’étais gosse il y a 3 bonnes décennies de cela le coca était explicitement interdit à table par mon père, idem pour le McDo pseudo restaurant strictement interdit de fréquentation...de nos jours soda chimiques, fast-foods c’est devenu normal...et si tu interdis tes gosses de consommer ces merdes c’est tout juste si on ne t’envoie pas les services sociaux au cul pour maltraitance sur enfant...

Le 5 décembre 2016 à 11:58 par Alan
#1616332

Pour ma part, vivant à l’étranger depuis mon enfance, je souhaiterais revenir en France et m’y installer. Bien que je comprenne cette volonté de départ et que je ne blâmerais en aucun cas celles et ceux qui choisissent l’exil, je considère que c’est justement maintenant, dans les périodes troubles, que la France a besoin de ses enfants.

Le 5 décembre 2016 à 12:02 par pg3e
#1616334

Les expatriés sont majoritairement des cadres et autres sur-diplômés qui sont salariés dans des grandes entreprises multinationales. Ces dernières font partie du système qui étrangle les nations. Les politiques subissent et se taisent.

Seule une "flat taxe" pourra inverser cette tendance.

En attendant la perte des gros contribuables provoque l’augmentation des impôts des classes moyennes.

Le 5 décembre 2016 à 13:28 par Ali
#1616391

Pourquoi utilisé le mot expatriés ? Ce sont pas des immigrés ? Ah ben non dans ce sens non....

Le 5 décembre 2016 à 13:50 par Le Pen, vite !
#1616416

@Ali

Parce que, du point de vue de la France, ce sont des expatriés, ou encore des émigrés, mais pas des immigrés !

Le 5 décembre 2016 à 14:48 par L’étrangère
#1616463

Non Ali,

Les expatriés (comme moi) ne sont pas des immigrés, ils travaillent dans le cadre d’un contrat bien défini et ils sont appelés à travailler par des gouvernements, des mairies ou autres organismes à l’étranger (personnellement j’ai été appelée par le Glasgow city Heritage Trust Council). Dans deux ans mon projet sera fini, je rentrerai chez moi. C’est la grande différence entre un expatrié et un immigré qui vient toucher le RSA en France.

Le 5 décembre 2016 à 15:15 par Jean-Luc
#1616479

Ce sont des migrants économiques qui abandonnent leur pays, les mêmes que nous sommes forcés d’accueillir en ce moment. La seule différence, c’est que ceux-là sont plus riches.

Le 5 décembre 2016 à 12:06 par goydrake
#1616336

Reste à savoir où se rendent ces expatriés ? Combien dans le lot choisissent de faire leur alya par exemple.

Le 5 décembre 2016 à 12:51 par Florent
#1616369

Très juste. Trouver un classement par pays d’accueil serait intéressant...

Le 5 décembre 2016 à 13:53 par Gilles
#1616418

Les expatriès sont partout, Où il y avait 80 000 à Berlin faisant des petits boulots pour survivre, il sont le double ou le triple. Où il y en avait quelques dizaines dans une ville d´Amérique latine, ils sont quelques milliers.

Ne pas oublier le bon côté de la crise, la naissance de la première diaspora francaise de l´histoire. Faire leur alya est un choix purement économique. Dans le contexte actuel, ouvrir son entreprise à l´étranger, procréer, coller son drapeau sur sa devanture, comme je fais à mon petit niveau, me semble plus utile, personnellement, et nationnalement, que de rester.

Vivre dans un pays donnant le choix entre fonctionnaire, smicard ou être fils de ne fait pas rêver. Végéter en région parisienne, au milieu d´hommes émasculés et de femmes hystériques droitdelomiste non plus.

Les expatriès sont les mêmes qu´en France, il y a des " pauvres ", des classes moyennes et des riches ; des qui pensent qu´à l´économie d´autres au pays. Partez, vous pouvez faire un billard gagnant à 3 bandes, avec un peu de couilles quand même. Vous vous aiderez économiquement et sentimentalement en faisant une belle famille - Ecce homo ou comment l´homme devient ce qu´il est-, de deux aider le pays pour votre production ; puis, revenir, ou mieux, créer un pont.

C´est mieux que de prendre son train tous les matins en attendant le remboursement des allocs en fin de mois.

Le 5 décembre 2016 à 12:57 par Christian
#1616375

Quelqu’un qui aime vraiment la France ne la quitte pas, quelles que soient les raisons. Ces gens qui vont vivre dans un autre pays pour plus de confort ne méritent pas d’être Français. Quand on aime la France, on reste sur le territoire, et on se bat pour la soigner.

Le 5 décembre 2016 à 13:00 par marie
#1616379

la classe politique compte sur les nouveaux Montaigne pour combler les départs des grosses recettes fiscales dont le pays a besoin !

Le 5 décembre 2016 à 13:10 par Pere
#1616382

Et les français qui vivent en France, ils l’aiment la France ? Pas certain si l’on tient compte des sales types anti-français pour qui ils votent.

Le 5 décembre 2016 à 13:21 par Marcel le gueux
#1616388

Ces gens aiment plus le fric que la France apparemment. Pourquoi pas, vu ce qu’elle est devenue... Mais qu’on ne dise surtout pas qu’ils aiment la France. Et puis on critique les migrants qui préfèrent tenter l’aventure dans un autre pays au lieu de se battre pour défendre le leur. On ne va pas se mettre à chouchouter et à plaindre les "Français" qui font pareil ! A t-on vraiment envie de retenir ces gens là ? Allons nous militer en faveur de mesures économiques bénéfiques pour eux afin de les attirer ? Allons-nous accepter qu’une partie de l’argent du contribuable, notre argent, serve à financer leur petit confort ? Pour ma part, non, au contraire. La France se relèvera sans eux, et je préfèrerai qu’ils ne reviennent pas quand ça ira mieux.

Le 5 décembre 2016 à 13:31 par Eloise
#1616393

Pendand ce temps on importe des ministres/journalopes du tier-monde.

Le 5 décembre 2016 à 13:44 par paskl
#1616404

Limite de l’article, Les Échos ne voit pas que gauche et droite c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les gens de l’opposition seraient coupable de silence ? Non ils entretiennent exactement le même système dont le journal Les Échos est d’ailleurs le fruit. Certes oui, de jeunes entrepreneurs ont envie d’aller "entreprendre" là où c’est possible et non ici où tout est empêchement à l’entreprise. En Russie aussi par exemple ?

Le 5 décembre 2016 à 13:46 par Jean-Paul
#1616407

Une mesure simple et juste pour les dissuader de partir serait de confisquer le droit de vote aux Français exilés.

Le 5 décembre 2016 à 14:42 par C152
#1616456

A vous de voir, je vis à l’étranger et je fais partie d’un réseau plutôt pro-Soral, je ne vote ni à gauche, ni à droite, si vous voyez ce que je veux dire. C’est à l’étranger que l’on voit le mieux le mal que l’on fait à notre pays.

Le 5 décembre 2016 à 15:17 par Guy
#1616484

Pas sûr que ça dissuade grand monde vu les taux d’abstention, et la tâche ardue que ça peut être de voter à l’étranger. Moi je vis en Allemagne et je devrais faire 45km aller et 45km retour pour déposer mon bulletin. Non merci. De toute façon j’étais déjà abstentionniste avant l’émigration.

Le 5 décembre 2016 à 13:49 par GauloisExpat
#1616413

Ce thème, récemment, a déjà été traité sur ce site. Cela a valu aux expats de se faire, entre autres, traiter de déserteurs et autres câlineries verbales. Si ceux qui vocifèrent de telles absurdités pouvaient faire trois tours de piste avant d’entrer dans l’arène, sans les banderilles, ce serait une bonne chose. Je pense incarner une bonne partie de ceux qui ont quitté la France pour trouver mieux ailleurs. Et ailleurs il n’y a pas que des diplômés, surdiplômés ou des allergiques au fisc. Je ne suis donc pas surdiplômé, je n’ai pas une entreprise, mais je me suis débrouillé (sans pour autant être un aficionado du système D, mais un petit peu quand même). De mon de point de vue il y a très probablement toutes les strates sociales représentées. Les raisons pour lesquelles on quitte la France sont en aucun cas exclusivement ce que l’article laisse croire. Ce n’est pas, pour payer moins d’impôts, gagner plus d’argent, etc.. C’est souvent pour fuir la pesanteur, l’inertie même de l’administration et la lourdeur suspicieuse des banques. C’est aussi cette tension dans l’air qui rend les rapports humains compliqués, que ce soit entre particuliers ou entre individus et machines institutionnelles, infernales de paperasses, de surcharges d’impôts mesquins etc. Parmi beaucoup de ces expats la rencontre en France avec une personne d’un autre pays détermine leur départ. Ils vont voir et ils y restent. Nous sommes surement une majorité à revenir régulièrement dans notre beau pays. C’est malheureusement pour constater les dégâts terribles que nous inflige la classe politique depuis le départ de Gaulle. Mais c’est en particulier les socialopes en duo dernièrement avec la droite idiote, comptant des pantins tels Sarko le Kakou et Flamby la Nouille et leurs mignons que le mépris s’installe, car c’est le déshonneur, la mièvrerie et la dupicité de la gôche sociétale, le dénigrement de la France, de son peuple et de la religion catholique. Je ne pardonne pas. Pourquoi reviendrait-on définitivement en France ? D’ailleurs, on dit bien que "la France s’exporte bien". À mon humble niveau je pense avoir contribué au rayonnement de notre pays. Le hasard a voulu que demoiselles et dames aient eu une écoute toute particulière dans mes cours de français. Au point que par dévouement patriotique, bénévolement je leur consacrais hors cours ce que Richard Millet a intitulé "Le sentiment de la langue" dans son ouvrage éponyme. Pour la patrie, je me serai donné corps et âme.

Le 5 décembre 2016 à 15:29 par Arthur
#1616492

Tellement vrai ... D’un expatrié à Madagascar

Le 5 décembre 2016 à 13:56 par Rhubarbe
#1616420

Triste constat pour la jeunesse encouragée à quitter la France, étrangement l’auteur de l’article ne remet pas en cause les politiques économiques qui tuent les jeunes d’ou qu’ils viennent (bourgeoisie, banlieue, périphériques...) au nom de l’euro, de l’UE etc.

Au niveau des sujets qui ne seront pas abordés lors de cette élection présidentielle on peut mentionner les suicides, 2nd cause de mortalité pour les 15/25 ans, première cause pour les 25/35 ans, le total étant supérieur à 11 000 par an.

Le 5 décembre 2016 à 14:25 par Jean-Luc
#1616442

Ras-le bol des migrants économiques. On va leur filer combien à ceux-là pour qu’ils reviennent ? Et d’abord, veut-on vraiment que ces lâches reviennent ?

Le 5 décembre 2016 à 15:01 par Gilles
#1616474

Jean-Luc, peux.tu développer ce brillant argumentaire ? Pour l´instant j´ai compris que, c´était bien de rester, et, pas bien de partir ? Pourquoi.

Le 5 décembre 2016 à 17:35 par Amny
#1616557

Lache ? Tres bien, pars seul au fond de la Hongrie dans la campagne et apprend le Hongrois, crée toi une vie sociale dans ces conditions et trouve toi une situation stable financierement. On verra qui est lache à la fin.

Le 5 décembre 2016 à 18:49 par Jean-Luc
#1616597

Gilles... Tu as vraiment besoin d’un argumentaire ? A ton avis, pourquoi c’est mieux de rester dans son pays et s’en occuper plutôt que de fuir dans un autre ?

Le 5 décembre 2016 à 14:26 par Francois Desvignes
#1616443

Cet article est excellent dans la mesure du constat et commet un contresens dans l’explication des causes.

- dans la mesure du constat il est excellent car il rappelle que l’exil, et l’émigration qui se distinguent de l’expatriation par l’absence de billet de retour (pensez-y !) est forcément une initiative TRES douloureuse moralement et FINANCIEREMENT. Partir pour 3 semaines ou trois mois ou trois ans ou pour toujours, ce n’est ps pareil et ce n’est pas le même coût...à tous points de vue.

- mais dans l’explication des causes, il est nul, tant sur les causes immédiates que profondes : concernant les causes immédiates, ce qu’il sous entend est tout simplement faux. On part SANS BILLET DE RETOUR contraint et forcé, la mort dans l’âme et le trouillomètre à zéro. On laisse tout pas parce qu’on serait héroique, génial, mercantile, ce que par ailleurs on peut être, mais parce qu’on ne peut pas faire autrement, c’est l’exil ou la mort sociale. Concernant les causes profondes, la cause donc de la mort social-au-cul-de-l’exilé, c’est TOUJOURS son excommunication idéologique : il s’est fait exclure par l’Etat légal pour penser mal, ou avoir refusé de se soumettre au paradigme idéologique.

C’est pour cela qu’en même temps, vous trouvez des gens riches ou aisés chez les exilés sans que la richesse ait été la cause mais seulement le moyen de leur exil : la cause est exclusivement idéologique.

Et le retour ?

Eh bien, c’est très simple :

- si on nous dit la France de Clovis, St Rémi, St Louis, Charles VII, de Sully, Louis XVI, de Napoléon III, ou de Bernanos, est de retour, on rentre !

- si vous restez dans l’AntiFrance talmudisée, mondialisée, stalinisée, maçonnée , christophobe et christicide militantes : on continuera à se préparer à vous combattre.

Mais bien sûr que tous nos oreillers savent très bien qu’on ne demande qu’à rentrer : ce sont tous nos rêves et nos cauchemars.

Combien on est ?

2 000 000

Où on est ?

Partout dans le monde, sauf au Pôle Nord (et Sud)

D’où je vous écris ?

De Malaysie

Je suis sûr que nous reviendrons, un jour : la France n’est pas une terre d’émigration mais un peuple de mission.

Le 5 décembre 2016 à 19:27 par Booster
#1616626

Parmi les expatriés (airbus, renault, fonctionnaires européens) il y a du pur et dur socialo bobo. Beaucoup s’inscrivent sur les listes électorales pour pas : laisser passer le fachisme en 2017. Ils sont pathétiques, tellement égoistes avec leur +10 000 euros par mois, allocation logement, école des enfants, assurance santé privée, etc.... Il faut entendre le dédain pour les classes populaires françaises. Ces nouveaux français mondialisés sont souvent issus de la petite bourgeoisie de province qui soudain "découvre le monde". Leur but étant de s’acheter un appart à Paris avec les sous économisés, quand les vrais parigots eux doivent s’excentrer.

Le 5 décembre 2016 à 14:26 par Alex
#1616444

Les jeunes cosmopolites quittent la France et se masturbent sur le modèle anglo-saxon, mais les jeunes enracinés restent.

Le 5 décembre 2016 à 16:41 par Deckboy
#1616525

Ce que j’aime chez ER c’est que le monde est embrassé dans sa complexité pour réconcilier les esprits avec le réel. Bon visiblement certains ont plus de chemin à faire que d’autre.

J’aime mon pays mais en France je ne trouvais pas de boulot et cela faisait de moi un assisté en devenir. Je me suis donc expatrié parce qu’on m’a donné un vrai boulot payé décemment. Comme ça je peux faire des dons réguliers à ER, achetez plein de bouquin KK et donner à pleins d’autres dans la dissidence.

J’aurais dû rester donc ? Et gueuler comme un crevard parce que la vidéo du mois vaut 2€ ? Nous sommes nombreux expats qui sommes Français à l’étranger et on y rentre pour plus de la moitié de nos vacances (tout dépend de la distance et des moyens).

Le jour où je trouverai le moyen d’être plus utile sur place qu’ici je rentrerai pour lutter efficacement et élever mes enfants dans la culture que j’aime et qui fascine vraiment le monde quand on la connaît assez bien. Nous sommes un réseau qui aidera de l’extérieur quand l’intérieur sera trop étouffant.

Pour lutter efficacement diversifions nos positions camarade. Mes amis ne demandent comme moi qu’à pouvoir reconstruire le pays. Ceci dit j’admire ceux qui font d’abord le choix de rester (pas ceux qui restent par manque de choix).

Le 5 décembre 2016 à 16:55 par réGénération
#1616533

Oui et on ne s’enracine qu’avec le temps, après longtemps... Je doute qu’on puisse avoir telle intégrité morale en vivant loin de sa terre - à part si on en est parti très jeune. Je crois aussi que ceux qui partent sciemment n’ont pas vraiment compris ce qu’était la France et sur bien des plans. Ils reviendront quand l’air sera meilleur, qu’être Français sera de nouveau bien vu, on a les mêmes girouettes en politique.

Le 5 décembre 2016 à 15:38 par Befa
#1616499

Un grand nombre de commentaires complètement à côté de la plaque....

Perso, je ne suis pas riche, j’ai pas fait Erasmus. Je vis à l’étranger et j’y vis bien mieux qu’en France. Modestement, mais avec une qualité de vie qui n’a rien de comparable.

Alors à tous ceux qui critiquent, si ça vous plait de vous faire sucer tout de ce que vous avez par cet état voyou c’est votre problème mais ne crachez pas sur ceux qui ont fait le choix de s’émanciper de ce système.

Et oui, j’ai quitté ce pays sans doute parce que je l’aimais trop et que ca devenait insupportable pour moi au quotidien de le voir sombrer chaque jour un peu plus !

Le 5 décembre 2016 à 19:50 par germanopratin
#1616646

Bravo et merci....je pense exactement la même chos43e...

Le 5 décembre 2016 à 20:38 par Jean-Claude
#1616700

Befa, désolé de vous mettre au courant et de gâcher la fête sur votre petit nuage de paradis, mais la France sombre toujours. BEAUCOUP plus chaque jour... Votre départ ne peut qu’empirer les choses. Si les gens qui aiment la France s’en vont, il ne restera plus personne pour la protéger. Vous avez choisi de fermer les yeux et d’abandonner la France, ayez au moins la décence d’éviter les pleurnicheries du genre "Ouuuiiin ! J’ai trop d’amour en moi, c’était trop inssuportaaaable de voir tant de souffraaaance !!!". Vous aimez peut-être la France, mais beaucoup moins que ceux qui font le choix de rester pour tenter de changer les choses. Hop, un petit crachat.

Le 5 décembre 2016 à 15:38 par sam
#1616500

Ça m’éclate de vous lire.

Je fais un petit jeu très amusant, je me met dans la tête qu’on vit au congo ou au senegal et que vous parler de ces gens qui vont chercher une meilleure vie en occident.

Comme quoi, peu importe la culture, dès lors qu’il s’agit d’argent, les comportements humains sont les même.

Le 5 décembre 2016 à 19:18 par Booster
#1616621

Sauf que là on part ou refusons de revenir pour ne pas avoir à payer pour les parasites du haut et du bas. A savoir qui profite le plus de nos impôts ( baisse de cotisation sociale des patrons ou écoles, logementsetc... pour la nombreuse smalla). On ne part pas pour se faire entretenir par notre pays d’accueil, nous !

Le 5 décembre 2016 à 20:04 par Jean-Luc
#1616665

@ Booster

Et nous, on reste et on se bat pour changer la situation qui vous a fait fuir. Vous prévoyez de revenir quand on aura fini le sale boulot ?

Le 5 décembre 2016 à 15:53 par La pythie
#1616509

Qui quitte la France ? D’abord des sportifs millionnaires et des sur diplômés ; et ceux-là n’ont pas envie de payer 75% d’impôts. Quoi de plus naturel ? Mais même un bon toubib peut se faire une situation en or, ou du moins en argent, à Casablanca ou un bon boulanger faire de même en Amérique du Nord...et payer, au final, bien moins d’impôts. En France, il faut gagner 4000 euros par mois pour vivre dans un bon quartier...

Le 5 décembre 2016 à 16:10 par LEPAGE
#1616514

PARMI LES EXPATS il y a aussi les retraités dont les pensions sont trop basses pour vivre à peu près correctement en France, on les voit au Maroc et ailleurs.

Le 5 décembre 2016 à 16:43 par alias
#1616527

On émigre toujours d’un pays pauvre vers un pays riche : la France est devenue un pays pauvre sans s’en apercevoir .

Le 5 décembre 2016 à 17:27 par teleric
#1616553

Je suis parti socialiste et je reviendrais patriote grâce à Soral (et Hollande aussi). La diaspora française est dans tous les pays, bien implantée et capable de revenir si la situation s’améliorait. Pour ça il faudrait que l’ensemble des français arrête de saborder leur propre état suivant les valls-fillon par exemple. Le manque de travail et de perspective en France est la vraie raison des départs définitifs. Ensuite on s’installe et on a plus mal a tout larguer pour aller faire de l’intérim. Et ce n’est pas la diaspora qui coûte de l’argent à l’état, c’est la fraude fiscale des multinationales. Faut pas tout confondre.

Le 5 décembre 2016 à 17:39 par victor
#1616559

Combien de français d’origine maghrébine quittent la France pour s’installer dans le pays d’origine de leurs parents ?

Le 6 décembre 2016 à 09:45 par Fernand
#1617053

Bah !!! De plus en plus ! Mais ce sont les meilleurs ! Ceux ; avec des bagages scolaires et de l’expérience professionnelle ! Par contre nous on garde les autres......!

Le 5 décembre 2016 à 18:26 par Berutureb
#1616580

Sujet ô combien symbolique de la France actuelle. Pour ma part, je considère qu’on ne peut qu’être partagé sur un sujet comme celui-ci. D’un côté, je comprends ceux qui partent ou souhaitent partir tant il est difficile et déprimant d’assister à l’effondrement de la France, tant les opportunités professionnelle se sont réduites à peau de chagrin, tant la France change. De l’autre, cela laisse un goût amer, notamment à l’égard de ceux affirmant qu’ils seraient prêts à revenir dans le cas où la grandeur de la France serait rétablie, cela donne l’impression de personnes prêtes à revenir uniquement pour profiter des avantages tout en refusant de sacrifier sa vie pour rétablir notre France tant aimée...

Le 5 décembre 2016 à 18:34 par TaTaYoYo
#1616588

La France est un pays qui se casse la gueule dans bien des domaines. Mais bon c’est pas grave, la relève est "assurée", les chances débarquent chaque jour chez nous ... Quel cauchemar ...

Le 5 décembre 2016 à 18:48 par pador40
#1616596

Arf ! Très bon, le titre !!

Le 5 décembre 2016 à 20:22 par Jean-Claude
#1616684

Ces gens là sont d’accord avec le projet du Grand Remplacement, ils y participent volontairement. Pendant qu’on accueille et qu’on cherche des ingénieurs africains bien cachés dans la masse, nos ingénieurs français cèdent leur place et vont vendre leurs compétences à d’autres pays.

Le 6 décembre 2016 à 01:03 par L’étrangère
#1616926

J’aurais été d’accord avec vous si nous ne parlions pas de la France. Votre raisonnement est certes valable pour n’importe quel pays, mais ici nous parlons de la France ! et vous savez très bien qu’en France il y’a un problème que les autres pays ne connaissent pas. Notre nation est étranglée par une même mâchoire, deux communautés dominatrices et sûres d’elles, l’on n’ose à peine les citer, les juifs et son lot d’immigration musulmane, car ce sont bien eux qui les ont fait venir en trop grand nombre. C’est un problème insoluble à notre pays. Je me sens comme une étrangère en France, et lorsque je quitte la France, je n’ai pas l’impression de quitter mon pays.

Ceci n’est plus mon pays.

Le 5 décembre 2016 à 20:51 par Jean-Claude
#1616716

Ils font pareil avec leur copine ? "Bon, j’me casse, j’ai trouvé mieux ailleurs. Mais je t’aime quand même, hein ! Je reviendrai avec toi quand je te trouverai mieux que l’autre."

Le 5 décembre 2016 à 23:41 par Barbe Noire
#1616870

" On n’emporte pas la patrie sous la semelle de ses souliers ! " (Danton, à propos des émigrés)

Le 5 décembre 2016 à 23:45 par amejidonc
#1616876

J’ai pleuré toutes la larmes de mon corps quand je suis parti, ce fut un décollage très pénible... je ne suis encore jamais revenu, un jour peut-être, mais tout sera si différent...

Le 7 décembre 2016 à 20:52 par Tarma
#1618131

La France c’est pour les vacances ! Moi je reviens quelques semaines par an histoire de pointer aux assedics.

Le 6 décembre 2016 à 10:23 par Emma
#1617073

J’espère ici apporter un autre angle de vue par ma modeste contribution. Car, difficile de se sentir concernée ou réceptive à l’argumentaire que je lis souvent dans les commentaires ER et par ce genre d’article en général.

Comme beaucoup de ma génération je suis un mélange de différents pays. Mon père est espagnol, ma mère née en France d’un père français et d’une mère italienne. De mon côté je suis née en Suisse. Je parle français, espagnol, italien, allemand et anglais. Bi national suisse espagnol j’ai fait le choix de partir poursuivre mes études en Italie en 2013 (le pays de référence dans mon domaine d’étude). Mon père est retraité (aide infirmier) et ma mère a arrêté de travailler à ma naissance. Foyer modeste en résumé... Mon départ de Suisse n’a pas été motivé par l’argent, par fuite ou simplicité non plus (d’ailleurs c’est une galère financière et administrative que je ne souhaite à personne), juste le désir d’étudier dans le pays qui offrait la meilleure formation dans mon domaine d’étude, par passion en sommes et c’est tout naturellement que je suis partie dans ma famille en Italie. Pourtant je reste attachée à la Suisse (pays dans lequel j’ai grandi), à l’Espagne (racines paternelles) et à la France (racines maternelles) sans pouvoir dire ou choisir dans quel pays je vivrai dans 10 ans.

Pour ma génération il sera de plus en plus difficile de comprendre le raisonnement "qui quitte, trahit" puisque nous sommes presque tous issus de mélanges divers et variés.

Lorsque l’on parle de français qui quittent la France, de quel genre de français parle-t-on ?

Si je me réfère à mon genre de situation, je suis une suissesse qui a quitté la Suisse, mais pourtant on pourrait dire que j’ai "remigré" dans le pays de ma grand-mère. Si demain je quitte l’Italie car je n’y trouve pas de travail, que je pars en France, en Espagne ou en Suisse pour ne pas vivre d’allocations : Qu’est-ce que je quitte et qu’est-ce que je rejoins exactement ? Où serait-il Juste que je vive ? Qui je trahis par mes choix ? Car je suis une étrangère peu importe le pays dans lequel je me trouve finalement ?

Le 6 décembre 2016 à 21:51 par Fernand
#1617489

@Emma VOUS êtes une "citoyenne du Monde"...! Que voulez vous. ...?

Le 7 décembre 2016 à 10:25 par stef1304
#1617803

Bonjour emma,

Si j’ai bien compris, vous n’avez pas eu le choix, parce que vous aviez besoin de travailler et vous avez le cul entre plusieurs chaises (Suisse, France, Espagne). OK, cela ne doit pas être simple de se sentir une étrangère partout.

Maintenant, la suisse n’est pas non plus la Syrie ou même la Grèce... Du coup,

Question n°1 : se pourrait il qu’il y ait dans votre famille une prédisposition à la migration ? en d’autres termes, que vous reproduisiez un schéma familial, vers toujours plus de déracinement ?

Question n°2 : n’est il pas normal ou légitime d’avoir envie de se sentir chez soi, et non pas un étranger, contraint de migrer pour des raisons économiques ? De ce point de vue, si vous aviez le choix, ne préfériez vous pas, pour vous et pour vos (futurs) enfants, d’avoir la possibilité d’une vie ou vous n’êtes pas obligé de sauter d’un pays à un autre ?

Question n°3 : pour élargir encore le tableau, est il souhaitable de multiplier les situations comme la vôtre, voir de l’étendre et de l’aggraver ? Sinon de la généraliser ? Exemple : le 93 : 153 nationalités. Dans le 13e, à Paris, par exemple, vous prenez le métro, vous atteignez systématiquement les 10-20-30... nationalités. Est la France que veulent les français (de souche ou d’adoption) ? J’en doute fortement.

Question n°4 Comment se fait il pour autant qu’on ne leur demande pas leur avis ? Qu’on les traite de racistes s’ils manifestent leur désir d’une société plus stable et "comme avant" ? Comment se fait il que la loi du regroupement familial n’ait pas été modifié, alors que le pays s’enfonce dans le chômage depuis les années 70 ? Et que nos prisons violentes et mortifères débordent ? Et surtout, comment se fait il qu’on pratique exactement la même politique que de l’autre côté de l’atlantique ?

Il y a là quelque chose de troublant qui mérite qu’on s’y arrête et qu’on y réfléchisse. Et encore une fois, c’est le symptôme. La cause, ce n’est pas la libre circulation des personnes, mais bel et bien la libre circulation des capitaux, et le droit de faire n’importe quoi avec, pourvu qu’on ait les moyens.

Ps - Je vous souhaite sincèrement de trouver un joli chez vous, pour vous et pour vos enfants, dans lequel vous vous sentirez aimée et à la maison. Bon courage Bisou.

Le 7 décembre 2016 à 15:00 par emma
#1617942

Bonjour stef1304 Vous n’avez pas tout à fait compris ; Je suis étudiante, j’ai choisi d’étudier en Italie car c’est le pays dans lequel on trouve les meilleurs écoles pour mon domaine d’étude. Je suis parfaitement heureuse ici avec ma nonna. :)

1.) Ma famille a beaucoup bougé en Europe, même s’ils sont tous restés attachés à leur culture d’origine. Le problème étant de déterminer quels sont ses racines pour pouvoir se déraciner « un peu plus ». D’où ma série de questions : « Qu’est-ce que je quitte... » Et je pense précisément que c’est la perspective qui manque à l’article lorsqu’ils parlent de français qui quittent la France. Car si d’un point de vue 100% français je peux comprendre l’idée que "qui quitterai le territoire le trahirait d’une certaine façon", ou que celui qui quitte y serait forcé, cela devient plus compliqué pour le français lui même issu de multiples cultures et qui ne ferait que rejoindre d’autres parties de sa famille.

2.) Question réthorique, à mon sens, il est naturel et légitime que chacun puisse se sentir chez soi dans le pays dans lequel il réside etc.

3.) Je ne dis pas que c’est souhaitable. Je dis qu’il faudrait prendre en compte cette réalité en écrivant ce genre d’articles. Les français qui quittent la France ne répondent pas tous au schéma père français - mère française d’il y a 50 ans. Vu la chute de natalité avec l’arrivée en masse depuis 30 ans de toutes sortes d’origines sur le territoire et des mariages mixtes qui en découlent + la volonté d’ER de réconciliation (du coup de métissage c’est mathématique) il serait peut-être intéressant de revoir exactement ce qui forme le français d’aujourd’hui avant de parler déracinement lorsqu’un "français" quitte le territoire.

4.) On ne leur demande pas leur avis, on les traitre de racistes, la loi de regroupement familial n’a pas été modifié malgré la hausse du chômage, les prisons débordent et la politique est identique à celle pratiquée en atlantique. Oui et… rien de la part du peuple ? Vous vous demandez encore comment il se fait que...? Si les élites ont créé cette société c’est aussi par l’inactivité du peuple... ou des gens de Biens si vous préférez. ;)

Pour le reste nous sommes d’accord et merci pour votre message.

Le 6 décembre 2016 à 18:08 par Georges 4bitbol
#1617321

Si je pouvais fuir (je reconnais la laideur du terme), je le ferais, c’est trop douloureux de voir mon pays être détruit , je suis né dans les années 50, depuis, la chute morale et le remplacement de population me donnent le coeur si lourd que je ne souhaite pas faire de vieux os. Mais avant de partir, n’ayant plus rien à perdre, j’essaierai de sauver l’honneur en craignant qu’il n’y ait plus rien d’autre à sauver.

Le 7 décembre 2016 à 23:00 par Rusty James
#1618192

Et un Martiniquais qui quitte son ile pour travailler en Belgique par exemple, est-ce un francais qui trahit son pays ? Il y a certains villages qui sont a moitie belge et a moitie francais donc s’il s’installe cote Belge, c’est un traite mais il peut changer de trottoir et il redevient un bon francais, sauf qu’avec son exces de melanine, on le prendra pour un etranger venu manger le pain des bons francais...Ah c’est dur d’etre un bon francais