L’ex-leader de Femen Québec arrêtée à New York pour prostitution

Une reconversion ?

Publié le : jeudi 1er décembre 2016
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Source : lapresse.ca
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L’ex-leader de Femen Québec, Kseniya Chernyshova, qui s’était fait connaître en se dénudant la poitrine à l’Assemblée nationale en 2013, a été arrêtée à New York il y a deux semaines. Elle fait face à un chef d’accusation de prostitution.

 

Son arrestation est survenue le 11 novembre, trois jours après l’arrestation à New York de la Femen montréalaise Neda Topaloski, qui s’est présentée les seins nus au bureau de vote de Donald Trump, dans Manhattan, le jour de l’élection présidentielle. Les deux événements ne semblent cependant pas liés.

Le Bureau du commissaire adjoint à l’information du NYPD a indiqué hier à La Presse que Mme Chernyshova a été arrêtée dans la soirée du 11 novembre pour « avoir accepté de participer à un échange sexuel contre la somme de 300 $ ». La police new-yorkaise n’a pas donné plus de détails sur les circonstances de l’arrestation.

Jointe par Facebook, la Montréalaise de 30 ans dément formellement s’être livrée à des activités de prostitution. Mme Chernyshova affirme avoir été incarcérée pendant 24 heures avant d’être libérée. Les policiers new-yorkais l’ont laissée avec seulement un dollar en poche à sa sortie du poste.

 

Un docu-fiction sur la prostitution

Comédienne de formation, Mme Chernyshova complète présentement un certificat en études en « féminisme et sexualité » à l’Université Columbia de New York. Elle travaille également sous le nom d’artiste Xenia Sin à la réalisation d’un docu-fiction traitant de l’univers de la prostitution. Les tournages ont été effectués à New York au mois d’octobre, avec des clients et des prostitués réels ainsi qu’avec des comédiens. « On a dansé avec le diable, comme on dit », a résumé Mme Chernyshova dans une conversation par textos hier soir.

Le synopsis présenté sur le site de sociofinancement Indiegogo affirme que le film, intitulé Reine et Ruine, « a été tourné dans des circonstances très risquées à Montréal et New York ». « La réalisatrice Xenia Sin, créatrice de Femen en Amérique du Nord, a fait un travail délicat d’infiltration dans l’industrie du sexe, les services d’escortes haut de gamme, la prostitution de classe moyenne et dans les gangs au Canada et aux États-Unis », lit-on.

« C’est un docu-fiction sans sexe réel », assure Kseniya Chernyshova, qui y a elle-même campé le rôle d’une « artiste érotique » qui « tente de changer l’industrie du sexe » en « couchant avec ses ennemis politiques pour toucher leur coeur ».

Le film a pour but de « dénoncer la dynamique prostitutionnelle au complet », a indiqué Mme Chernyshova. Sans le dire directement, l’activiste montréalaise laisse entendre que la réalisation de ce docu-fiction pourrait être le déclencheur de son arrestation.

« J’ai tout simplement trouvé une brèche pour agir dans le style sextrémiste pour démasquer ce que l’on [...] cache aux citoyens », affirme-t-elle.

II s’agit de « dire la vérité sur l’industrie du sexe sans accuser personne sauf les vrais criminels qui ne sont ni les travailleuses du sexe, ni les clients, ni même ceux qu’on définit comme pimps », a-t-elle écrit.

Son avocate new-yorkaise, Danielle Von Lehman, n’a pas répondu à notre demande d’entrevue hier.

 

Un tournage « difficile »

Mélanie Carpentier, fondatrice de la Maison de Mélanie, un organisme montréalais venant en aide aux femmes victimes de traite de personne, dit qu’elle était au courant des démarches artistiques de Mme Chernyshova. « Ça fait un bout de temps qu’elle m’a dit que ça brassait, que le tournage, par sa nature, était difficile. Quand on dénonce une problématique comme celle de la prostitution, c’est pas juste les pimps qui réagissent. Les clients aussi peuvent réagir. C’est sûr qu’il y a des retombées ».

En octobre 2013, Kseniya Chernyshova avait défrayé la chronique lorsqu’elle s’était dénudé la poitrine dans l’estrade des visiteurs de l’Assemblée nationale, avec deux autres complices. Les trois femmes avaient scandé « Cruxifix décâlisse » pour dénoncer la présence de symboles religieux dans l’arène politique. Peu après, Mme Chernyshova s’est dissociée du mouvement Femen, au point d’être présentement en froid avec une de ses principales activistes, Neda Topaloski.

« Depuis deux ans, elle n’apparaît dans aucune de nos actions. Le fait qu’elle utilise le nom de Femen pour ses projets personnels est simplement faux et irrespectueux », a réagi Mme Topaloski lorsque La Presse lui a demandé de commenter l’arrestation de Mme Chernyshova.

 

Premier procès des Femen aujourd’hui à Montréal

C’est aujourd’hui que débute à la Cour municipale de Montréal le premier procès de Femen au Canada. L’activiste Neda Topaleski fait face à des accusations de méfait et d’avoir troublé l’ordre public, pour deux interventions qu’elle a faites rue Cresent lors des Grand Prix de 2014 et de 2015.

Seins nus, elle était montée sur un kiosque en 2014 pour dénoncer l’industrie du sexe et le tourisme sexuel lié à la Formule 1, et avait récidivé en 2015 en criant sur un bolide de course, toujours les seins nus, «  Montréal n’est pas un bordel ! ». Des accusations d’exhibitionnisme et d’action indécente qui pesaient contre elle ont été retirées récemment. Le procès devrait durer deux jours.

Quelques ouvrages à conseiller à ces chères Femen,
chez Kontre Kulture :

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27 commentaires
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Le 1er décembre 2016 à 15:01 par Louis Delga
#1613711

« Une reconversion ? » Plutôt un retour aux sources.

Le 1er décembre 2016 à 23:07 par VIVACHAVEZ
#1614103

Voire même, un retour aux bourses.......

Le 2 décembre 2016 à 15:07 par James Dewey Watson Torquemada...
#1614561

C’est sur que c’est plus facile que de se lancer dans une thèse sur l’histoire de Saint Thomas d’Aquin et les textes politiques de celui ci ! Mais après on fait souvent ce que l’on connait.... Le mieux ! En plus si elle est payé au mètre pour ce genre de gente damoiselle ça rapporte plus ! Ah le travail à la tache !

Le 1er décembre 2016 à 15:08 par j’hallucine
#1613723

Et ça prétend représenter et défendre les femmes. On rappelle la genèse du mouvement femens : deja suffisament connes pour accépeter d’être les esclaves d’un gourou violent et macho ( le créateur des femens ) et une fois émancipées de leur maitre ( oui, oui on parle de féministes lol) , elles continuent le travail de sape de l’image de la femme. Prostitution, agression, bref l’hystérique parfaite . Merci, bravo !

Mais, interdit de critiquer sous peine de recevoir les foudres de la dictature de la pensée unique gaucho-capitaliste.

Le 1er décembre 2016 à 15:48 par Paskl
#1613753

"Depuis deux ans, elle n’apparaît dans aucune de nos actions. Le fait qu’elle utilise le nom de Femen pour ses projets personnels est simplement faux et irrespectueux », a" réagi Mme Topaloski lorsque La Presse lui a demandé de commenter l’arrestation de Mme Chernyshova. Et les "amis" vous lâchent après vous avoir utilisé cool.

Le 1er décembre 2016 à 16:17 par Themistocles
#1613769

En admettant que son alibi soit vrai : mais alors on dirait qu’elle veut dénoncer plein de trucs tordus dans le pays de la démocratie, de la liberté, du bonheur terrestre ...

Avant c’était en Russie qu’elles trouvaient tout tordu. Qu’est-ce qui a changé ?

Le 1er décembre 2016 à 16:31 par Sourissez
#1613772

Ceci n’est pas une pipe..

M. 

Le 1er décembre 2016 à 17:35 par Mojo Risin
#1613808

Un jour viendra où il sera possible de pousser ce genre de personne dans l’infiltration du monde agricole. En guise de repérage, elle ramassera les pommes huit heures par jour, Ou fera les semailles, selon les saisons. Puis elle s’occupera de la porcherie et du rempierrage des chemins. Viendra l’heure du dodo, dans une piaule humide. Réveil à 5 heures et on recommence.

Une infiltration de deux ans pour commencer devrait calmer ses envies de ch... dans les églises, de tronçonner les cruxifix, d’agresser les croyants, les hommes, les enfants, de recevoir du pognon de Soros, de collaborer à la pornocratie dominatrice.

En cas de récidive : nouveau projet de film et nouvelle "infiltration" à la clef : la Fistinière. Mises au point : matin, midi et soir.

Le 1er décembre 2016 à 20:23 par gainsbar75
#1613913

Elle a changé de mac sans plus..

Le 2 décembre 2016 à 01:10 par Aiguiseur de guillotines
#1614215

300 $ .... ça les vaut pas.

Le 2 décembre 2016 à 10:25 par Taureau-Assis
#1614395

Utiliser la réelle problématique de la place de la femme dans la société pour la détourner et imploser la société et surtout le religion. Idem les homo et toutes les autres minorités. Utiliser les minorités mal vues par le catholicisme et donc persécutées ou stigmatisées par elle pour la faire passer pour un monstre et la détruire. La communauté organisée qui extermine le catholicisme, si cela n’était pas aussi gros on s’en rendrait compte facilement. La société change, évolue, s’adapte, la culture chrétienne et l’adaptation de ses valeurs aussi. Cela a le même intérêt que de créer un groupe d’hérétiques qui protesterait contre l’inquisition. Donc gays féministes et autres minorités tapent tous gaiement contre l’église, car c’est elle le véritable objectif de la communauté organisée. Pour en revenir à cette personne, elle abandonne officiellement le mouvement sorosien des femmens pour dénoncer le véritable marché de la prostitution. si cela est vrai est qu’elle préfère dénoncer les partouzes de dsk plutôt que d’aller tronçonner des croix dans les églises, pas étonnant que la société organisée réagisse. Avec cet article on n’en sait pas plus. Coup monté ? Véritable pute qui retrouve ses sources de revenus ? Attendons la suite...

Le 2 décembre 2016 à 11:29 par ma barbe !
#1614460

Un parcours logique et sans surprise. On nous à érigé les Femen comme des avant-gardiste à la tête de la lutte pour le droit des femmes patati patata. Sauf qu’une femme libre d’être un objet sexuelle c’est une pute.