J’ai toujours eu horreur des pronoms possessifs accolés aux métiers (mon boucher, ton coiffeur, votre imam, etc.).
Ça c’est pour la forme.
Pour le fond de la question, les mosquées en France étant infestés de RG (enfin, leur héritiers BCRI machin truc), le poste d’imam en France étant souvent attribué de façon anecdotique (manque de personnes formées, inadaptation du modèle associatif français pour la gestion du culte musulman, précarité des lieux de prière, etc.) ce qui ne confère pas vraiment à l’imam une autorité morale ou intellectuelle sur ses "paroissiens" (pour emprunter le terme catholique), etc. tout ça fait que ta question n’est pas vraiment applicable.
La question devrait peut-être se poser par rapport aux savants ?
Là, ce qu’il faut savoir c’est que l’Islam sunnite n’est pas messianique : l’eschatologie est plutôt une sorte de consolation (savoir que le bien triomphera) et non pas un accomplissement de la foi. De ce fait, les théologiens sunnites n’ont pas vraiment été porté sur la chose, certains l’ont même minimisé (comme l’a fait le célèbre Ibn Khaldoun) car ils voyaient les dérives qu’engendraient ces récits en temps de crise (passivité, attentisme, rapprochement fumeux avec l’actualité, etc.).
Bref, tout ça pour dire qu’indépendamment de ce que dirait le Cheikh Imran, ça serait de toutes façons "mal vu" pour un savant de ne faire que de l’eschatologie. Le Cheikh Imran le comprend bien il me semble vu que lui-même ne se dit pas être un savant.