De la dictature en Amérique
Par Pierre Hillard

La victoire de Barack Obama comble de joie les partisans d’un monde où la diversité et les droits de l’homme sont défendus. Pourtant, passés les flonflons et les grandes sorties dithyrambiques humanistes, le réel revient au galop.
En effet, en observant l’évolution des structures politiques américaines, on remarque une mutation de « l’État profond » selon l’expression de Peter Dale Scott. Il n’est pas exagéré de parler d’une mise en forme de structures dictatoriales prêtes à fondre sur la population des États-Unis. Des signes avant-coureurs avaient été dénoncés par le Président Eisenhower, lors de son discours du 17 janvier 1961, évoquant « le complexe militaro-industriel » gangrénant l’Amérique.
Les événements du 11 septembre 2001 ont amplifié la menace dictatoriale.
Le lancement du « Patriot Act » dès octobre 2001, au nom de la lutte contre le terrorisme, a permis une surveillance généralisée de la population américaine avec violation de leur vie privée. Ce texte, renouvelé depuis par chaque administration, a été prolongé par le président Obama jusqu’en 2015.
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