Pas de Maison-Blanche pour le combattant goy Sean Strickland
6 juin 09:35, par SevJ’aime le sport, j’en pratique depuis des décennies, mais jamais en mode "compétition". J’ai participé à des centaines de "matchs d’impro" au Bataclan puis du Cirque d’Hiver avant de revenir sur les planches à cause précisément de l’aspect très "jeux du cirque" qui caractérise cette invention qui, je le rappelle ici, fut celle d’un duo de comédiens québécois et non d’américains comme peuvent le croire certains jeunes adeptes d’aujourd’hui.
La compétition est un combat d’où doit sortir un gagnant. Dans nos sociétés, les compétitions sportives servent à canaliser l’agressivité des masses. Elles fabriquent des "champions" qui font vendre beaucoup de produits dérivés et occupent l’esprit des masses explitées.
Les québécois, que nous considérons comme nos cousins et qu’on aime beaucoup, sont cependant très influencés par la culture nord américaine... d’où leur idée d’invention du "match d’impro". (le nom des créateurs sont : Yvon Leduc et Robert Gravel, ce dernier est mort). J’ai raconté tout ça dans plusieurs livres intitulé "Avoir de la répartie en toutes circonstance" et ses déclinaisons. Facile à trouver sur le net.
A la Ligue d’Improvisation Française (l’originale, celle qui fit les incroyables lundi du Bataclan), nous eûmes beaucoup de controverse avec la LNI (Ligue canadienne) parce que justement nous, français, n’aimions pas beaucoup ce mélange théâtral / compétition sportive. Pour les québécois tout ça est parfaitement normal. Partant de cette divergence, c’est bien nous, les français, qui avons inventé les 1ères interventions théâtrales improvisées sans compétition, lesquelles engendrèrent ensuite des tas de concepts d’impro scénique dont on voit des imitations en tout genre aujourd’hui.
Cette histoire posée, j’observe depuis des années la multiplication de dispositifs de compétition sportive à dimension globale, lesquels de mon point de vue, permettent ainsi au gouvernement mondial en gestation d’imposer partout la banalisation des métaphores guerrières les plus féroces et sélectives comme le montrent d’ailleurs pas mal de films "d’actions sportives extrêmes" issus de la culture américaine.
Je ne suis pas certaine que les français résisteront, comme nous le fîmes dans le milieu de l’impro française, à l’imitation de cette violence sélective, politique et destructrice des cerveaux qui adhèrent de + en + à ces spectacles planétaires... Je pense même que les français sont déjà des clones américains, ce qui ne sauvera pas la France.
Alain Soral et E&R
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