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Un réel plaisir à écouter cet entretien qui éclaire cette actualité complexe d’un spectre lumineux dans lequel chacun trouvera sa longueur d’onde. Ainsi le Carbone pourtant matrice du diamant ne brille pas forcément de mille feux...Algérie Maroc, Maroc Algérie...c’est sans fin. Le roi pas le roi.. Fallait-il décapiter Louis XVI ? Que Rachid A épargne la monarchie dont tout le monde connaît les dérives c’est un fait évident. Puisqu’il mise sur son ancrage et sa solidité pour des raisons stratégiques. Chaque chose en son temps. Et il fut un temps pas si lointain où "il ne faut pas parler du roi sinon tu finis liquide dans les égouts". Akhanouche quant à lui s’il détient un pouvoir financier mais aucune sacralité représente tout ce que le peuple déteste : c’est un parvenu aux ambitions démesurées. Un chauffeur de taxi à Rabat, francophone et instruit , quinquagénaire : " le problème ce n’est pas le roi, c’est tous ces bourgeois corrompus et avides qui nous maintiennent la tête sous l’eau ". Il suffit de se ballader dans certains quartiers de la capitale pour constater la surenchère immobilière (je ne parle pas des palais des monarchies du golfe) de ces villas somptueuses avec garages pour 3 ou 4 voitures devant lesquelles passent tous les matins les petits du peuple juchés sur leurs mobylettes pétaradantes pour rejoindre leur boulot. Quand ils ne sont pas à pied. L’analyse de Rachid est brillante, et prudente. C’est finement joué. Il sème intelligemment les graines d’une prise de conscience collective pour sortir du schéma mokhazni + zarouata vs manifs complètement stérile.