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Alain Soral – Jean-Luc Godard
D’accord avec une grande partie de l’analyse faite par AS. En revanche, je ne limiterais pas l’innovation du montage godardien au seul À bout de souffle. Toute sa filmographie, dont certains segments certes assommants, est une longue expérimentation sur le sens de deux images accolées et de ce que ce résultat produit (ou pas). De ce point de vue, ses réflexions sur les images comme valeurs marchandes, télévisuelles, historiques (simulacres), sont très fécondes ; en plus des procédés formels qu’il a développé ou reconfiguré (faux-raccord, jump-cut…). Dommage de ne pas avoir mentionné son sens de la formule et des petites phrases !