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La Russie récupère politiquement une superficie de 1085 km2, soit 10 fois et demi Paris intra muros.
La guerre se terminera, à mon sens, le jour où Odessa tombera aux mains des Russes.
La fin des affrontements ne signifie pas le commencement d’une quelconque paix, mais d’un statu quo invivable, tant les positions russe et otanesque sont irréconciliables. Un retour de la Guerre Froide se profile, à cette différence près que cette fois-ci, la Russie est dominatrice et sûre d’elle-même, du fait de son libéralisme économique décomplexé car alimenté par de la matière première non spéculative, et de son solide édifice de valeurs conservatrices.
Ce n’est donc pas la perte de territoires qui fera éclater l’Ukraine, mais l’impossible cohabitation d’idéologies antagonistes, irréconciliables. L’OTAN transforme l’Ukraine en lieu de rendez-vous du choc des cultures, et l’onde de choc fait trembler l’Europe. La France frexitera ou sombrera avec le Titanic européen.