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Ah, ces escrolos ! Que de charlatans ! Les villes propres ou... à taille humaine où (en principe) il fait bon vivre, une fois expurgées de l’automobile. Et tous ces piétonniers, qui attirent chalands et badauds évoluant dans un cadre verdoyant, en bord de Sambre (notre Seine à nous) passant d’une rive à l’autre, sur de larges ponts de bois brut massif. (Merci la forêt) S’arrêtant ça et là, au détour d’une œuvre artistique bizarroïde, représentant paraît-il, un art d’autant plus "subtil" qu’il échappe à l’esprit commun populaire. Mais bon, ça fait intello. Passants heureux et insouciants (avant la pandémie) Et mon cul, c’est du poulet ! Dans ma bonne vieille ville de Charleroi, qui n’a jamais été un modèle de propreté, jadis à cause des charbonnages et de la sidérurgie et aujourd’hui, à cause des dégénérés de politicards, qui en ont fait un cloaque répugnant à ciel ouvert. Aux abords de la gare les trottoirs élargis à l’extrême pour avoir trop mangé les parkings, semblent disproportionnés, par rapport au nombre d’usagers bipèdes qui les empruntent. Transformés désormais en véritables autoroutes, pour tout engin "écologique" capable de se déplacer sur roues : vélos, trottinettes, hoverboards, gyropodes défilent à toute vitesse, exposant ainsi la piétaille aux dangers, dont ces espaces étaient précisément censés la protéger. Faut pas chercher à comprendre.
Mais le pire, ce sont ces accès aux berges de la Sambre, conçus pour les pêcheurs. Juste face à la gare. Ces étroits escaliers de béton gris, sale et qui soulèvent le cœur dès que l’on s’en approche, jonché de cannettes, de bouteilles au point que l’accès en est matériellement impossible. Avec en prime, l’odeur permanente d’urine, de merde, de vomi et probablement d’autres fluides, que rigoureusement ma Mère, m’a défendu de nommer ici. La voilà, l’écologie moderne ! De prestigieuses maquettes des projets matraqués par les télévisions locales, de la promotion à outrance, des promesses d’une vie meilleure, de cadre agréable et qui, la triomphale inauguration terminée, tournent en eau de boudin. Quand j’entends les critiques de la crasse à Paris, je ne peux m’empêcher de penser à mon bon vieux... Chicago sur Sambre et ses bagnoles, qui pour malodorantes qu’elles furent, ne m’ont jamais fait gerber...