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Le Pr Raoult a l’art de remettre les journalistes à leur place lorsqu’ils répètent ou affirme des âneries comme des perroquets. Par contre son approche de la médecine est critiquable à plus d’un titre et empreinte d’une jouissance dans l’exercice de la compétition propre à la recherche fondamentale pour qui la publication et l’émulation de la découverte prime sur le reste. Cela se ressent lorsqu’il fait l’éloge de la technique médicale à travers les appareillages hospitaliers toujours plus nombreux en matière de diagnostiques, se faisant même le porte parole des montres de mesure d’oxygénation et que sais je encore. Je ne parle même pas des commandes d’appareillages dit de grand froid pour la conservation des matériaux biologiques (virus, cellules, bactéries,molécules diverses...). Mon frère ayant été invité à l’IHU pour justement un appel d’offre à l’achat de matériels ainsi que des contrats d’entretiens SAV qui vont avec (il est technicien frigoriste -80,-150 ) ! Dans son corps de métiers, la 4ème révolution technologique a du bon et ouverte à une économie de marché aux contrats juteux et particulièrement concurrentiels menant à un changement de modèle économique auquel il prend plaisir à participer. Cela reste certainement un excellent scientifique qu’il serait sot de ne pas écouter mais j’ai de plus en plus le sentiment amer que ce genre de sommité est essentiel à convaincre afin de se servir de leur aura pour mécaniser, robotiser, numériser les centres de soins du futur dans une course effrénée de l’efficacité technique dans un rapport coût production à valeurs ajoutés systématique. Chez Raoult c’est sans doute le tropisme militaire ayant forgé et pétrie le personnage qui prime dans l’approche qu’il défend. Cependant le glissement et la fusion des idées de Schwab (Davos), des intérêts de certains pays dont la puissance économique provient de ces marchés en expansion et du désir de contrôle croissant des élites européenne (Allemagne en tête) semblent converger parfaitement. La France dans tout cela n’étant plus qu’une province à dépecer au bénéfices des puissances telluriques mettant fin à l’hégémonie thalassocratique anglo-saxonne.