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Comme bien souvent, un débat de qualité avec Taddei en retrait avec peu d’interventions mais plutôt de bonne facture, on apprécie le travail de RT.
Généralement, les tenants progressistes ne parviennent pas à cacher la dimension idéologique de leurs lignes. Et lorsque leurs contradicteurs mettent en évidence leur positionnement idéologique, comme l’a très bien fait Rochedy (R.) "je n’aime pas la vanité de nos contemporains qui traitent nos ancêtres d’idiots de soumis et de prédateurs" en gros), ils s’agacent et en bafouillent.
Je dirais que ce débat, avec un R. qui cite le brillant Christopher Lasch (lire le culte du narcissisme de toute urgence préfacé par Michéa) et un Liogier (L.) qui se cite lui-même avec la folle Héritier, est assez représentatif des enjeux autour du principe de réalité.
La réalité pour L. n’existe pas et la seule explication à la répartition des rôles entre le féminin et le masculin est l’application d’une domination (dialectique typiquement marxist-hégelienne).
R. a parfaitement signalé le paradoxe suivant : si la nature est égalitaire, alors pourquoi l’égalité a-t-elle cessé ? Eh bien L. est contraint de traiter l’homme blanc hétérosexuel de prédateur originel (ce qui est une contradiction : soit l’homme et la femme n’ont jamais été égaux voire identiques chez Héritier auquel cas il ne faut pas aller chercher dans la biologie les moyens de promouvoir l’égalité, soit ils ont été égaux auquel cas il faut expliquer que la Nature n’a pas les moyens de se suffire à elle-même, ce qui est bien sûr le projet progressiste dans son déni du principe de réalité et de nature), jusque dans son rapport à la Nature.
Via l’EGALITE, le délire de l’écoféminisme se rapproche de jour en jour. Un climatosceptique aura tendance, selon L., à être nationaliste, blanc et hétérosexuel car ce sont les visages de la "prédation" "capitalistique". Autant vous dire que ce sociologue de chiffon ne désire pas comprendre l’attrait des femmes pour la captation des ressources par le travail indirect de l’homme "pourvoyeur de calories" !
R. s’en sort bien, indépendamment de ses opinions politiques que je choisis de ne pas intégrer à cette lecture, contrairement à L. qui fait tout, notamment de manière assez vicieuse, pour réduire le discours de son contradicteur à ce dernier et ce dernier à une politique.
Bon, pour être honnête, les forces politiques en présence ont bel et bien avancé démasquées. À cet égard aussi ce débat était instructif.