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C’est parfait. Tout se déroule à merveille. La classe capitaliste internationale s’en frottent les mains.
D’un côté, les idiots utiles de la petite bourgeoisie culturelle, perdus dans une vie où l’absence de sens, de véritable relation d’humanité, les pousse à défendre unilatéralement les intérêts d’un lumpenproletariat manipulé par le Capital et force supplétive objective contre les prolétaires autochtones.
De l’autre cette France populaire, potentiellement réfractaire mais désormais amnésique de sa tradition de lutte des classes plébéienne, qui, désormais incapable de penser au-delà de la politique et de l’économie, cherche, désespérée, un dérivatif de violence et un ennemi de substitution.
Tous les rôles de l’aliénation moderne sont maintenant positionnés : le "Jacques" réformiste, la conseillère culturelle bourgeoise parasitaire cosmopolite de "l’entre-soi", les séculaires déracinés sans conscience historique, les populations formellement "islamisées" au carrefour de toutes les manipulations modernes, les syndicats sous contrôle étatique, les groupes "identitaires" qui veulent une marchandise nationale, les électeurs dont le réformisme le dispute à la servilité, le paysan isolé et déprimé, les salariés émasculés du tertiaire sans tradition de lutte, etc.
"Nous avons inventé le bonheur", disent les derniers hommes.