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La peu aimable amibe l’Habib choisit donc de nous entretenir de « guerre de religion ».
Entendez : les Arabes palestiniens sont des fanatiques musulmans prêts à tous les sacrifices pour appliquer leur loi divine révélée et pour toucher leur lot de vierges au paradis, contrairement aux sionistes, tout de raison laïque pétris, ouverts à l’examen critique.
Mais alors, pourquoi ont-ils fondé leur Sionistan agressif au Moyen Orient ? Sur quelles bases textuelles, par exemple, ont-ils choisi de s’implanter à l’est du bassin méditerranéen plutôt qu’en Nouvelle-Guinée Papouasie ou au Groenland ? Peut-être que le citoyen Meyer, ô combien soucieux des intérêts de la France, veut signifier que l’écrivaillon à scandales Herzl est un prophète, annonciateur d’une religion nouvelle.
Ce nouveau culte a même un dogme, inaccessible au débat contradictoire, affublé d’un nom exotique car plus vendeur, la shoah, ses cohortes de martyrs, ses démons, et surtout une axiologie particulière : quand on vole on est volé, quand on ment on dit vrai, et l’on est toujours une malheureuse victime, détestée du reste du genre humain — car on est divinement à part — qui fait la guerre « sans l’aimer » comme le dit un célèbre pousse-au-crime permanenté.
Dès lors, comment ne pas souscrire aux thèses du génial Meyer. Oui, Israël est l’« État le plus moral au monde ». Du moins si l’on adhère à ce que les disciples de l’eschatologie selon Theodor (Moshe) Herzl nomment « la morale ». Et surtout si l’on accepte de se laisser entraîner sur ce terrain chéri des escrocs sectaires où l’on peut prétendre penser alors qu’on marche en crabe.