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Leur notion de stéréotype est dévoyée. Un stéréotype, c’est une phrase toute faite, qui est répétée de manière mécanique. Celui qui dit des stéréotypes, c’est quelqu’un qui fonctionne au plan de la mémoire plutôt qu’au plan de la raison. Il ne réfléchit pas : il imite.
Mais l’organisation sociale qui fait que 99% des personnels en crèche sont des femmes, cela n’a rien d’un stéréotype : c’est la raison qui indique que les femmes sont beaucoup qualifiées pour s’occuper des enfants en bas âge ; cela correspond de plus à leurs appétences. L’homme a en effet trop de testostérone, il est trop "brute".
Que la société laisse une grande place à la maternité pour encadrer les enfants en bas âge correspond à l’organisation optimale, c’est la meilleure organisation qui soit.
Leur "combat" contre ces "stéréotypes" qui n’en sont pas ne fera qu’installer une organisation sous-optimale en matière d’éducation infantile, et donc désorganisera la société, la rendant moins efficace.
C’est le classique argument de l’égalité. Toute société s’organise. Or, dans toute organisation, chacun joue un rôle qui lui est propre, fonction de ses habiletés. La société est ainsi le lieu de la complémentarité des rôles. Mais elle n’est jamais le lieu de l’égalité des rôles.
La rhétorique de l’égalité vise donc essentiellement à désorganiser la société en sabordant l’organisation sociale. C’est exactement ce qu’ils font.
Personnellement, je ne crois pas qu’il faille répondre à la rhétorique de l’égalité par une rhétorique de l’identité. C’est la raison qui indique que les usages traditionnels sont bien meilleurs que les niaiseries égalitaristes post-modernes.
Si nos traditions étaient stupides, il ne me gênerait pas d’en changer. Je ne suis pas pour l’identité en tant que telle. Ce qui me gêne, c’est cet appel à changer d’excellentes traditions pour des stupidités issues de théories foireuses et à courtes vues.