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Ce que je retiens de cet échange c’est le passage dans lequel Naulleau admet que Soral et Zemmour sont en accord sur tout sauf sur la question du rôle joué par les juifs dans le désastre présent et où Soral répond que curieusement Zemmour est, lui, invité sur les plateaux. Ca résume tout et il est savoureux de regarder Naulleau esquiver, faire comme s’il n’avait pas entendu. Il sait bien, malgré ses dénégations, que c’est le cœur de tout.
L’esquive c’est la méthode de Naulleau. Il répond à côté, ou il ne répond pas, ou il déforme. Il fuit en permanence. C’est assez triste, au fond, qu’il se croie si libre et qu’il soit conditionné à ce point.
Je ne me réjouis pas vraiment de ces dialogues désaccordés. Il est possible que Naulleau soit sincère dans sa démarche et qu’il croie vraiment vouloir échanger des idées. Mais quel est le résultat net, finalement ? Le spectacle de l’infréquentabilité de Soral. Toute l’animation médiatique autour de la sortie du livre ne dit qu’une chose : les idées défendues par Soral sont dégueulasses, criminelles (Naulleau, d’ailleurs, confirme). Et cela a beau être un mensonge, c’est ce que la majorité des gens qui ne connaissait pas Soral ou E&R retiendra. Je pense qu’on sous estime beaucoup le pouvoir de la télévision sur les masses, même instruites.