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Très belle synthèse qui étreint. Merci de nous faire partager cette expérience où pas une ligne n’est de trop. “La richesse illumine la médiocrité” écrivait Abel Bonnard. “Le financier vit trop près de l’argent et trop loin des hommes ; il n’est ni dans le solide ni dans le sublime ; il lui manque à la fois cette sagesse pratique et cette élévation de l’esprit qui constituent les hommes d’Etat. Il n’est qu’un spécialiste que le désordre des choses a promu à une importance presque monstrueuse. Parasite des circonstances, il en profite et il en abuse sans être capable de les dominer. Il est l’homme d’aujourd’hui sans jamais être l’homme de l’avenir. Il n’a d’autre système que d’exagérer toujours son activité, que de s’étendre indéfiniment à travers une société qu’il ravage. Ses promesses, ses assurances, ses vantardises cèdent tout d’un coup à l’effarement et à l’épouvante quand il voit l’abîme ouvert, et alors, pour essayer de se sauver, il perdrait le monde.” (octobre 1931)