Qu’en pense Nicolas Dupont-Aignan ?
14 février 2013 00:39, par RobespierreHommage imbécile du vice à la vertu, voire du mensonge à la vérité.
Car après tout, à chaque fois que les nervis de la mémoire glapissent et rappellent que monsieur M’Bala M’Bala a invité Robert Faurisson — délicieuse ironie du chiffre — à recevoir des mains de Jacky le « prix de l’infréquentabilité », ils donnent raison à l’humoriste. Parés d’on ne sait quelle autorité, puisqu’ils ne sont pas plus des héros, des victimes, des puits de science que toi, lecteur, ou moi, ils crachotent des imprécations et désignent à la vindicte quiconque s’abouche avec un vieux professeur.
Nietzsche pointerait sans doute que nous assistons à la piteuse tentative d’exercice d’un pouvoir par des esclaves. Non qu’ils le soient ontologiquement. Pire. Ils choisissent de l’être car le cœur leur manque face à la liberté sans bornes. Forts de rien, vides de vigueur physique et intellectuelle, d’élan vital, ils tentent de s’imposer par une morale à leur échelle. La mansuétude, la largesse, la bravoure, le panache passent les bornes étriquées de leurs âmes décomposées. Ils se savent étroits et n’en sont que plus bilieux. Comment ce qui est pétri d’envies recuites produirait-il quelque chose de vaste ?
Classe qui se dit sacerdotale, travestie d’oripeaux qu’elle prétend sacrés. Classe qui mâche du cadavre et vous jette en travers le nez les odeurs nauséeuses de la pourriture émanée de pauvres morts par ses soins détroussés.
Classe en perpétuelle gésine de décès. Charognarde. Tu ne mérites, pour apprendre l’amour de la vie, que la morsure du fouet manié par l’ironie.
Alain Soral et E&R
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