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Cette structure fait partie de leur personnalité. C’est devenu une identité au sens le plus fort du terme.
Le traumatisme de la seconde guerre mondiale et de ses camps a été si terrible que la peur de recommencer ça tétanise tous les parents des victimes actuelles. Ce traumatisme provoque une réaction violente à tout ce qui rappelle de près ou de loin cette horreur. Le sionisme et l’état d’Israêl sont nés sur un "plus jamais ça" de l’affaire Dreyfus et des camps de la mort. Golda Meir raconta qu’elle est devenue sioniste lors d’un pogrom commis contre les juifs de sa communauté. Ces gens portent une mémoire de l’horreur et un serment fait à eux-mêmes du "plus jamais ça". Ce serment autorise tous les moyens pour survivre.
Toute discussion, étude ou approche de ce drame autre que le "plus jamais ça" est devenu intolérable à cette communauté. Tout ce qui pourrait diminuer, comprendre ou réduire cette blessure atroce est vécu comme une agression contre leur identité. Je reconnais que c’est vrai. Leur identité est définie par cette terreur atavique du retour de "ça" et la violence que cette terreur autorise. Y toucher, c’est changer profondément la vision du monde et d’eux mêmes de ces gens.
Cette horreur a éveillé une culpabilité collective chez tous les occidentaux qui ont laissé faire ou ont ignoré ça. Les plus culpabilisés sont tous les défenseurs des droits de l’homme. Ce sont tous les opposants à toute discrimination. Et là, il y en a une d’énorme. Alors tous ceux qui se veulent supérieurement moraux par leur refus de toute discrimination seront avec les familles des victimes des camps. Ils le seront farouchement et totalement. La vérité et la réalité ne peuvent pas entrer en ligne de compte. Examiner les faits et les évènements ne peut pas être admis, ce serait se compromettre avec l’horreur. Ils sont parfaitement en phase avec les sionistes. Ils partagent avec eux la haine de ceux qui ont commis ces horreurs et de ceux qui leur rappellent, même de très loin, cette horreur. Toute contradiction, désaccord ou même question sur ces faits est vécu par ces gens comme un renouveau du nazisme et du fascisme. Ces idéologies étaient une opposition à leurs croyances et par association, toute contradiction, désaccord ou question est pour eux un rappel de cette abomination.