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"Là encore, c’est une sur-interprétation personnelle qui ne prend pas en compte le jeu sur le sentiment des personnages. Cet homme politique ne chute pas comme n’importe quel homme politique mais parce qu’il rencontre l’absurdité du monde, qu’il ne la supporte pas (car encore une fois, sa Foi n’est pas assez assise). il la supporterait s’il avait réellement la Foi. Mais l’amour qu’il portait à une femme, en définitive, était supérieur à l’amour qu’il portait au monde (d’où un manque de Foi évident). A aucun moment, on ne peut imaginer que tous les hommes politiques soient comme lui, car il vit une histoire particulière et personnelle, même si les hommes politiques ont un lien psychologique spécial aux femmes souvent (mais ce thème n’est pas du tout abordé dans le film)"
Et c’est moi qui surinterprète ? Aucune référence objective chez le personnage à une croyance quelconque assimilable de près ou de loin à ce que vous nommez la foi (pas de crucifix, d’étoile de david ou autre). Faut juste redescendre un peu, Dent n’existe pas ! Il a seulement vocation en tant que personnage à illustrer l’espoir que peut susciter un homme politique quand le climat social est désastreux. Encore un fois, l’enjeu du combat mené par Batman est destiné à protéger la population de Gotham, le peuple, la masse. Sans cet enjeu, pas de Batman, pas de Dent, pas de joker. Dent chute car sa foi (politique pas religieuse) dans le système est ébranlée suite à la perte de sa bien aimée (l’amour donc pas l’idolâtrie dont vous parliez !!), la faute à un système corrompu qui l’a trahit. Néanmoins, sa soif de justice reste intacte (la même qui était à l’origine de son engagement) sauf qu’il change de support pour l’appliquer quand l’anarchie représenté par le Joker vient lui soumettre une alternative (il ne tue pas le Joker mais s’en remet au sort juste, équitable, non discriminant).
"Là, je m’inscris vraiment en faux contre cette analyse. Heureusement que le citoyen se dégonfle au moment d’appuyer sur le détonateur !!!"
C’est pourtant l’illustration parfaite que le pouvoir (le vrai) ne peut être entre les mains du premier pékin venu (d’où la nécessité de recourir à l’institution) Le fait que le prisonnier patibulaire se sacrifie en jetant le détonateur montre que Nolan relativise le concept de bon citoyen tout en induisant les notions de rédemption puisque le type "normal" s’apprêtait lui à "sacrifier" les autres...