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Alain Soral, entretien de mars 2012
Le 29 mars 2012 à 20:42 par 1 Buk

A propos de The Artist, je vais recadrer : JE suis à l’origine de l’analyse que Monsieur Soral a produit, et le remercie de la véhiculer, mais il n’est pas allé jusqu’au bout de l’e-mail que je lui avais envoyé, et pour lequel il m’a remercié ; je réponds donc à l’abruti (commentaire n°125747) qui contredit Mr Soral en pensant que le succès de The Artist s’explique par le cinématographique.

Pour ceux qui seront capables de suivre, c’est une analyse à 3 niveaux de Logos : socio – économico –politique. Concernant The Artist, il y a deux traitements à distinguer : celui en France et celui aux Etats-Unis. En France, les médias de masse considèrent la réussite aux Etats-Unis comme la consécration ultime ; alors qu’aux Etats-Unis, le cœur du « star system », moteur du capitalisme, déploie son apogée au sein de l’appareil propagandiste qu’est le cinéma pour masses. (Pour preuve de son aliénation au système économique, la grève des scénaristes). Si The Artist a été récompensé là-bas aux oscars (ce qui, soit dit en passant, ne représente qu’une classe sociale huppée), c’est parce qu’en cette année 2012 de pouvoir bancaire menaçant, ce qu’ils aiment à appeler « La grande famille du cinéma » (j’insiste sur ce syntagme que l’on retrouve dans leur discours de remerciements), s’auto-protège, se ramasse sur elle-même en attirant les masses sur le divertissement cinématographique et son Histoire : d’où les 2 films ayant empoché un max d’oscars : The Artist, qui retrace l’histoire du muet au parlant (John Gilbert et Greta Garbo), ET Hugo Cabret, hommage de Scorcèse à Méliès, français, grand-père des effets spéciaux. Maintenant, pourquoi un film français ? Il y a fort à parier que cela soit un pourboire qu’offre complaisamment 1 certaine élite américaine aux français pour leur action en Lybie (voir opération Harmattan), dans la mesure où le film situe l’action aux Etats-Unis, utilise une équipe de tournage américaine etc. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’industrie cinématographique américaine participe à tous les tapinages : soumise aux politiques de guerre (voir le film Green Zone), soumise à la finance (voir fin de Cowboy vs Envahisseurs), et à toutes les marques qui payent pour que leurs produits figurent dans les films : Tout le « American dream » que nous vivons vient de là

Voir ma quenelle de 160 à Debout la République sur le forum Politic fight : http://politic-fight.forumgratuit.fr/t37-nicolat-dupont-aignan-et-le-cinema-francais

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