Le western zapatiste

Émission « Nos chers vivants », TV Libertés, avril 2015

Publié le : samedi 18 avril 2015
Modifié le : lundi 13 juillet 2015
Commentaires : 20
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Libération nationale mexicaine (voir indienne) face à l’impérialisme yankee, révolution sociale contre les grands propriétaires terriens, catholicisme tellurique latino en opposition au protestantisme hypocrite nord-américain irriguent les westerns zapatistes dans les années 1960-70 en Italie. Réalisés par Sergio Leone, Sergio Corbucci, Sergio Sollima, etc., ces films d’un genre très spécial, un peu baroques, comptent dans leur distribution des acteurs remarquables tels que Gian Maria Volonté, Lee Van Cleef, Tomas Miliian ou Franco Nero.

 

Invités :

- Jean-François Giré : auteur du livre Il était une fois le western européen (Baazar & co) et réalisateur du documentaire Django, Sartana, Trinita et les autres. Il prépare actuellement un autre documentaire centré sur Sergio Leone.

- Nicolas Gauthier : journaliste à Boulevard Voltaire et à la revue Éléments (lire son article « Le western zapatiste ; De gauche ou de droite ? Les deux bien au contraire... »), janvier-mars 2013, n°146).

Émission présentée par Arnaud Guyot-Jeannin.

 

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20 commentaires
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Le 18 avril 2015 à 22:26 par Luc de Rouen
#1166095

Vraiment excellent. On s’arrête tous à Sergio Leone qui a dit un peu facilement "je n’ai donné naissance qu’à des enfants débiles" : c’est vrai que "Pour une poignée de dollars" et "Il était une fois dans l’ouest" semblent indépassables mais cet entretien m’a vraiment donné envie de découvrir Sergio Corbucci notamment.

En tout cas, bravo aux italiens, qui de Monicelli à Ettore Scola ont tenu la dragée haute aux américains pendant de nombreuses années en matière de divertissement intelligent.

Nous, on a aujourd’hui Europa Corp, Luc Besson, Olivier Megaton, Jean francois Richet, Alexandre Aja, Toledano et Nakache et Kassovitz.

Je crois que je vais télécharger "Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" de Michel Audiard : ça va peut être me remonter le moral.

Le 18 avril 2015 à 22:52 par ras
#1166107

Le 16 mai 2014, Luc Besson annonce à Cannes une levée de fonds de 450 millions de dollars sur 5 ans auprès de JPMorgan Chase, SunTrust Banks et OneWest Bank afin de développer des productions internationales

en escroc du cinéma, le disciple de besson Louis Leterrier, j’étais encore au lycée que je voyais des erreurs dans ses films même pas digne d’être diffusé, ( au passage il est le fils d’une mère costumière, Catherine Leterrier ce qui fait de lui le neveu de l’ancien Premier Ministre / ministre des affaires étrangères Laurent Fabius).....comme le hasard est bon !

Le 19 avril 2015 à 00:25 par Luc de Rouen
#1166151

"en escroc du cinéma, le disciple de besson Louis Leterrier, j’étais encore au lycée que je voyais des erreurs dans ses films même pas digne d’être diffusé, ( au passage il est le fils d’une mère costumière, Catherine Leterrier ce qui fait de lui le neveu de l’ancien Premier Ministre / ministre des affaires étrangères Laurent Fabius).....comme le hasard est bon !"

J’avais oublié Louis Leterrier. Merci pour cette bio digne d’Emmanel Ratier que j’ignorais totalement. Le cinéma francais est vraiment devenu l’enfer des "fils de ...".

La palme revenant selon moi à 2 actrices parmi les plus mauvaises mais les plus médiatisées :
- Lea Seydoux : selon wikipedia "Léa Seydoux est la fille de Valérie Schlumberger, de la famille Schlumberger et de l’entrepreneur Henri Seydoux, et la petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé. Elle est également la petite-nièce de Nicolas Seydoux, le président de Gaumont, et de Michel Seydoux, le président du LOSC. Elle précise que « mon grand-père, le président de Pathé, n’a jamais manifesté le moindre intérêt ni levé le petit doigt pour ma carrière. Et jamais je ne lui ai demandé quoi que ce soit. » Elle est aussi la cousine de Sidonie Dumas, l’actuelle présidente-directrice générale du groupe Gaumont."
- Mélanie Laurent : toujours selon wikipedia " Ses grands-parents maternels étaient éditeurs d’affiches de théâtre. Sa mère, Annick, est professeur de danse et son père, Pierre Laurent, est comédien spécialisé dans le doublage (il prête notamment sa voix à Ned Flanders et à une vingtaine de personnages de la série Les Simpson)." Dans la première fiche wikipedia il était indiqué que son père était sépharade et sa mère ashkénaze ... supprimé depuis ... allez savoir.

Le 19 avril 2015 à 09:29 par zuleya
#1166247

@luc C’est un fait récent de supprimer systématiquement les origines ethniques dans wiki...Y compris le wiki américain... Plus généralement tous les sujets sont devenus conscensuels. En particulier si vous regardez des pages consacrées à des sujets un peu chauds comme par exemple "les protocoles des sages de sion" vous avez un article qui démontre sans contre-argument à quel point cet ouvrage est un faux. Moi je veux bien. Mais je constate que ce n était pas le cas il y 2 ans ...Et je ne constate aucune avancée des historiens expliquant ce revirement... De plus le contenu de la page wiki est de type propagandiste-émotionnel et non pas factuel. De même que l’origine de Mlle Laurent n est pas à cacher. Y a pas de honte a etre juif que je sache. C’est insultant pour nous les goyim à la fin...il y a pas si longtemps ces actrices en parlaient abondamment pour dire à quel point leur grands parents avaient souffert et les nôtres étaient des monstres. Et le cinéma étant une arme de propagande il est vital que les gens sachent qui les manipule potentiellement car l’appartenance religieuse est un déterminant essentiel des positions idéologiques. Et puis dans le cinéma c’est devenu le déterminant de qui a une carrière ou pas. Les français ont droit à avoir des petites gauloises qui les représentent comme à l époque de bardot ou deneuve. Comme par hasard c’etait l époque où ces stars francaises étaient vraiment internationales et pas des petites starlettes pistonnées et sans charisme. Cette encyclopédie en ligne est devenue totalement une arme du système. Elle a été honnête 7 ans plus une fois qu elle est devenue incontournable elle est devenu un outil central du contrôle de l information. Y a pas à dire ils sont forts...

Le 19 avril 2015 à 15:11 par Henri XI un peu
#1166413

@ Luc de Rouen

mais cet entretien m’a vraiment donné envie de découvrir Sergio Corbucci notamment.

Surtout "le grand silence", sans doute le film le plus iconoclaste du "spaghetto bolognaise" car le héro (J.L. Trintignan) s’en prend plein la gueule du début à la fin par le méchant (l’ultra ravagé Klaus Kinski). Superbe. https://www.youtube.com/watch?v=KUt4dlWrQDU

Je crois que je vais télécharger "Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" de Michel Audiard : ça va peut être me remonter le moral.

Un petit conseil qui pourrait t’aider à ne pas le faire redescendre de si tôt (du Melville dans le texte, du Lino l’aventura dans le geste, et du Paul Meurisse dans l’éloquence) : https://www.youtube.com/watch?v=ifEUaD5iK_s Les liens mènent aux films complets. Bon visionnage...amigo.

Le 19 avril 2015 à 16:12 par JFR
#1166442

C’est de la mauvaise foi de comparer du cinéma italien des années 60 au cinéma français d’aujourd’hui. Le cinéma italien d’aujourd’hui ne vaut pas mieux, et le cinéma français des années 60 est un grand cinéma, tant sur le terrain du film d’auteur, du film de genre et du divertissement (parfois les trois à la fois).

Le 18 avril 2015 à 23:23 par miloud
#1166121

Emiliano Zapata est passer aux oubliettes au Mexique , la modernité civilisé d’oncle Sam oblige, repose en paix senior Zapata et idem pour Augusto Sandino du Nicaragua .

Le 19 avril 2015 à 01:41 par RaoulC
#1166166

Très intéressant. Bonne régie (cadrage, jeux des caméras) aussi. TV Liberté se professionnalise. C’est très bien.

Le 19 avril 2015 à 01:48 par espoirs patriotes
#1166168

@Luc de Rouen

Le meilleur western de Sergio Corbucci c’est "Le grand silence..." avec Jean-Louis Trintignant comme acteur principal.

Un chef-d’oeuvre...

Le 19 avril 2015 à 10:49 par Du Gesclin
#1166277

On peut ajouter Clint Eastwood, le dernier géant du cinéma américain, et la musique d’Ennio Morricone, qui a fait beaucoup pour le western spaghetti.

Le 19 avril 2015 à 15:31 par Henri XI un peu
#1166423

C’est clair que c’est le grand coup de poker du roi Léone. Prendre un célèbre acteur de feuilleton hollywoodien ("Rawhide" voir les Blues Brothers) pour en faire sa propre vedette... Et ça Clint ne pourra jamais le renier.

Le 19 avril 2015 à 18:00 par Kenzan
#1166493

@Henri XI un peu

C’est clair que c’est le grand coup de poker du roi Léone.

Eastwood n’était pas l’acteur que voulait Leone pour son film ! Leone voulait Henry Fonda, James Coburn, Charles Bronson voir même Richard Harrison (les bisseux savent qui c’est) pour le rôle. Tous ont refuser. En désespoir de cause, le choix se porta sur Eastwood...

Le 20 avril 2015 à 13:25 par Henri XI un peu
#1167020

@Kenzan

Henry Fonda, James Coburn, Charles Bronson voir même Richard Harrison

Ca ne change rien à la donne, il est devenu à lui seul plus célèbre que tous ces grands acteurs réunis. Sauf erreur de ma part, John Wayne avait déjà prononcé le fameux "C’est lui qui me succédera !".

Le 19 avril 2015 à 12:56 par Roger
#1166335

Excellent ! je découvre un volet intéressant du cinéma vers des points de vue insoupçonnés. Matière à réflexion.. Très instructif..

Le 19 avril 2015 à 14:07 par espoirs patriotes
#1166374

Qui a vu le western Italien "Le bon, la brute et la tremblote" ?

Le 19 avril 2015 à 14:28 par Simone Choule
#1166382

Ay Caramba ! Toute mon enfance ces petits westerns européens ! "Tire encore si tu peux", "Et le Vent apporta la violence" "El Chuncho" "Vamos a Matar Companeros !" "Le Retour de Ringo" "Le Dernier Face à face" ! Pour comprendre aussi bien les racines antiques du western (Homère) et la gauche sud-américaine (auquel E&R par son Chavisme est relié) il importe de voir ces séries B triviales (l’humour très latin-populo) et mises en musique par l’immense Ennio Morricone (dans lesquels Tarantino est venu faire son marché, notamment "El Mercenario").Très bon cet éclairage qui nous démontre que les réalisateurs de ces westerns (Corbucci, Sollima..) sont soit des anars de droite, soit des désabusés du gauchisme pour être revenu ainsi des idées révolutionnaires.

Le 19 avril 2015 à 16:16 par dummy65
#1166446

liste des films cités :

- El Chuncho
- il mercenario
- companeros
- et viva la revolution
- le dernier face à face
- colorado
- saludos hombre
- o’ cangaceiro
- il était une fois la révolution
- pour une poignée de dollars
- yojimbo
- le spécialiste
- Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ?
- keoma
- django porte sa croix
- Requiescant
- sabata
- arizona colt

manque les films cité les 25 dernières minutes

Le 19 avril 2015 à 16:55 par dummy65
#1166462

Gillo Pontecorvo

Film : 1956 : Giovanna, sur une grève d’ouvrières 1957 : Un dénommé Squarcio avec Yves Montand et Alida Valli 1959 : Kapò, sur les camps de concentration nazis 1966 : La Bataille d’Alger (La Battaglia di Algeri) 1969 : Queimada avec Marlon Brando 1979 : Ogro

En 1960, il décrit l’univers concentrationnaire, avec Kapò, histoire d’une juive qui devient l’auxiliaire des nazis.

En 1966, il met en scène son film le plus important, La Bataille d’Alger. Ce film demeure longtemps interdit en France et son exploitation provoque de nombreux remous.

Dans Queimada (1971), dominé par l’interprétation de Marlon Brando, il s’attaque à nouveau au colonialisme, avec une évocation des Antilles au milieu du XIXe siècle.

Le 19 avril 2015 à 23:37 par elevencyan
#1166710

Dommage qu’ils ne parlent pas des origines du western de leone avec "que viva mexico" de eisenstein.

Le 20 avril 2015 à 23:27 par Philippe de Macédoine
#1167430

Ce qu’il y a de fabuleux dans ce cinéma des années 60-70 ; c’est le réalisme et la démentielle virilité qui émanent des acteurs. Je déplore le réalisme moderne type filmer des punks à chien ou des bobos qui glosent sur les gonflement ovariens de quelque pintade botoxée... Mais le réalisme des poils de barbe, de la crasse et de la mégalomanie des personnages de l’époque sont d’une beauté remarquable et inspirent une vraie peur.

Cependant, il est bon de ne pas oublier aussi que le cinéma américain contemporain des westerns zappatistes est aussi phénoménalement subversif à la même période. C’est Soleil Vert par exemple, taxi driver, retour vers l’enfer de Cimino, Serpico, tout le New York noir de Casavetes, Ben Gazara.

Le dernier à avoir mis un tel réalisme en action, de mon point de vue de non cinéphile, restera Kusturica avec ses édentés sublimes.

Allez, on ressort notre "Affreux, Sale et Méchant" et on leur laisse leur "Beau, Propre et Gentil".