Mandon, c’est notre CEMA, qui a senti que le vent de l’histoire pouvait le sortir de son bureau moquetté. Mandon, c’est un certain Mielcarek qui en parle le mieux.
« Le CEMA parle, calmement, fermement : "Nos hommes et nos femmes tiendront s’ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, nous sommes en risque."
Le CEMA parle. Et le vacarme des ignares stratégiques empêche de l’écouter. Partout, ceux qui ne bossent pas sur le sujet ou ceux qui se trompent depuis 15 ans hurlent, dénonçant un va-t’en guerre. Ce que n’est pas le général Fabien Mandon.
Tous ces braillards, tous ces bavards, tous ces ignares, qui ne s’intéressent au sujet que lorsque cela leur permet de capter un peu l’attention d’un public trop peu informé de ces questions veulent que vous n’écoutiez pas ce que dit le général Mandon. »
Le CEMA parle, calmement, fermement : "Nos hommes et nos femmes tiendront s'ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, nous sommes en risque."
Le CEMA parle. Et le vacarme des ignares stratégiques… pic.twitter.com/Ize8LHoei5
— Romain Mielcarek (@romainmielcarek) November 19, 2025
Le tweet du fan de Mandon est un peu long, mais il a un mérite, celui de nous amener à l’intervention du CEMA devant l’association des maires de France.
« Nous sommes fondamentalement plus forts que la Russie, mais il faut accepter que nous vivons dans un monde en risque et que nous pouvons devoir utiliser la force pour protéger ce que nous sommes...
Le terrorisme nous a profondément marqués... Des patrouilles de Sentinelle pour ceux qui les vivent rappellent le risque terroriste...
Le principal risque aujourd’hui, c’est un risque de forme de faiblesse face à une Russie qui est décomplexée dans l’usage de la force, et qui poussera son avantage si elle sent qu’on reste faibles...
40% de son économie va à l’industrie de défense... On a tout le savoir, toute la force économique, démographique, pour dissuader le régime de Moscou d’essayer de tenter sa chance plus loin...Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez avec un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est... Ils tiendront dans leur mission s’ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut, il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, par exemple, si on n’est pas prêts à ça, alors on est en risque. Et je pense qu’on a la force d’âme, la France a toujours démontré sa force d’âme dans les moments difficiles. et là on est dans le moment où il faut en parler. Il faut en parler dans vos communes...
On peut avoir le sentiment que c’est loin et c’est vrai que ça reste loin. La mécanique, c’est pas des chars russes qui débarquent en Alsace, la mécanique, c’est une mécanique de solidarité. C’est une mécanique de solidarité avec des pays qui sont aujourd’hui sur le flanc est de l’OTAN, qui pourraient être attaqués, et qu’on ira protéger par solidarité. »
C’est effectivement lors de ce discours que Mandon a demandé une collecte de sang pour l’Ukraine, suivant le même circuit que l’argent pour les mondialistes et l’oligarchie française. Il s’agit de donner notre argent puis notre sang pour ces corrompus sanguinaires. Des images de vampires surgissent de la mémoire collective.
Et pendant que Mandon joue au maréchal d’Empire ou à Jodl, Trump négocie avec Poutine la reddition de l’Ukraine.
Le Monde, à qui nous empruntons humblement ce paragraphe, résume le problème pour le camp européiste :
Cette nouvelle initiative diplomatique survient alors que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est fragilisé par un vaste scandale de corruption dans le secteur énergétique, qui a coûté leur poste à deux de ses ministres et suscité le départ précipité d’un de ses proches, à la veille de perquisitions menées par des enquêteurs. « Steve Witkoff et le Kremlin cherchent à persuader [Donald] Trump de faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle conclue un accord plus favorable à la Russie, en tirant profit d’un contexte informationnel difficile pour Kiev », estime Kirill Rogov, fondateur de la plateforme d’analyses Re : Russia et chercheur associé à l’Institute for Human Sciences de Vienne. Et cela au moment où l’armée russe avance dans l’est du pays, tout en multipliant les frappes sur les civils et les infrastructures énergétiques, à l’entrée de l’hiver.
À la lecture de ce Grand Jeu, le discours martial et sacrificiel de Mandon aux maires (et aux jeunes) prend un tour grotesque, sinon crapuleux.


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