États-Unis : la Cour suprême casse la "loi tampon" favorable aux pro-avortement

En Amérique depuis toujours, les opposants à l‘avortement se tiennent autour des avortoirs pour essayer de persuader les femmes qui y entrent de ne pas mettre fin à la vie de leur enfant. Ils sont appelés les « conseillers de trottoir ». La chose est facilitée dans la mesure où les avortoirs sont des entités isolées qui ne sont pas mélangées comme en France avec d’autres activités hospitalières.
En 2007, pour contrer les militants de la vie menant ces opérations-sauvetages, à la demande de Planned Parenthood, l’équivalent du planning familial en France, le Massachusetts avait voté une loi visant à les faire évacuer. Cet État avait décrété la création d’une « zone tampon » autour des avortoirs. Il était interdit de rester à discuter dans un pourtour de 15 mètres. Les « conseillers de trottoir » étaient immédiatement mis en prison et faisaient l’objet d’une condamnation pénale. Cette décision appelée « loi tampon » avait été considérée comme une atteinte à la liberté de circulation.
Eleanor McCullen, une grand-mère de 77 ans, avait dépensé plus de 50 000 $ de ses propres fonds pour essayer de joindre de jeunes femmes voulant se faire avorter. Elle les aidait financièrement. Cette personne déclencha un procès contre la « loi tampon ». Elle fit un recours devant la Cour suprême. Celle-ci, bien qu’à majorité de gauche, à l’unanimité des juges a cassé cette interdiction comme non-conforme au Premier amendement de la Constitution américaine. Elle met fin à des situations équivalentes existant dans d’autres États ; sont concernées aussi les zones autour des permanences du planning qui envoient les femmes se faire avorter. Mais aussi toutes les manifestations contre l’avortement qui se déroulent traditionnellement autour des avortoirs.
Cette affaire est considérée comme une grande victoire des pro-vie. Rappelons qu’en France « pays de liberté » la loi Aubry interdit de dissuader une femme de se faire avorter.
Dr Jean-Pierre Dickès
Sur la famille, la vie des femmes et le « féminisme »,
chez Kontre Kulture :
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