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Dix Français ont été condamnés à des mois de prison pour avoir...
...cyber harcelé ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et rumeurs sur Brigitte Macron...
L’un avait évoqué dans un tweet le « maillot bleu renflé comme un mec à l’entrejambe du Brigitte (sic) ».
Un autre avait traité la première dame de « vieux singe » aux « nibards gonflables ».
« Qui doute de la bite à Brigitte ? », s’était interrogé un troisième.
Les condamnations sont cependant moins sévères que les réquisitions, le parquet demandait jusqu’à 12 mois de prison avec sursis et des amendes allant jusqu’à 8 000 euros à l’encontre de ces personnes, âgées de 41 à 65 ans.
La plupart des prévenus avaient eux exprimé leur surprise d’avoir à se justifier de posts "satiriques", invoquant la liberté d’expression ou le droit d’informer face à une vérité "cachée".
À la sortie de la salle d’audience, le galeriste Bertrand Scholler a dénoncé "le fait du prince".
"Si ce que vous dites ne plaît pas, vous serez condamné," selon lui, en France "on n’a plus le droit de penser."
La seule peine de prison ferme (six mois) a été prononcée à l’encontre d’un des prévenus en raison de son absence lors des débats.
Delphine Jegousse, 51 ans, qui utilise le nom d’Amandine Roy et se décrit comme médium et auteure, a été condamnée à six mois de prison avec sursis.
Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans - connu sous le nom de Zoé Sagan sur les réseaux sociaux - a été condamné à huit mois de prison avec sursis.
Tous devront, à leurs frais, suivre un stage de sensibilisation au "respect des personnes dans l’espace numérique" et s’acquitter d’une amende solidaire de 10 000 euros.
Également absent de ce procès pour cyberharcèlement, le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a finalement été disjoint car il vit à Milan.