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On peut facilement concevoir que des gens qui veulent changer la société défilent dans la rue.
Ce qui est particulier dans ces défilés aux USA, c’est que les gens ne défilent pas pour un changement mais pour que les choses restent ce qu’elles sont.
Je passe sur l’équivalent des antifas français, car là-bas comme ici on retrouve ce genre d’individus intolérants qui prennent comme prétexte des mouvements de foule pour en découdre.
On a là des jeunes qui ont été maintenus ces 8 dernières années dans un monde complètement virtuel, où l’économie montre des chiffres rassurants gonflés par des milliards de dollars créés par les banques centrales, où la production part dans des pays autres que le leur, ce qui entraîne du chômage mais pas pour eux, puisqu’ils ne sont pas dans la vie active. Des jeunes à qui on a fait croire que l’homosexualité, le droit à l’achat libre des enfants, à l’avortement jusqu’à j-1 pour le bien-être de la femme, la musique communautaire et le sport business, constituaient les piliers de ce qui peut fonder une société.
On a là des individus plutôt jeunes qui ont été débranchés de la matrice ce 8 novembre par ce que j’appellerais le peuple du réel, ceux qui, invisibles, encaissent et crèvent sans même avoir une petite lucarne médiatique pour faire savoir qu’ils existent. La plupart de ces américains, cachés et ignorés car pas riches, pas sur la toile donc pas dans le coup, dont l’accès aux soins a été rendu impossible par l’explosion des coûts, se sont rebellés en silence par leur vote pour un Trump qui n’a pas toujours été parfait mais qui avait parfaitement identifié le problème.
Trump est le bélier utilisé par 80% du peuple pour accéder au conscient et renverser la table érigée par les 20% qui gagnent dans ce système indifférent à eux, corrompu jusqu’à la moelle et consanguin par un entre-soi d’évidence.
Quand ces manifestants auront compris que ce n’est pas Twitter ou Facebook qui fait la loi, qu’un tweet ou une photo n’y vaut rien sauf quand c’est pour nuire, quand ils retrouveront un peu de bon sens et seront sevrés des pacotilles agréables et sucrées avec lesquelles ils ont été biberonnés comme du bétail, alors la situation se calmera.
Finalement, les anciens avec les pieds ancrés dans la réalité font la révolution contre les jeunes élevés à la merde virtuelle et qui en redemandent... Il n’y a que les USA pour écrire des scénarios aussi incroyables.