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Je viens de voir la 1ere demi-heure, je voudrais réagir positivement sur cette entrée en matière qui m’a beaucoup touchée et à laquelle j’aimerais apporter ma pierre, si insignifiante soit-elle. Merci pour cette superbe analyse à la fois érudite et touchante. Bien que grand amateur de rock en particulier et de musique en général, je n’ai jamais été passionné par ces deux personnages qu’étaient Lemmy et Bowie, tout en appréciant et étant bienveillant envers leur travail. Leur mort pourtant m’a étrangement vraiment parlé, et Alain Soral, encore une fois, met des mots sur ce que je ne fait que penser. Merci beaucoup, et superbe analogie en faux avec Boulez. Je voulais simplement rajouter, si cela peut faire le pont avec les critiques quant au rock "destructeur de civilisation", que ces formidables personnages, cette formidable époque que mes parents ont vécue et que je ne peux connaître qu’à travers cette musique magique qu’ils ont laissé, n’a existé, malheureusement, que grâce au Capital. C’est parce que le Capital s’est intéressé à ces gens qu’ils sont sortis de l’ombre et sont aujourd’hui des icônes. Il y a avait bien quelque chose d’innocent et spontané dans cette révolution culturelle et cette ambiance si magique, indéniablement. Mais cette explosion a été possible grâce au Capital, là est toute l’entourloupe. Aujourd’hui le Capital n’a que faire des artistes, il n’en a plus besoin, c’est pour cela qu’on ne les entend plus. Pourtant ils existent. Ils sont même une multitude, mais noyés dans un flot d’informations, sans réseaux, étouffés par la place que prennent dans les cerveaux abreuvés de médias mainstream les pseudos-artistes de consommation de masse contemporains. C’est une certitude. Le génie humain ne disparaîtra pas, quoi qu’on fasse, Alain Soral et ER en sont la preuve. Mais les conditions ne sont pas toujours réunies pour qu’il s’exprime comme cela a été le cas dans les années 60 et 70.