Répondre à un commentaire
Mais l’analyse historique et politique de syndicats et des partis de gauche est très défectueuse. Ils partent de l’idée apprise à l’école que la révolution française leur a apporté le bonheur. Ils se trompent. Si la société hiérarchisée d’ancien régime a duré pendant 1.500 ans et a multiplié les protections pour les pauvres (église, liens féodaux, franchises, coutumes) la bourgeoisie qui a pris le pouvoir en 1789 a tout démoli et n’a pas été tendre vis à vis de pauvres ; ce fut un désastre et c’est de cela qu’il faut partir pour comprendre où nous en sommes.
Les "luttes syndicales" n’ ont fait que remettre en cause les conséquences atroces de la révolution française. En effet, le "droit social" n’est qu’une remise en cause du libéralisme qui a laissé les pauvres sans protections. Et le "code du travail" n’est pas le code du "travail" : c’est le code de la "subordination", des rapports hiérarchiques entre maître et commis, et l’ensemble des ses règles est donc para-constitutionnel, puisqu’il suppose la hiérarchie. Il suppose la supériorité du maître sur l’employé. Tout simplement. Soyons clairs. C’est pourquoi Macron qui ne semble pas bien comprendre cela est dangereux et pré-révolutionnaire ;
Et en plus l’on verrait alors que l’affaire d’Air France fait s’opposer non les "patrons" et les "ouvriers" mais les employés subalterne du bas de l’échelle avec des employés supérieurs du haut de l’échelle, des "cadres" , des "salariés" ! Dévoiement du contrat de travail ? Militarisation de l’entreprise ? L’armée peut fonctionner dans l’égalité et a besoin de répartir les hommes en trois catégories. Les généraux (peu exposés aux balles), les officiers subalternes c’est à dire les "officiers" (articulation du système qui fait comprendre au peuple pourquoi il faut obéir aux chefs et qui doit montrer le plus de qualités humaines) et la troupe dont les sort est assez peu enviable.