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Le système politique hérité de la Révolution française est manifestement essoufflé ; le pouvoir confisqué par la bourgeoisie, trompant le peuple dès l’origine, a évolué peu à peu vers une confiscation presque totale du pouvoir par un système oligarchique international. La querelle droite/gauche n’est plus pertinente. La question qui se pose est de savoir quel système politique peut-être mis en place qui soit plus protecteur des populations face à la volonté de soumission absolue à un ordre matérialiste forcené. Ni la droite ni la gauche n’ont plus le pouvoir en France et ailleurs, car il a été confisqué par les multinationales qui se sont ingénié à affaiblir le cadre historique de protection des populations,l’Etat comme espace de solidarité. Cette évolution a été possible à la faveur du développement du multilatéralisme comme prévention des guerres. Tout le système a été lentement infiltré au point d’être complètement piloté par des intérêts autres qu’étatiques. Le politique n’est plus qu’une façade offerte aux populations qu’on s’ingénie à abuser en les focalisant sur des fausses questions. La question essentielle n’est pas de choisir entre la droite et la gauche, la question est de savoir comment et à quel niveau restaurer des espaces de solidarité humaine non soumis à la tyrannie économique et financière. Comment et dans quel cadre restaurer la suprématie du politique ? La problématique actuelle est celle de la recomposition d’espaces politiques dans lesquels les groupes et les individus retrouvent une certaine maîtrise de leur destin dans le respect des diversités humaines et de l’environnement. L’insulte extrême droite doit être traitée avec mépris d’autant qu’elle s’accompagne de toute une panoplie de noms d’oiseaux qui vont avec : raciste, antisémite, homophobe, fasciste, etc… Ces insultes sont des gros mots, à faire rougir, d’ailleurs plus ceux qui les prononcent que ceux qu’ils visent. Comme tout mot insultant ces mots n’ont pas de sens précis ; ils sont comme des projections de brouillard destinés à aveugler, à faire en sorte qu’on ne perçoive pas le contour réel de ceux vers lesquels ils sont dirigés. Ces insultes témoignent surtout de l’ignorance de ceux qui les profèrent et de leur positionnement dans le champ social et politique : volonté de se situer dans la sphère de ceux qui pensent et qui dirigent mais animés des meilleurs intentions humanistes:les bien pensants spécialistes de l’insulte !