Répondre à un commentaire
Je suis entrée dans l’éducation nationale à une époque où il me fallait impérativement un job et un logement pour des raisons personnelles. J’affrontais à cette époque la crétinerie des gratte-papiers jaloux de leur semblant de prérogatives et d’un mépris sans équivalent pour les sans-papiers. A cette époque l’educ-nat recrutait des maitres auxiliaires largement et dans de multiples disciplines, notamment pour enseigner en lycée pro. J’ai très vite pris beaucoup de plaisir à transmettre un peu de savoir à des jeunes gens plus ou moins attentifs mais toujours vrais. En revanche je n’ai jamais accordé la moindre importance à toute la comédie des avancements. Mais sans calcul aucun j’ai toujours eu énormément de chance en ce qui concerne mes mutations. Quant au corps enseignant que dire...Corporatistes, intrigants, avec un goût prononcé pour la connivence socialiste. Pas plus tard qu’hier réunis autour d’un café ils étaient nombreux en salle des profs à se lamenter sur la relative réussite de la manif de dimanche. Il fut un temps où je m’attardais dans ces réunions informelles et donnais parfois un avis disons mesuré. Plus guère, sincèrement plus guère. Je crois que c’est peine perdue sauf avec certains et en marge de ces pauses café de 10 heures. Car évidemment quand à 20 ans vous abandonnez les problèmes de la fac pour en résoudre d’autres bien plus cruciaux la justesse des discours de Soral, même encore balbutiant, vous interpelle.