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A noter aussi que le pionnier du cinéma spectacle mondial fut Georges Méliès. Vers 1900, il eut un grand succès partout y compris aux Etats-Unis. Mais les négatifs de ses films furent copiés illégalement par les forains americains et il perdit alors beaucoup d’argent (pas de protection des droits à cette époque). Du coup, il installa un bureau aux Etats-Unis pour protéger et vendre ses films. L’affaire marcha un temps puis les grands industriels ont organisé le marché du cinéma américain à leur sauce. Méliès fut toujours considéré aux Etats-Unis comme un artiste, jamais comme un industriel. Du coup, il a été considéré comme l’idiot utile du moment alors même qu’on l’avait nommé président d’honneur du consortium. Sa filiale américaine finit par se reconvertir dans des films bas de gamme. Méliès n’en entendit plus parlé pendant des années. A ce moment, Edison (génial requin...) a fait perdre à Méliès beaucoup d’argent en se faisant indemniser pour un plagiat de brevet de pellicule... Seule la firme Pathé avait, à cette époque lointaine, réussi à se faire accepter des américains.