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Au risque de déplaire, je suis en total accord avec l’auteur de cet article.
Il n’y a pas un sang français pur. Il faut être sioniste pour concevoir une nation sur cette base. C’est d’ailleurs pourquoi on retrouve si souvent des militants se revendiquant de cette idéologie dans des associations qui promeuvent activement la détermination des identités par des critères génétiques. Et c’est pourquoi aussi ils véhiculent activement l’idée d’une transmission héréditaire de dettes, de culpabilités collectives ou d’un statut éternel de persécutés. Ces paradigmes sont les leurs. Je les leur laisse volontiers tant je sais qu’ils relèvent d’une pensée tribale, moisie pour reprendre une épithète que Sollers affectionna en 1999 et la lui renvoyer, qui nuira nécessairement à ses promoteurs.
Nous ne sommes pas une race. Nous sommes une nation. La nation française est fondée sur une idée bien plus évoluée que Renan a fort bien formulée. « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »
Il ne fait aucun doute dans mon esprit que les gens qui adhèrent à la charte de Fils de France sont bien plus mes compatriotes qu’un Finkielkraut qui va vomir sa rancœur dans les colonnes de Haaretz avant de venir quand même laper la gamelle offerte par France-Culture et Polytechnique avec les impôts de ceux qu’il méprise tant. La Martinique, la Réunion, la Guadeloupe peuvent bien être remplis de « nègres » aux yeux de certains, ce sont des Français depuis avant les Savoyards. La génétique n’y change rien.