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A la place de ce commentateur intéressant à casquette, je donnerais en exemple, plutôt que le cinéma américain, un certain cinéma russe des années 90. Il y eut une très brève association de talents français et russes pour faire des films en ces années-là. Je me souviens de deux films, excellents : l’un mettait en scène des jeunes Russes, assoiffés de liberté occidentale, échappés par un mur et une armoire de l’univers soviétique et qui se retrouvaient à Paris, tout soudain. Leurs illusions concernant le paradis à l’Ouest tombaient peu à peu comme la neige en flocons. Le tout traité sur le mode humoristique, et dans une sorte de réalisme un peu fantastique. Passionnant. L’autre film mettait en scène en Russie deux pré-adolescents (garçons) dont le père oublié revenait au logis, après une guerre probablement. Relation difficile, car le père mettait de l’ordre et de la discipline dans la famille. Les garçons étaient habitués à faire à leur tête et ne l’acceptaient pas, surtout l’un des deux, en révolte. Le père, pour gagner leur affection, décidait alors de les emmener en virée aventure pour un temps, à la recherche de je ne sais plus quoi. Les garçons découvraient trop tard que leur père était un héros. Les relations père-fils étaient étudiées tout au long du film avec délicatesse et réalisme. Puissions-nous retrouver cette association bouillonnante de talents franco-russe ! Qu’est-ce qu’on attend pour retrouver notre ancienne amitié productive !?