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Il est de bon aloi de saluer tous les ralliements, même tardifs, à la juste cause, mais un petit effort introspectif pour une autocritique constructive ne serait pas de trop. A vos collègues donc : Vous, les enseignants qui avez méprisé toute forme de vocation à l’excellence pendant tant d’années, qu’avez-vous à répondre à ceux que vous condamnez à la médiocrité par la faiblesse de vos cours ? Qu’est devenue la vocation de vos aînés qui leur faisait certes apprécier le confort de la fonctionnarisation, mais ne les écartait pas des exigences et de l’effort qui sont la norme pour celui qui transmet le savoir ? Et votre idéologie, cet héritage souvent malsain de Mai 68, qui vous a contraint de l’imposer à ceux qui en sont les victimes aujourd’hui et entament leur vie d’adulte sans le moindre savoir authentique ni connaissance fondamentale ? Chacun est libre de choisir, vous avez fait, pour la plupart, celui de la facilité. Pour votre petite carrière ? Pour la mutation attendue ? Pour satisfaire votre besoin de ce que vous croyez à tort subversif ? Combien d’entre-vous se sont élevés contre la caste des inspecteurs "psychologisants" et autres recteurs "fiondehamsterisés" qui ont généralement comme caractéristique première, à part leur "obédience truellique", de n’avoir jamais enseigné ? Et vos syndicats, ces repaires de fainéants et autres agents patentés d’un pouvoir pourtant illégitime, qui vous a forcé à y adhérer ? Il fut un temps (que les moins de vingt ans...) où le professeur de mathématiques maîtrisait aussi notre langue, exercice souvent impossible pour son collègue dont c’est la matière aujourd’hui... Que s’est-il passé pour qu’un "professeur de philosophie" puisse dire à son élève qu’il aurait eu "la moyenne" s’il n’avait pas cité Soral dans sa copie alors qu’il mériterait objectivement un zéro pointé, Soral ou pas ? Vous détenez une part non négligeable de responsabilité pour cette misère culturelle, intellectuelle et morale ambiante. Vous êtes le système car vous en vivez, vous êtes les victimes de vos faiblesses et lâchetés du quotidien, dites-le, simplement. Soyez forts maintenant, la résistance (véritable) compte sur vous.