Il ne s’agit pas d’un retour à la communauté d’origine, mais d’un communisme universel, de l’ensemble de l’humanité, ce qu’elle n’a jamais connu, à ne pas confondre avec le communisme politique qui n’est rien d’autre que du bolchévisme, c’est-à-dire du capitalisme d’état.
Ce qui est mort est mort. On ne pourra jamais revivre le temps des communautés primordiales et si on essaye, cela ne sera qu’une caricature.
Il ne faut non plus pas attendre de Marx ou de Cousin des solutions à l’après-capital. Ils ne font que transmettre la critique radicale. Les solutions aux diverses problématiques se trouveront d’elles-mêmes par le truchement du bouillonnement de l’humanité retrouvée.
En revanche, c’est un leurre de vouloir conserver ou améliorer le capital pour résoudre des problèmes qu’il a lui-même créé.
C’est également un leurre de vouloir avoir une vision globale à travers une partie ou un exemple car, comme nous le disent les penseurs présocratiques, le tout du monde est contenu dans son tout, autrement dit on ne peut percevoir le tout à travers une partie. Un expert ou un spécialiste sont maître dans l’art de ne rien savoir.
On ne peut pas imaginer ce que sera l’après-capital en utilisant les mécanismes de pensées et de réflexions que le capital nous a inculqués. Aujourd’hui, plus rien ne va de soi, mais lorsque le capital se sera effondré et que l’être aura retrouvé son immanence, tout ira à nouveau de soi. Donc ce qui est important, c’est la critique radicale. Pour l’après, on verra après.