L’Heure la plus sombre n°61 – Émission du 9 janvier 2017

Invité : Adrien Sajous

Publié le : lundi 9 janvier 2017
Modifié le : jeudi 13 juillet 2017
Commentaires : 78
Nombre de vues : 38 863
Source : ERFM
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Pour ce 61ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Adrien Sajous, auteur de Sociologie du gamer, et Marc, militant E&R et ancien gamer.

 

Au sommaire :

Introduction
1’00 : Qui est Adrien Sajous ?
3’00 : Le jeu vidéo et le rapport social
8’00 : Le capitalisme produit le virtuel
12’00 : Les FPS, c’est quoi ?
14’00 : La liberté dans les jeux vidéos
19’00 : Le virtuel comme drogue ?
26’00 : Le fétichisme de la marchandise
28’30 : Les jeux sont-ils un art ?
31’40 : Une critique de notre monde
34’00 : La mobilité du point de vue
39’40 : La fonction politique du jeu vidéo
43’00 : De la violence dans les jeux vidéos
47’07 : Le e-sport, un sport ?
49’50 : Comment sortir du gaming ?
56’15 : E&R, la lecture, des issues possibles au jeu
1’00’15 : Philippe Guêpe, « Nos âmes », album Le Retour du roi, Kontre Kulture Musique

 

Écouter l’émission :

 

L’émission en format audio :

 

Télécharger l’émission au format mp3

 

 

Voir aussi :

Se procurer l’ouvrage Sociologie du gamer chez Kontre Kulture :

Sociologie du gamer

Ce livre aurait pu s’intituler Voyage au bout de l’ennui. Car dans une société gouvernée par le capital, c’est bien de lui que les jeux vidéo tirent leur attrait et leur profit : « Notre ennui est tel qu’il finit par devenir un nouveau marché solvable, une perspective de croissance. » Ainsi, le capital crée le remède, immédiat, mais chimérique, à la maladie qu’il a lui-même engendrée par le désenchantement (...)

Lire également chez Kontre Kulture :

Neuro-pirates

Réflexions sur l’ingénierie sociale
La première question qui traverse ce recueil de textes est : « Comment pirater un cerveau ? » La seconde, essentielle, suit alors immédiatement : « Comment s’en protéger ? » Car le piratage des cerveaux par l’ingénierie sociale et d’autres procédés est déjà une réalité, et les cerveaux piratés sont les nôtres. Ce « neuro-piratage » peut consister à agir sur le hardware, c’est-à-dire sur le substrat biologique (...)

Sociologie du dragueur

Il paraît difficile d’écrire un livre sérieux sur une pratique jugée immorale, minable et très éloignée de la pensée : la drague. Pourtant, l’auteur n’hésite pas à analyser ce sujet à risques ; à étudier l’amour et la femme à travers les yeux du dragueur. Pourquoi, quand, où et comment drague-t-on ? Tous ces aspects de la drague sont abordés dans ce livre. Refusant l’apologie de la femme des discours officiels (...)

Se procurer chez Kontre Kulture Musique
le morceau entendu en fin d’émission :

Le Retour du roi

Disponible en téléchargement : 1 Holograme 2042 (5’23) 2 Babylone (3’15) 3 Nos Âmes (4’25) 4 Mam Mamyvonne (3’42) 5 Bankster (4’48) 6 Les Américains (3’42) 7 Le retour du Roi (6’16) 8 Le vent se lève (4’34) 9 Shounia forever (4’04) 10 Gamin (3’32) Durée totale de l’album : 43’48 Fichier audio MP3 320 kbps

 

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78 commentaires
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Le 10 janvier 2017 à 23:55 par Atlas
#1640886

Ce livre m’a tout l’air d’être un gigantesque amalgame. Ce que dit Adrien Sajous ne s’applique qu’aux MMO, au jeu multijoueur en ligne en général et aux jeux sur smartphones avec publicités et achats intégrés. Je ne vais pas me lancer dans des explications laborieuses mais je vais me contenter d’évoquer deux exemples assez emblématiques mais qui ne sont pas du tout exceptionnels : Assassin’s Creed et surtout Bioshock. Outre leurs qualités respectives évidentes pour qui les connaît, ces jeux m’ont amené à la lecture d’Orwell, d’Ayn Rand (Bioshock) et Alamut de Vladimir Bartol (Assassin’s Creed). Et soudain le schéma s’inverse, les jeux vidéo peuvent conduire à la lecture, c’est fou non ? Mon pseudonyme rappellera quelques souvenirs aux "initiés"...

Le 11 janvier 2017 à 11:42 par Nerlim
#1641129

Je pourrais être d’accord avec toi en un sens. Ce serait logique vu qu’il m’est arrivé un peu la même chose avec le jeu Deus Ex et sa critique radicale du capitalisme libéral... Mais ne penses tu pas que cet exemple ne reste qu’une excuse ? Je veux dire oui, un jeu vidéo, de par notre nature disons curieuse, a pu nous amener à nous intéresser à telles ou telles choses mais globalement est ce que cela représente l’essentiel des jeux auxquels on a pu jouer et surtout le temps qu’on y a consacré ? C’est comme ceux qui disent avoir eu des relations sociales grâce aux jeux. Combien de relations ont-ils enfin de compte manquées à force de passer leur temps à jouer ?

Non je pense que cet argument n’est pas vraiment valable en y réfléchissant un peu. Je pense que nous n’avons pas besoin de jeux vidéo pour notre développement intellectuel et ce quel que soit son fond qui pourrait nous amener à tels ou tels livres ou auteurs. Je crois d’ailleurs que cela relève d’une forme de mauvaise foi : parce que concrètement lorsque tu joues à Bioshock, ce n’est pas pour te renseigner sur la théorie objectiviste c’est juste pour passer du bon temps à flinguer des trucs et à utiliser tes pouvoirs ( on revient au sentiment de puissance dont parle Sajous). Après tu va légitimer tout le temps de jeu passé en disant "oui mais il m’a fait connaître Orwell"... As tu vraiment besoin de passer une quinzaine d’heures sur Bioshock pour connaitre Orwell sérieusement ? Ou d’une autre manière passer une cinquantaine d’heures sur la série Assassin’s Creed pour connaître un épisode ou un personnage historique ? Franchement, soit honnête, est ce que n’est pas se voiler la face tout ça ?

Le 11 janvier 2017 à 11:44 par delphin
#1641131

Je suis plutôt de cet avis. Le jeu vidéo seul ou entre potes, très occasionnel dans une optique de détente ne peut sous aucune manière être dangereux ; c’est lorsqu’il s’impose en supplantant le réel qu’il devient problématique, (et ça n’est heureusement pas dans tout les cas). A noter que les sociétés françaises (ubisoft, océan) brillaient par leur qualité (mr nutz, alone in the dark...) De la à dire que les jeux vidéos font partie de la culture au sens large, c’est évidemment plus complexe...

Le 11 janvier 2017 à 12:55 par Vlad
#1641163

Je ne pense pas que l’amalgame soit de son côté. Si vous ne retrouvez pas les analyses de Sajous dans vos exemples (car moi oui, et j’ai tout fait depuis la Master System, donc j’anticipe l’argument "vrai joueur/faux joueur"), vous n’avez peut être pas suivi tout son propos. En quoi exactement vos exemples font-ils rôles de contre-arguments (je suppose que c’était l’idée) ? Pourquoi les avoir invoqué ? Pourquoi parlez-vous de leurs qualités et quel rapport ont-elles avec l’entretien ? Les qualités formelles -et individuelles je dirais aussi- du jeu n’ont pas de pertinence ici (si faire du tir au pigeon pendant 80% du temps de jeu, ou quelque autre méthode d’assassinat, en est une pour en plus s’émerveiller qu’il y a un scénario dans les 20% restant) et c’est ça que les opposants joueurs ne prennent pas en compte, fascinés qu’ils sont par des rêveries kaléidoscopiques virtuelles et obsédés par les parties du tout sans en voir sa somme. Il ne s’agit pas d’une critique formelle à la jv.com ; est-ce que le jeu est bon ou mauvais, est-ce qu’il est intelligent ou idiot... C’est une critique conceptuelle DU jeu vidéo, ce qu’il représente et ce que ça implique comme rapport avec nous.

Le 11 janvier 2017 à 00:09 par SPTX
#1640896

"Y’a pas de propagande dans le jeu vidéo"

Et il a écrit un bouquin sur le sujet ce personnage ? Dernièrement c’est bourré de propagande LGBT.

Le 12 janvier 2017 à 06:22 par SSSQ
#1641610

Tout à fait, c’est même le premier endroit de propagande car ça s’adresse à des jeunes principalement, souvent peu au fait de la chose politique. Mais bon, dans les BF par exemple, les méchants sont iraniens, russes, chinois, viet-namiens...que des pays que les US ont besoin de faire tomber pour dominer le monde, à la solde d’israhell bien entendu. Idem dans les COD, où on a les africains en plus depuis CODBO2. Annecdote amusante, COD est aujourd’hui poursuivi par un chef rebelle angolais pour abus de son image, car apparemment ils n’hésitent même pas à modéliser votre tronche sans autorisation pour mieux vous nuire. En tout cas je trépigne en attendant le nouveau BF2 qui se déroulera pendant la deuxième guerre mondiale. Le jeu est pas encore sorti mais j’ai déjà une idée du camps dans lequel je serai... :D

Le 11 janvier 2017 à 07:46 par toto
#1641001

@ Antipocrite

Excusez moi mais vous avez une vision très dogmatique et rigide du concept d’utilité de ce qu’on fait. Heureusement que ce que l’on fait n’est pas toujours utile.

Si on vous écoute, il n’y a plus de place pour l’art et la science, car ils naissent tous les deux d’activité de détente qui ne sont pas utiles a priori.

Je persiste que si on intègre pas la notion de dosage, on est dans la caricature.

Le 13 janvier 2017 à 17:49 par Antipocrite
#1642461

La notion de dosage, c’est un concept que je connais pas, pardon. A partir de quel dose ça devient dangereux ? comment tu le quantifies ? C’est philosophique et universel cette "notion" ? Ou c’est relatif au degré de frustration de chacun vis à vis de ce monde réel pour pouvoir continuer de rêver sans rien avoir à y changer ?

Le 11 janvier 2017 à 08:53 par SSSQ
#1641031

Bonjour à tous, je voulais soulever un volet non abordé pendant l’émission sur le fait que parfois le virtuel puisse nous renvoyer dans le réel. Je m’explique.

Personnellement les MMORPG j’ai jamais accroché, même à l’époque des simples RPG. Je dis pas que j’ai jamais lancé un Starcraft ou un Zelda mais c’est pas mon truc. Donc je suis plus FPS, puis aussi shmup et BEA, en retro gaming bien sur, c’est-à-dire pour moi tout ce qui existe avant la PS3, mais plus puristement avant la N64. A côté, j’avais un compte facemouk, moultes fois censurés : Sa Sainteté Sainte Quenelle, ainsi qu’un groupe, l’Ecole Supérieure de la Quenelle, sur lesquels je passais beaucoup de temps, je ne jouais même plus, mon nouveau jeu étant alors de troller facemouk par barquettes de 12 sauce champignons.

Et bien les deux m’ont renvoyé au réel.

Je commençais à en avoir tout simplement ras le bol d’être derrière un écran. Derrière l’écran, il n’y a aucun effort physique, quant au respect, il est relatif à l’éducation des gens, et l’écoute toute aussi relative. Mais on ne traite pas aussi facilement les gens de fdp dans la vie que derrière un écran. Et donc, si on est vraiment en quète de réalisme, ben on passe tout naturellement du FPS à l’airsoft, et de facemouk au café du coin.

Parler au café du coin cause bien plus de dégats au système que sur une page ou finalement on se retrouve entre convaincus. Quant à l’airsoft, c’est du pur FPS dans le réel où t’es toujours prioritaire sur le serveur ! ;) Pour le MMORPG, il y a des manifestations diverses comme le cosplay ou encore le GN (jeu de rôle Grandeur Nature) qui peut prendre des proportions assez halucinantes (catapultes, chateaux, armées, cavalerie, chevalerie...gros moyens quoi).

Donc en conclusion, celui qui est à la recherche du réel, une forme de vérité, revient inévitablement à un moment à ce même réel, peut-être encore plus prêt que jamais à l’affronter. Tout comme celui qui cherche la vérité finit par aterrir sur E&R, attiré comme par un trou noir, et ce quel que soit le temps qu’il ait passer à tournoyer dans le vortex.

En tout cas il me faut ce bouquin. Je sais pas quel âge a ce jeune, je pense moins de 25, il est surprenant d’intelligence et de Culture (ça rassure pour la jeunesse, l’est pas totalement foutue). Comme dirait Jean-Pierre Brouchaud dans la famille en plomb : "Ah alors là j’suis sur l’cul là" ! ;)

Le 11 janvier 2017 à 09:34 par SSSQ
#1641048

L’armée recrute ? Vous avez sûrement vu tous ces jeux de stratégie de guerre gratuits qui pullulent sur le web, genre clash of clans, world of tanks et autres daubes des abysses. Je me demande si les meilleurs sur world of tanks par exemple, ne seront pas les futurs tankistes justement. Autre approche, l’intelligence artificielle, destinée un jour à équiper les robots, dont les drones : Je suis certains que les actions des joueurs sont "apprises" par des ordinateurs afin que leur I.A soit affinée et "cultivée" par les choix d’actions de ces derniers. Dernière chose, quand on dit ERFM, on prononce bien le E, sinon on entend RFM et ça choque ! Le jour où Vincent Lapierre fera des émissions sur RFM c’est qu’on aura libéré l’pays ! :D Dieu vous garde tous. ;)

Le 11 janvier 2017 à 22:34 par Valh
#1641475

Très impressionné par la qualité de l’analyse d’Adrien Sajous.

Très cousinien : sous le (solide) bagage dialectique, comme une aspiration à contempler la réalité de l’être...

Bravo ! Bonne continuation à lui.

Le 12 janvier 2017 à 01:26 par Gilles Sagayme
#1641558

Etant un "no life" également, ce livre m’intéresse fortement.

Ce livre à l’air très critique sur l’univers du jeux vidéo, mais je pense qu’il parle aux hardcore gamer avant tout. Aux vrai addict, aux personnes qui ne font plus qu’un avec le virtuel. Pour les joueurs plus occasionel les problèmes que pose le virtuel sont beaucoup plus limités.

J’ai l’impression de me reconnaître dans les propos de l’auteur. Cette impression de vide et d’avoir fait le tour de ce refuge virtuel. Et cette forte envie de rattraper tout ce temps "improductif" passé sur le jeux vidéo.

Ce livre me permettra t’il de me déconnecter de la matrice ? j’en suis pas sur ! Quand on voit la nature humaine et ou le monde va, ça va être dur d’avaler la pilule rouge.

Le 12 janvier 2017 à 12:57 par FlashRebel
#1641697

Etant moi-même anciennement accro aux jeux vidéo, je suis en mesure de dire que cet article cible bien le problème : ça ne vient pas du jeu vidéo en lui-même mais surtout de notre société actuelle.

Je suis personnellement devenu accro à un MMORPG pendant ma première année de classe prépa, il y a de cela plusieurs années. Pendant toute mon enfance, les jeux vidéo m’attiraient mais jamais au point d’avoir une place privilégiée dans ma vie, c’était un loisir comme un autre et mes parties duraient rarement plus d’une heure. Puis pendant mon année de classe prépa tout a changé : un rythme d’études écrasant, une pression énorme et des camarades de classe avec qui je n’avais strictement rien à partager et dont la seule façon de s’amuser était la biture. Dès qu’il s’agissait d’autre chose que de maths et de sciences théoriques pures, c’était un véritable néant culturel. Cette année, j’ai découvert mon premier MMORPG, et mes parties pouvaient durer des heures chaque soir et des week-ends entiers.

Après avoir entendu pendant toute ma scolarité que je serais condamné à une vie de misère sans un diplôme d’ingénieur et que seule la perfection me donnerait une chance, j’étais persuadé que ma vie était définitivement ratée après quelques mauvais résultats et même l’ambiance à la maison devenait de plus en plus glaciale. Je me sentais immédiatement mieux dès que j’étais devant mon écran.

Je m’en suis sorti à la fin de ma première année de prépa après avoir subi une grosse désillusion : ce MMORPG n’avait plus rien d’amusant assez rapidement, tout le monde me mettait autant la pression qu’à la prépa pour progresser aussi vite que ceux qui n’avaient littéralement aucune autre activité, et ce monde virtuel était encore plus élitiste que le monde réel, et en faveur de ceux qui ne faisaient rien d’autre de leur vie que ça ou qui achetaient de la puissance avec leur argent réel.

Même si aujourd’hui, après avoir enfin réussi à faire quelque chose de ma vie, je n’ai pas totalement abandonné le jeu vidéo et n’en dirais pas de mal de manière généralisée, je me dois de constater ses effets pervers. Dans une société toujours plus exigeante envers ses citoyens et toujours moins stimulante intellectuellement, le virtuel finit par prendre le pas sur la vraie socialisation. Les réseaux sociaux ont malgré eux accéléré cette dégringolade progressive, quand les concours à qui aura le plus d’amis ont commencé. Mais plus les amis sont nombreux, moins amis ils sont.

Le 14 janvier 2017 à 16:30 par Grégoire
#1642996

Je joue deux ou trois heures par jour, principalement Trials (évo et Fusion) et borderlands. Je ne me considère pas du tout coupé du monde ! J’ai ma copinne, mon boulot, je lis, je m’instruit, je sort ect... L’un n’empêche pas l’autre.

Le 26 janvier 2017 à 10:56 par Sytsum
#1651280

Évidemment que le jeu vidéo est un art, des œuvres comme Planescape Torment et d’autre jeu de rôles extrêmement poussé, représentant des années de travail et de réflexion le prouvent. Je vous mets au défi (les septiques) de démontrer qu’il y a une différence entre un livre et Planetscape Torment (excepté que dans ce jeu, il existe des dimensions en plus que le seul aspect de l’écriture) C’est vrai que la majorité du chiffre d’affaires du jeu vidéo représente des jeux débiles qui ne font travailler que les réflexes visuels et moteurs (mains).

J’avoue qu’étant gamer depuis longtemps, mais pas seulement...J’ai une certaine frustration après l’écoute de cet épisode. Il faut savoir que le jeu vidéo, c’est comme le cinéma et la littérature : ce qui est le plus vendu n’est généralement pas ce qui existe de meilleur.