Egalité et Réconciliation
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Avant le pèlerinage (Première partie)

Réconcilier foi et identité

Sommaire :

• Publicité contre réalité
• Foi, identité, Église
• Séparation
• Réformer notre mode de vie
• Les padres de la palabre
• Vive le prolétariat chrétien

 

La croissance du nombre d’inscrits au pèlerinage de Chartres s’explique par les concessions libérales que l’association Notre-Dame de Chrétienté fait au modernisme, et se paiera par une dégradation liturgique puis par une baisse du nombre des naissances. Les standards de la culture traditionnelle baissent, transformant l’ascèse d’un peuple en lutte pour sa vie en kermesse de la CGT pour Versaillais qui écoutent du rap. « Sept mille inscrits de plus au pèlerinage cette année ! C’est le grand retour de la chrétienté ! » exultent ensemble les lecteurs de statistiques sur écran et les déplaceurs de pions sur carte d’état-major. Non pas. C’est la prise de pouvoir du modernisme sur une micro-chrétienté déjà mal en point, très attaquée de l’extérieur par le monde, très affadie de l’intérieur par les clercs. Croissance donc expansion ? Dilution donc affadissement. Un pèlerinage traditionnel ? Les JMJ.

 

Il suffit d’examiner assez longtemps ce que l’on voit dans le présent pour en tirer des enseignements sur l’avenir. Le monde peut se lire. L’apparence, la forme, la surface, sont les expressions de vérités profondes. Par exemple, la crétinisation de l’école se mesure plus sûrement à l’effondrement de l’apparence vestimentaire et physique des professeurs que dans les statistiques de résultats scolaires à la fin de l’année. Si l’on croit que le terme professeur est adéquat pour qualifier une dame extravertie en surpoids habillée en jean et en n’importe quoi, c’est que tout est fichu et que les mots n’ont plus de rapport avec les actes.

En matière de pèlerinage de Chartres, la forme, avec le temps, depuis le temps (41 ans !) devrait se diriger chaque année vers davantage de tenue, de tradition, vers davantage de savoir-faire, vers davantage d’affermissement sur ses bases… mais elle va vers moins de tradition, moins d’énergie, moins de noblesse. Inutile de farfouiller les points de doctrine. Il suffit de rapporter exactement ce que l’on voit. Que voit-on ?

Nous attendons cela. Mais nous recevons ça.

 

Le pèlerinage de Chartres est une procession solennelle de la chrétienté héritée du haut Moyen Âge. Il est devenu depuis quelques années, à force de conduite pépère le « pèlé de Pentecôte », c’est-à-dire un concerto de souffleurs de cornemuse pour vacancières chez mémé en combishort Coachella qui marchent devant des veaux de 18 ans grandis sous cloche et sous mère intrusive, qui eux marchent derrière. Trois journées mondaines « sympas » pour lycéens qui s’ennuient, pour les Versaillais qui disent « wesh », pour les instagrameuses en quête d’une « expérience ».

La tradition va régresser dans sa forme vestimentaire, langagière, en somme dans sa culture, au niveau d’un club de caté charismatique des années 1990. Il lui restera la liturgie mais elle n’ira plus à l’église.

Assez d’analyse dépassionnée « avec du recul », et de cette intelligence de resquilleur « plus intelligent que cela » au vocabulaire de statisticien de l’OCDE. En matière de religion, les standards de la vie religieuse pratique sont le seul sens du sacré, la seule véritable Culture, mesurable, vérifiable : le parler, le vêtement, la posture, le manger, la syntaxe, le débit, la non-mixité, la beauté de la musique, l’usage, la hiérarchie, sont tous les affleurements d’une forme aux soubassements plus profonds, invisibles et sacrés, comme la cathédrale de Chartres bâtie sur des kilomètres de galeries souterraines en partie inconnues. Abaissez vos standards culturels, vous profanez votre religion. La Culture est la preuve de la conscience de soi, et celui qui renonce à sa culture fuit dans l’abstrait comme un déserteur et perd sans le savoir mémoire, tradition, bientôt religion, ses défenses spirituelles qui sont les seules frontières qui le protègent de l’égalité avec les barbares dans un monde sans frontières.

« Chacun fait ce qu’il veut » signifie chacun pour soi, signifie tous contre tous. Que chacun fasse ce qu’il veut est un slogan de gauche produit par l’oligarchie de l’extrême droite financière anti-Blancs, une paraphrase habile des deux vraies devises jamais proclamées, elles : « Diviser pour régner » et « L’ordre par le chaos ».

Qu’est ce qui a perdu les Arabes ? Le sucre (lire l’explorateur Thesiger). Qu’est-ce qui a perdu les Blancs ? Le fun. C’est à dire l’anti-sobriété, le pas-sérieux, la mondanité, le cabotinage, l’alcool, la satiété, la médiocrité des standards de vie, la radinerie, la mesquinerie, la gynolâtrie, l’impiété, la déloyauté et la délation, le friendzoning.

Ce pèlerinage, qui devait être le cœur inviolable d’une micro-chrétienté fertile en naissances s’étendant par cliquet sur le monde athée sans enfant est devenu le réceptacle très ouvert et détendu de tous les dégazages de fonds de cuve du monde. Nous voici en plein dans la mécanique mise à jour par Abel Bonnard dans Les Modérés.

 

Foi, identité, Église

Foi et identité sont le père et la mère des enfants français enlevés à leur famille par la Gueuse et remis aux Thénardier. Le couple Thénardier, au sens littéral menteur et arracheur de dents, fut inventé par Victor Hugo dans Les Misérables, peut-être comme le symbole d’autre chose, d’autres gens, comme souvent dans les romans à clé.

La foi sans l’identité donne le catho de gauche et tout ce que Chesterton nommait idées chrétiennes devenues folles.
L’identité sans la foi donne l’extrême droite bourgeoise et sa compétence si connue qu’elle n’est plus à démontrer.
La foi, c’est la fidélité religieuse, et l’identité, c’est la loyauté nationale, c’est père et mère, c’est ciel et terre.
Tous les ennuis de la France dès le XVIIIe siècle ont augmenté à mesure de l’avancée de l’irréligion et tous les ennuis de la religion chrétienne dès les années 1960 sont advenus à la faveur de l’avènement d’une bourgeoisie libérale-libertaire antinationale.

L’Église est une Hiératique, c’est-à-dire un ordre vertical légiféré de manière transcendante pour ordonner une société respirable, avec des places pour chacun, des rôles, des grades, des habitudes forgées par l’expérience, c’est-à-dire des usages qui remplissent nos vies dans ses aspects cardinaux. Naissance, mariage, mort, et jusqu’aux plus reculés recoins, jusque dans le manger, le vêtir, le parler. Pour quoi faire ? Pour que chacun connaisse exactement sa place et celle de l’autre sans recourir à des petits chefs pour la lui rappeler. L’ordre garantit la paix sociale et « la paix, c’est la tranquillité de l’ordre », dit Aristote. Qui méprise cette antique maxime condamne lui-même son entourage au bordel, au dérisoire, au fun, à la graisse, et à toutes les ponctions cocufiantes illustrées en « Nicolas, 30 ans ».

L’Église est une armée spirituelle qui ose dire aux soldats des deux sexes ce qu’ils doivent manger, comment ils doivent s’habiller, comment ils doivent prier, comment ils doivent vivre. C’est écrit dans l’Évangile et les textes du Magistère. On connait à l’opposé les fruits pourris de l’arbre de la liberté lorsque celle-ci est comprise au sens du libéralisme politique. On comprend par ricochet la sagesse d’une discipline qui forme l’homme au combat de la vie. Cette armée n’enrôle personne de force, elle accueille seulement les volontaires civils qui se présentent à sa porte décumane. Puisque l’Église ne nous poursuit pas de ses oukases, puisque nous sommes entrés de plein gré et qu’elle est patiente et compréhensive pour nous, puisque nous mesurons par comparaison avec nos voisins embringués sous d’autres bannières à quelles rétorsions la religion chrétienne nous a donné d’échapper, alors rendons le bien pour le bien.

 

Séparation

La maladie dont nous crevons, c’est la stérilité et le métissage, connues sous les termes faibles de dénatalité et d’immigration. Le point nodal de tous les remèdes, c’est la génération endogame séparée du monde, c’est-à-dire la sainteté, étymologiquement la « séparation », considérée comme moyen de survie dans ce monde et de vie dans l’autre. Cela signifie des sociétés fermées au plan organique, compétentes au plan professionnel, ascétiques au plan du mode de vie. C’est ainsi que vivaient les terroirs français. C’est ainsi que vivaient encore les Ligueurs, les Quakers, les Mormons, les Amish, les Pères pèlerins, les Boers, les Irlandais envahis, les Italo-Américains, et tant d’autres formes éprouvées de furtivité sociale en territoire hostile. Ces gens avaient compris que l’on protège son peuple non par des sermons mais par une ingénierie sociale, c’est-à-dire par une technique de la vie pratique, un parti pris d’existence grégaire, par une forme de vie quotidienne gardée par des standards pointilleux et par un esprit de cette forme qui sécurise la conservation de la substance raciale dans le temps pour assurer sa continuité cohésive transgénérationnelle (Laurent Ozon). Ainsi vivent aujourd’hui un millier de Blancs à Orania en Afrique du Sud, rescapés des tortures et des massacres organisés par les pires barbares néolithiques imaginables, auprès desquels nos racailles font figure de plaisantins.

Dans l’enquête qui nous concerne, cette ingénierie, cette technique, cette école, cette ascèse, c’est la religion catholique bien comprise, relue à la lumière du temps d’invasion-propagande-prédation actuel, temps de persécution. « Il y a beaucoup de maisons dans la maison de mon père. » Il y a assez de place dans l’Église pour une maison française, européenne, strictement organique (donc sans moi, qui m’arrête à son seuil mais qui l’aime et veille sur elle). Ces principes sont décrits par des auteurs comme Julien Langella, comme tous ceux qui entendent concilier foi et identité, et qui s’appuient sur l’exégèse biblique et l’apologétique, disciplines que peu de chrétiens étudient.

La religion est le seul moyen de peuplement bio qu’ont les Blancs hors du néofascisme, mais la stérilité et le métissage ne sont même pas des punitions, ils sont de stricts résultats, comme dans une équation, de l’irréligion. En cas de doute, on pourra relire avec profit les prédictions curieuses du chapitre 28 du Deutéronome, le testament de Louis XVI, ou encore employer pour une fois la statistique à bon escient comme l’a fait Patrick Buisson durant les 10 dernières années de sa vie, constatant que partout et toujours la baisse des naissances chez les Français était précédée d’apostasies générales, alors que sa prodigalité ne s’est observée que dans les temps et les régions d’enthousiasme et d’assiduité populaire pour la pratique religieuse familiale.

Dans un monde binaire qui propose « soit la pute, soit la voilée », la troisième voie se mérite par une ascèse, c’est-à-dire par un combat spirituel exercé sur les aspects pratiques de notre vie. Veste longue et chaussures cirées miroir pour les hommes, voile et jupe sous le genou pour les dames, voilà un début de test minimal du « respect de la messe », le sens pratique du sacré, le prélude à la vraie dévotion intérieure. Un moine tout à sa Nepsis, tout à sa paix d’hèsychaste, l’imagine-t-on en pantalon ? Ou maillot à capuche ? Ou oisif ? Ou obèse ? La religion est un hiératisme complet qui ordonne les aspects matériels de notre être social pour nous revitaliser. Le vêtement. Le travail. Le jeûne. Le rangement. L’entraide matérielle. Les bases de la chrétienté se trouvent dans cette humilité-là, et pas du tout dans les cathédrales, qui en sont les fleurs.

Il n’y a pas de « catholicisme traditionnel » possible en sweat à capuche ni combishort, nulle part, jamais. La médiocrité qui nous agace dans le monde devient carrément révoltante dans le territoire moral séparé du monde qu’est l’Église. Car si les tratras abaissent leurs standards, qu’en sera-t-il des modernos ? Et des protestants ? Et des athées ? Et des LGBT ? Voilà comment advient le règne du singe-robot de science-fiction, par la « transition », par la démission en douce, par la décontraction graduelle à chaque génération des hommes qui laissent entrer en eux la honte que le monde veut leur inspirer de leur propre éducation. Loi de Volkoff : « Le vêtement négligé d’une génération devient le vêtement chic de la génération suivante, avant d’être déchu à son tour comme prétentieux et ringard. » L’abaissement des standards culturels (vêtement, nourriture, langage, fréquentations, esthétique), ce recul par escarmouches, est le prélude aux capitulations sans condition en rase campagne. À la fin, on signe la charte parité, la charte climat, la charte LGBT, et pour garder la face on obéit même jusqu’au bout à sa scélératesse personnelle en se retournant contre ses derniers frères qui ont tenu bon. « Eux sont trop extrêmes, mais moi j’ai su rester raisonnable, voyez mon sens de la mesure. »

Idem pour les théories sur la civilisation. La seule civilisation immédiatement identifiable, c’est une rue heureuse, familiale, proprette. Expliquer autre chose, c’est signer du charabia d’intellectuel payé au nombre de signes.
La vérité la plus crue sur la cléricature a été écrite par Rebatet dans son livre Les Décombres, chapitre « La religion chrétienne ». À savoir qu’en dehors de la stricte administration des sacrements et des rappels de doctrine les intellectuels clercs ou laïcs sont en matière politique, physique, sociologique, des « imbéciles pyramidaux » et cela se vérifie toutes les fois qu’on laisse à cette engeance la plus petite responsabilité concrète ne serait-ce qu’à l’échelle d’un village, même d’une assemblée de quatre individus. Eux sont les premiers à s’indigner, et à raison, des divorces, de l’anarchie dans les familles, des enfants-rois, des pères éteints et des mères hurleuses, très bien. Mais toutes les fois où, éprouvés par le hasard, ils ont eu pouvoir d’arbitrer un conflit, ils ont systématiquement donné un partout balle au centre pour départager la dame, fût-elle la plus exorbitante hystéro-concierge et le bonhomme fût-il le plus discret arrangeant ponctuel bosseur. Leur vrai surmoi c’est le qu’en-dira-t-on du monde et ils ont la trouille.

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Exemplaire du premier tirage des Décombres corrigé par l’auteur lui-même

 

Réformer notre mode de vie

Le pèlerinage sert à convertir notre mode de vie, à nous délivrer, à nous décharger des fardeaux de culpabilité indue que le monde fait porter notamment aux jeunes Blancs, à embrasser un nouveau mode de vie, à jeter loin de soi sans un regard tous les surplus, surpoids, faux systèmes tenus pour vrais où la société entend nous embringuer tantôt par la récompense, tantôt par l’intimidation. On ne discute pas avec cette putain.

Le pèlerinage, c’est la vraie pratique religieuse, plus que la retraite, plus que la messe, c’est le vrai test religieux auquel on ne peut mentir, d’ailleurs notre vie sur cette terre est un pèlerinage. D’abord, les gloutons, les poltrons, ne tiennent pas 10 kilomètres sur les 100 du parcours ; le pèlerinage fait d’entrée le tri des vicieux selon leurs vices. Un chrétien, une chrétienne, doivent aimer jeûner et savoir tirer leur force physique de ces privations mêmes, la prière aidant. Avant notre ère, le poète romain Horace comparait sa nation comme à un chêne vert durement émondé à la hache « qui, mutilé, haché, tire force et courage des coups mêmes du fer » (Odes, IV, 4, 57-60). Exit les bouches inutiles, les dondons, les « dames très gentilles ». Les vieux minces, eux, marchent très bien et sans une plainte. Dans le pèlerinage, les âges et les classes sont mêlés, on y côtoie avec un certain soulagement des hommes de 50 ans non alcooliques qui ressemblent encore à quelque chose, qui donnent aux jeunes la preuve qu’une vie est possible après 30 ans, et que la vraie virilité se mesure sur le long terme.

À ces jeunes, je parlerais ainsi. Méfiez-vous des chefs catholiques, des « lanceurs », des officiers, des dames patronnesses et des sermons abstraits. Vous ne trouverez pas plus féministe, pas plus africain que ces bourgeois libéraux attiédis déguisés en gardiens de la tradition. Entraînés par la propagande maçonnique, ces discoureurs ont trouvé « exagérée » la pudeur islamique féminine alors que c’est le seul domaine où la Mosquée est plus conséquente que l’Église, justement exactement le seul. La doctrine non sue de tous ces anti-libéraux est le chacun-fait-skiveu.

La gentille égalité homme-femme européenne évoluée, la galanterie gauloise, l’amour courtois, toutes ces joues tendues à des chiens qui nous ont fait tant de mal... n’ont plus cours en période d’invasion migratoire aiguillée par la thune blanche « redistribuée » et de la fesse blanche pornographique, deux fameuses pompes aspirantes. En période d’invasion la « charia blanche » est le plus petit acte de légitime défense qu’un peuple colonisé ait le droit d’opposer au pouvoir prédateur, et le premier article de ce code de loi est la modestie du vêtement, voire l’uniforme obligatoire. S’entendre dire comment s’habiller irrite énormément notre mentalité profondément libérale, surtout en France pays du quant-à-soi, pays de légèreté, d’inconséquence. La sobriété et même l’austérité sont des jougs faciles. Les refuser nous a accablés des fardeaux écrasants de la radinerie et de la mesquinerie, ces deux grands vices nationaux que nous porterons aussi longtemps que nous ne voudrons être ni sobre ni austère.

Le quant-à-soi français avait une condition : la crainte commune de Dieu, ceci tranquillement, comme l’on craint un père, sans transport mystique (on parle aussi d’une sage « soumission » ou « résignation » dans d’autres langues). Le mépris de Dieu a donné poids aux penchants que nous connaissons hélas au point qu’ils renversèrent nos murailles de défense. L’invasion qui s’ensuivit, spirituelle d’abord, matérielle ensuite, a donné prédation sur les jeunes filles selon la race et le vêtement. Ceux qui ne comprennent pas cela, ceux qui n’en ont pas fait l’amère expérience n’ont aucune légitimité à diriger des églises en France : ils ne les aiment pas assez, ils n’ont pas assez peur pour elles, ne se creusent pas assez là tête pour elles. Ces faux chefs ont 40 années de retard à l’allumage et ne se réveillent que par esprit d’opposition. « Sacrebleu ! voudrait-on empêcher en France nos filles de sortir vêtues en miel à mouches au péril de notre fierté de nobles cocus ? Et nos privilèges alors ? Allons ! Toutes à Bastille chaque nuit d’été pour l’honneur de la gauloiserie ! » Le lendemain matin Françaises violées, Français tués, Peuple métissé, stérilisé, garçons français privés de leurs alter-égales (mais dans l’honneur). Ils ne comprennent pas, ces désastreux types, la notion de réduction de voilure, qu’ils doivent au contraire ordonner une diète de peau visible pour affamer les sangsues qui vivent dessus, qu’en ces temps d’hypertrophie du désir, la satiété, le dodu, le facile, le « super salope », le loisir, le vantardisme sont des malencontreux focs d’artimon oubliés qui font prise au vent dans une tempête parmi les récifs. Notre perdition a excité l’appât du gain chez les vils naufrageurs qui ont cartographié les hauts-fonds, qui sont là aujourd’hui, qui nous observent cafouiller, qui ne veulent plus partir, le fameux « on est là, on vous baise » de l’homme du ressentiment privé de capacité productive par ses facultés intellectuelles rudimentaires et exerce alors sur le pays sans défense sa capacité de nuisance restée intacte. Ce sicaire qui s’ignore fut choyé par la pire bourgeoisie anti-Blancs jamais parue en civilisation (cf Céline) de qui il a toujours appris la haine de la France, la prédation sur les Blancs, le faux roman national (« on est venu reconstruire bla bla bla, tirailleurs chair à canon bla bla bla, occident riche du pillage, etc. »), roman exactement inverse de l’exactitude historique des faits. Face à ces deux fronts quel recours avons-nous ? Nos chefs cathos, école Villiers ? Nous voilà diantrement mal barrés.

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Jean de Tauriers, sympathique président de la sympathique association Notre-Dame de Chrétienté qui gère le pèlerinage de tradition…

Mais puisque les enfants de l’électorat Villiers, les jeunes redeudeux, aiment le rap tant que cela, peut-être voudront-ils méditer cet extrait du refrain de Pour ceux (2003), qui s’inquiète « pour nos sœurs qui seront les mères de demain ». Cent fois plus de pertinence, de compréhension des enjeux, de sens de l’être collectif gisent dans les hurlements de ces aborigènes que dans n’importe quelle conférence de théologien de pastorale catéchétique (notion de « sagesse des primitifs » qui « rase de plus près la lisière de l’idéal » dit Baudelaire).
« Pour nos sœurs qui seront les mères de demain » est le véritable fourteen words, complet en neuf mots cette fois. Il exprime la juste jalousie qui devrait animer le Français envahi envers ses alter-égales, il traduit le vrai sens de l’être collectif, le sens de la génération, le sens de l’honneur, le sens de la famille, le sens de la clôture et de la séparation d’avec d’éventuels actes de prédation, il recèle peut-être un avertissement aux « consentantes » qui entendent se vendre aux prédateurs, et enfin une menace adressée aux violeurs.

Il faut transposer Pour ceux pour nous. La modestie chrétienne du vêtement est la marque distinctive de la vraie foi dans un monde idolâtre du cul, elle est le signe vérifiable d’une « mise hors monde » de la chrétienne, sa configuration à Marie vérifiée par les actes, son avertissement aux démarcheurs, le cassage par avance de dents aux vils prédateurs, pour se prémunir elle-même et pour propager l’influence du vêtement modeste sur les autres jeunes filles dans un monde binaire qui les somme de montrer ou leur voile ou leurs fesses.

 

 

Nouveaux pèlerins, vous cherchez vraiment la vie chrétienne ? Vous ne pouvez plus vous habiller comme des primitifs, vous ne pouvez plus parler comme des primitifs, vous ne pouvez pas descendre vers des primitifs même temporairement par confort, pas d’un seul millimètre, sans quoi c’est la descente entièrement au primitif ontologique pour n’en plus jamais remonter. En temps d’effondrement vous ne pouvez pas « faire la fête ». On ne fait pas la fête quand on est assiégé. Vous ne pouvez pas paraître ivres en public comme les Hilotes devant les Spartiates, ni consommer du loisir, prendre du poids, descendre le courant avec les branches mortes. Les époques de vaches maigres sont des temps virils de réforme, de débarras, de concentration. Après le Carême viennent les délices du banquet de Pâques ; encore faut-il les mériter par les purgations du jeûne sans quoi on ne fait plus que bouffer pour se récompenser d’avoir bouffé, toute l’année, toute la vie. Le salaire des gaudrioles, c’est la honte, le déclassement, la mort, l’oubli.

Le suicide des adolescents harcelés à l’école, la persécution à travers le pays des jeunes Blancs sur les terrains de football urbain qui a fini par décourager tant de carrières prometteuses et défigurer l’équipe de « France » (le contre-exemple Griezmann formé en Espagne dit tout par ricochet), tant d’autres déshonneurs ordinaires, sont des plaies qui cicatrisent très vite à condition d’une hausse drastique des standards culturels.

Intégrisme absolu en matière de culture, c’est savoir qui nous sommes et ce que nous faisons. Vive le courage d’engueuler un plus lâche que soi, d’engueuler tous ces permissifs chefs de palabre, ces montreuses de cul, ces tratras-hurleuses-n’importe-quoi-en-jean qui font baisser le niveau, prélats grotesques, infectieuses Karen « dame pachyderme ». Aucune pitié pour se mettre tous contre eux s’ils refusent de se réformer : plus ils seront évincés vite des églises et plus la jeunesse chrétienne sera saine, sainte, nombreuse, heureuse, immaculée, immaculable.

 

Les padres de la palabre

Les brebis perdues, ce sont en France les jeunes Blancs actuels qui n’ont guère comme horizon que la déglingue, le rap, la drogue et l’alcool, le porno, le jeu vidéo, le paiement de rançon au colonisateur (impôts, taxe carbone, pécho du shit), le chômage, la philosophie de l’absurde, la Magalax, le « French Dream »… Évidemment qu’ils commencent à se demander pourquoi ils sont venus au monde, ces braves gamins ! Messieurs les clercs, arrêtez de leur casser les couilles. Expédiez votre messe en trois-quarts d’heure tôt le matin puis consacrez votre temps à l’avenir des jeunes Français. Ou fermez vos gueules. Votre mission est de ramener ces brebis perdues qui peuvent encore porter du fruit, elles ont priorité sur les autres et préséance absolue sur vos chronophages bigotes et autres quémandeurs tartuffes plaintifs. Ce sont les mariages futurs de vos jeunes et eux seuls qui devraient accaparer toute votre énergie dans une crise où cent mille heures d’explication ramènent toujours au point de départ : dénatalité, dénatalité, dénatalité.

Vous vous perdez en « dîme de la menthe » dans de menus détails logistiques qui ne rapportent rien au renouvellement de l’être collectif. La seule chose profitable qui régénère, la seule chose que vous avez à faire, le seul lieu qui doit concentrer vos tirs de barrage, le seul point où doit s’exercer votre zèle, c’est de marier le Français jeune et pauvre avec la Française jeune et pauvre, là, c’est tout, vous comprenez ? C’est cela une révolution christique vécue, vérifiable, la vraie négation de l’esprit du monde par les actes. Les actes, messieurs les apôtres jacasseurs. Le reste est absolument accessoire. Par surgeons de micro-chrétienté, faire grandir une survivance du déluge des années 60 qui s’étende en rameaux de familles nombreuses, très nombreuses, en réseaux d’entraide, en progression par cliquets sur le monde stérilisé de l’athéisme stupide. Et combien d’entre vous se font encore plus stupides que certains athées fielleux ! Perdant leurs journées comme Maurras jadis avec ses grosses douairières (Les Décombres), ces clercs se repassent des histoires d’anciennes prélatures entre mandarins érudits démusclés, ils se roulent dans la basse énergie, dans les médias « par le truchement de », leurs organigrammes vérolés d’impotentes en surpoids « fées du logis » qui commandent à des adolescents castrés, voilà leurs œuvres prises sur le fait et ils croient faire des hommes de ces enfants qui leur sont confiés ? Mais s’ils ne comprennent pas la juste hiérarchie de la tradition qu’ils prêchent et l’énormité très « libérale » de leurs gaffes, alors pourquoi veulent-ils commander un peuple qui se meurt d’anarchie libérale ?

Un désastreux sens de l’esthétique donne d’avance toutes les réponses. Foyers hideux, carrelages lugubres, locaux noirâtres, vêtements mal coupés, nourriture constipante, méconnaissance des plus élémentaire notions d’ergonomie... sont des crimes quand on est responsable public et ces fautes crient vers le Ciel contre leurs auteurs, elles repoussent les possibles conversions soudain refroidies de ce que ces apôtres représentent à leur insu : des épouvantails. Pour tous ces rabâcheurs d’abstraction les choses concrètes sont vulgaires, l’esthétique est secondaire, mais le baratin casuistique passe en premier lieu. Tout faux ! C’est le concret seul, l’incarrrrrnation qui préside à nos vies. L’habit fait le moine, d’ailleurs les porteurs de bure le savent bien. On finit toujours par penser comme on vit.

Enfin un idéal féminin désastreux ne l’oublions pas. D’où ces gâchis, ces potentiels sous cloche à fromage, ces jeunes filles tournées vieilles filles, et leurs sempiternelles attitudes apeurées de poules contrariées. D’où cette méconnaissance entretenue d’une féminité réconciliée, une féminité troisième voie ni vulgaire ni coincée, école de sous-expression modeste et intelligente, de fraîche et fonctionnelle toilette, savoir-faire qui culmine chez la catholique américaine, les États-Unis formant d’ailleurs au pèlerinage de Chartres le seul chapitre à peu près regardable avec ceux des scouts et des Français de plus de 50 ans. Les catholiques américains sont exemplaires en matière d’organisation, de vêtement, de chant, de mode de vie. Est-ce parce qu’ils sont chez eux en première ligne dans le combat contre la Bête ?

Le sens esthétique, le sens de l’ingénierie sociale, le sens de l’honneur, le sens de la virilité, le tact, la conscience de soi… c’est tout un comme l’unicité de Dieu en ses multiples déploiements, or nos hauts dignitaires n’ont aucun d’entre ces prémices. Désastreux déshonorants gaspilleurs butés qui chauffez une maison les fenêtres ouvertes, au milieu d’une crise qui comme prévu jette enfin dans vos bras la jeunesse athée du pays qui veut vivre, que faites-vous ? Vous desserrez exactement maintenant la ceinture, au plus crucial moment, vous lâchez toutes les brides de la contention, vous dévissez les sangles précisément lorsque les ouvriers de la première heure remontent le filet à bout de bras. Vous lâchez tout, vous rompez en une seconde l’équilibre, et la prise repart liquide dans le monde. Le pèlerinage de Chartres devenu presque un char de techno-parade... Ce que vous êtes cons, ce que vous foutez la rage ! Quel gâchis, quel putain de sabordage de sales cons, quand on pense au potentiel de conversions massives à partir d’un seul converti, de repeuplement à partir d’un seul couple bien marié, tôt marié. Cela devrait obséder vos jours et vos nuits : « Comment avec mon réseau contribuer à peupler mon pays puisque j’ai toutes les cartes en main pour aiguiller dix, vingt, peut-être cinquante jeunes personnes et que j’ai tout mon temps pour cela ? »

Chers voisins de chapitre, vous vivez sous persécution comme il est permis de vivre après une victoire : satiété, fêtes, loisirs, distraction, bas standards, servir la femme au lieu d’être servi par elle… grand bien vous fasse puisque vous aimez cela. Ces relâchements donnent prise aux assauts toxiques, ces apathies enhardissent les prédateurs qui aiguisent leurs canines à proportion de vos instincts détrempés qui s’émoussent. Sous une tempête les marins resserrent la voilure au plus strict nécessaire nous l’avons vu. Quand on est envahi, occupé, menacé, on se recentre : sobriété, gravité, discrétion, redoublement de charité interne, redoublement de l’euphémistique vertu de prudence à l’extérieur. Vilains clercs font le contraire, méchants avec les bonhommes, bonasses avec les profiteurs et les mondaines graisseuses. Et on ne leur réplique rien par crainte de leur habit ? Mais qui, seul, devons-nous craindre au juste ?

 

Vive le prolétariat chrétien

Quand le gras domine sur le muscle, quand l’efféminé domine sur le bonhomme, alors c’est la dictature des bourgeois-bordel sur une Église-armée-mexicaine. C’est le modèle exactement contraire qui est chrétien, et qui commence au prolétariat choyé, révéré, spécifiquement favorisé. Ouvriers, techniciens, artisans, un prolétariat français chrétien qui maîtrise les métiers indépendants productifs, formé sur le modèle de l’école de la Martinerie : non-mixité, sobriété, technique.

Le prolétaire, étymologiquement, c’est l’homme dont la seule richesse sont ses enfants. Qu’est-ce qui a perdu le Liban ? La Syrie chrétienne ? C’est la vie bourgeoise, le mesquin principe du « pas trop d’enfants », la radinerie du « pas de premier enfant avant 30 ans ». En pleine Syrie 2013, en plein merdier, une petite effrontée de l’ultra minoritaire communauté chrétienne restante, propriétaire d’un restaurant payé par sa famille articulait ceci à un camarade. « Quoi ? Tu n’as pas cinq cent mille euros sur ton compte en banque ? Tu ne te marieras jamais », authentique. Le principe de toutes les libanisations par guerre des berceaux tient peut-être en cette phrase. Stérilité par calcul bourgeois. Tous les parents de familles françaises nombreuses se sont mariés jeunes et pauvres, ont commencé par souffrir et non par jouir, pour ensuite s’enrichir. Leurs maisons sont rangées, vivantes, ils prient, ils travaillent, ils chantent, ils lisent, ils s’entraînent, ils s’entraident. Tout le contraire des couples catastrophes qui eux commencent par le plus agréable : la baise, le restaurant, le voyage ; en un an ils ont déjà tout ratissé et aux premiers nuages qui s’amoncellent ils ouvrent chacun un parapluie différent au lieu d’en prendre un pour deux et de se serrer dessous ensemble.

Ce sujet-clé de l’avenir des familles françaises, du visage que prendra le monde de demain, de la guerre pour la génération, sera le thème de la seconde partie de notre étude qui paraîtra après le pèlerinage de Pentecôte. Weininger, Schopenhauer, Soral, Félix Niesche, ont critiqué la féminisation du monde et ses conséquences. Attali a au contraire célébré l’avancée d’un progrès destructeur qui masquerait la prise de pouvoir de la femme comme catégorie ontologique au service de la Syna (mais ce faisant, Jacadi valide Weininger). Vous saurez bientôt tout sur la figure générique de la GDE, la Grosse Dame Tartuffe. L’homme du ressentiment de Nietzsche serait-il en fait la bonne du curé ? Quel archétype Balzac avait-il percé à jour dans Le Curé de Tours ? Une paresseuse qui ne veut être ni Marthe ni Marie est-elle vraiment votre sœur en Christ ? À suivre...

Lounès Darbois

D’Arbois, sur E&R

 
 






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66 Commentaires

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  • #3362984
    Le 13 mai à 17:34 par Mouai
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    ça tire tous azimut, il y aurait bcp à répondre

    D’abord c’est un pélerinage (de pélerin : qui marche) récent, dans le but de visibiliser les tradis et leur donner l’occasion d’un gand rassemblement (alors qu’ils sont souvent isolés).
    ça n’a rien à voir avec le fait d’aller à genoux jusqu’a Lourdes pour demander une guérison miraculeuse. ça ressemble plus à ce que pourrait être une marche vers la nécropole de St Denys pour célébrer une fois par an nos rois.
    Le fait est que tout ce qui est tradi est forcément lié au religieux, mais d’une manière qui n’est plus à déconstruire en catégories ("ah, tu coches la case Chartes, donc ça doit ressembler à un convoi religieux").

    D’ailleurs, tout ce qui a trait au style (en deux mots : votre image d’Epinal des foules de la tradition) me semble au contraire symptomatique d’une idée fausse de ce que serait une tradition vivante.
    Je trouve au contraire réconfortant quand des types très différents (milieu, éducation,..) convergent. J’aime savoir que René L’élegant, célébrité obscure des milieux royalistes, n’avaient pas une gueule d’aristocrate, mais plutôt d’un demi voyou, titi parisien, veste en cuir, la bouche pleine d’argot, et son petit chien Hercule tenant dans sa main. J’aime que l’idée aristocrate domine (plus libre, plus agile/artiste avec les formes, plus spirituelle que tatillonne).

    Quand c’est l’idée peuple, ça donne effectivement des masses conformistes, derrière drapeaux, maillots, trompettes ; ça prend tout au sérieux, le peuple (c’est "lourd" comme dirait votre ami).
    Ce qui me gêne, c’est justement qu’il n’y a plus que des "cathos" chez les catholiques, avec un style bien précis, une dégaine, un accent, des filles immariables, etc. Parce qu’une fois que le gros de la mer s’est retiré, reste plus que les mollusques incrustés au rocher, et qui ne tiennent plus qu’en suffocant dans des habitudes en totale rupture avec leur environnement (c’est quoi l’enracinement dans ce cas ?).

    L’espérance, c’est que la mer revienne, et qu’il n’y ait plus seulement des familles en sécession, des groupuscules disséminées et très connotés (repoussoirs ?) qui soient le support de la tradition. Il faut qu’il y ait des jeunes en basket (mais polis), des vieux en velours (mais lumineux de fraicheur), des boulanger bien cuits à coeur, des pions de lycée, bref tout le spectre de vie. Comme autrefois. Du prêtre à l’assassin : tout le monde se découvre en saluant Notre-Dame.

     

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  • #3363148
    Le 14 mai à 07:18 par calal
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Tous les parents de familles françaises nombreuses se sont mariés jeunes et pauvres, ont commencé par souffrir et non par jouir, pour ensuite s’enrichir. Leurs maisons sont rangées, vivantes, ils prient, ils travaillent, ils chantent, ils lisent, ils s’entraînent, ils s’entraident. Tout le contraire des couples catastrophes qui eux commencent par le plus agréable : la baise, le restaurant, le voyage ; en un an ils ont déjà tout ratissé et aux premiers nuages qui s’amoncellent ils ouvrent chacun un parapluie différent au lieu d’en prendre un pour deux et de se serrer dessous ensemble.

    tres vrai. J’ecoutai une nana discuter avec des amis l’autre jour et elle disait que comme elle savait qu’elle n’aurait pas les moyens de payer des lecons de musique a ses enfants ,elle preferait renoncer a en avoir...

     

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    • #3363370
      Le 14 mai à 15:43 par toto l’asticot
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      j’ai fait la même observation, dans les familles nombreuses, le premier nait avec une main devant et une main derrière, le dernier avec un gobelet en argent et des couches en soie.
      .
      Je ne cesse de dire aux jeunes autour de moi de se marier vierges , aux jeunes femmes de faire des enfants car une femme n’est heureuse qu’avec un enfant sur la hanche ... ce qui signifie qu’elle doit être enceinte quand le précédent commence à marcher ... ainsi si tous les deux trois ans elle a un enfant sur la hanche elle sera heureuse. Et ce qui rend un homme heureux c’est d’avoir une femme heureuse, de rendre sa femme heureuse ... "alors heureuse ?!"
      Ainsi au bout de 20 ans, le couple a bâti une cathédrale de 10 enfants là où une fille mère sera à la misère parce qu’elle a voulu jouir.
      .
      La vérité c’est que les temps modernes confondent joie et jouissance.
      La joie est portée par les enfants et les enfants de nos enfants elle est pérenne et se pérennise
      La jouissance est éphémère et demande plus de jouissance , plus de transgression et in fine , plus de perversion.

      La joie c’est 3 jours de marche, c’est de voir les enfants fatigués d’une journée de marche arriver au bivouac et jouer au foot , c’est d’écouter les chants en cannons, c’est de boire un coup et manger un saucisson, c’est de dormir pendant la messe, c’est de prier, de se demander : de quoi ai-je besoin ? se demander pourquoi je dérangerais la Vierge Marie ? La joie c’est d’arriver à Chartres et au détour d’une rue voir éclater la cathédrale objet de 3 jours de peine. La joie c’est de reprendre le train et sentir ses muscles se reposer enfin, la joie c’est d’arriver à Montparnasse et voir les scouts chanter encore. La joie c’est de voir des enfants sourire sans téléphone portable. La joie c’est prendre une douche.
      La joie c’est d’attendre fébrilement l’an prochain et se jeter sur les rares 24.000 places ouvertes, la joie c’est de rendre grâce à Dieu de tant de joies !
      L’an prochain il n’y aura QUE 40.000 places !
      La joie c’est de fêter un anniversaire de plus .
      La joie c’est de savoir que le Pélé faisait +10% par an jusqu’au COVID et depuis la courbe a pris une direction exponentielle , + 15 % en 2022 +30% en 2023 +40% cette année
      La jouissance c’est pfffft fini

       
  • #3363181
    Le 14 mai à 08:21 par Pantalon pour unijambiste
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    @LD , prolo
    Oui les écoles hors contrat de la tradition, sont remplies de fils et de filles ,de nettoyeurs de ballast de chemin de fer, de techniciens de maintenance des égouts, de plongeurs de restaurants, de chauffeurs de bus RATP, de manœuvre du BTP, d’ouvriers des abattoirs , d’ouvrières de chaînes de travail monotâche, de préparateurs de commandes avec un taux brut horaire de 11,65 euros.
    Mais bien entendu...
    Et donc tous les enfants du lycée professionnel Saint-Michel de La Martinerie sous le patronage de la FSSPX ,enfin des centaines, sur un peu moins de 200 , sont de la classe prolétaire !?!?
    Mais comment avons-nous pu passer sur une telle information ?
    Vous avez pensé à consulter un professionnel ?
    Nier le réel c’est bien une maladie de l’époque.
    Mais je ne connaissais pas la transition de genre, des aristocrates, en ouvrier prolétaire.

     

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    • #3363221
      Le 14 mai à 09:29 par LD
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      La classe sociale n’est pas toujours une cloison hermétique. La bourgeoisie par exemple : on y monte par le travail, l’esprit économe, une certaine austérité. On en descend par le « fun », les mondanités, les pertes de temps, la paresse, l’excès de boisson, la drogue. Céline a expliqué cela dans Mort à Crédit et dans BPM (« c’est la petite bourgeoisie qu’est la classe sérieuse qui se prive etc »).
      Bon. Eh bien en ce qui concerne l’école dont vous parlez, les parents de ces enfants sont pour certains d’anciens militaires qui ont commencé tout en bas. D’autres sont d’anciens manoeuvres qui ont un jour ouvert une boîte, d’autres encore sont d’anciens électriciens salariés qui sont passés un jour à leur compte parce que leur épouse chrétienne était une femme de confiance avec assez d’esprit de service pour tenir la comptabilité de la petite entreprise. Dans ces cas la famille n’est plus une simple unité de consommation elle est aussi une unité de PRODUCTION. Idem toutes les débrouillardises des familles chrétiennes : ventes de tartes sur le parvis, dons de vêtements, cours de couture pour fabriquer ses propres vêtements, et autres postes qui permettent de faire des économies.
      J’ai commencé par travailler à Macdonalds puis à Géant Hypermarché, et dans le placo, je n’ai pas honte. Idem mes amis en abattoirs, en manutention. Mais vous évoquez le sujet comme si l’on était condamné à une place et fixé dedans malgré nous c’est ce que vous voulez dire ?
      Enfin remarquez qu’à l’école que vous évoquez les enfants sont formés non à des métiers bourgeois de notaire et autre mais à des métiers prolétaires d’ouvriers et techniciens. La vraie condition pour y entrer n’est pas l’argent c’est la pratique religieuse, et c’est peut-être plutôt cela que vous lui reprochez ?

       
    • #3364601
      Le 17 mai à 03:47 par Le marteau et l’enclume
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      @LD
      La classe sociale n’est pas toujours une cloison hermétique
      Personne n’a dit qu’elle était une cloison hermétique !
      Mais elle est de fait une cloison.
      Si non il n’y aurait pas de ghettos de banlieue, de quartier de lotissement, ouvrier, , aisés, plus riche et très riche.
      Le versaillais, ne côtoie pas la famille du weshwesh de. Aulnay-sous-Bois, l’habitant de L’Avenue Élisée-Reclus · Le quai de Béthune · La rue Guynemer · Le quai d’Orléans · La rue de l’Abbaye . L’avenue Montaigne ne côtoie pas l’ouvrier du BTP de chez Bouygues, la femme de ménage du Sofitel qui habite à Barbès Rochechouart, la petite bourgeoisie et la classe CSP+ ne côtoie pas Abdelaziz chauffeur de bus RATP, la famille de châtelain catholique de Rambouillet ne met pas ses enfants dans des écoles où il y a des fils et filles de caissières a Aldi, des fils de chômeurs, des enfants de familles dysfonctionnelles de Grigny... c’est comme ça, la vie est faite de frontières, de cloisons, de communautés, de groupes humains...tu devrais lire
      Éloge des frontières - de Régis Debray
      Notre vie est faite de frontières
      Portes, fenêtres, cloisons, notre peau est une frontière, une cloison, notre pratique religieuse, nos traditions, notre culture, notre langue, notre ethnie, notre pays, notre orientation sexuelle et notre classe sociale n’y fait pas défaut .
      C’est une escroquerie véhiculée par Hollywood Netflix etc...
      Richard Gere et Julia Roberts dans Pretty Woman..
      Métisse de Mathieu Kacassovitz
      Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu, de Phillipe de Chauveron
      Pride de Matthew Warchus
      La Haine, Taxi, American History X, Joue-la comme Beckham,etc...
      Soft power , ingénierie, manipulation...
      A vouloir toujours tout mélanger, assimiler, mêler, lier, plus rien ne se mélange et ça fait comme l’huile et l’eau ça se sépare
      Tu peux accueillir un Pierre Rabhi par ci par là, un Zinedine Zidane, un Saïd Tagmaoui, pas des millions de Mamadou, Abdelaziz, Tchang, Chandra, Hamidou, Yaya, Kalou, Bloï-ëenko, Eymen....

       
  • #3363183
    Le 14 mai à 08:31 par contre exemple
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Bref tu légitimes l’uniforme en noir costard cravate des technocrates de la réussite mondaine ou les costards et chapeau noir ... La combinaison des père de l’Eglise est avant tout l’habit de l’humilité de son leur époque ... Le Christ ne s’est jamais baladé en chaussures bien cirées la raie sur le côté, et quand il revendra il ne regardera ni l’habit du moine ni celui de ses fidèls ...il s’agirait quand même de ne pas l’oublier quand on veut bien juger les derniers pèlerins ...
    Ne pas aller à l’église en combi cuire moulante percé de partout où en mini jupes ras la fouf je suis d’accord, pour le reste c’est plus proche préconiser l’infatuation vestimentaire des chrétiens avant l’importance de simplement faire le pèlerinage comme ils sont sans en faire des tonnes dans l’apparat pour que ça ai plus de gueule exterieurement, quand t’es un pauvre pêcheur tu te rattrape pas sur l’aspect extérieur , tu corriges pas la corruption par l’uniforme obligatoire à une époque où le simple fait d’être toujours catholique sincère est déjà un miracle en soi. Si les prêtres infligeaient leur propre jugement sur l’apparence vestimentaire des fidèls plus personne ne viendrait a l’eglise , qu’elle soit à Chartres ou pour un pèlerinage plus lointain..
    La bourgeoisie catho élitiste donneuse de leçon de piété vestimentaire aux pauvres j’ai vraiment du mal... Le Christ il a porté sa Croix pieds nus en haillons et il est mort crucifié nu. Et quand il est rescucité il est pas revenu en costard cravate raie traditionnelle sur le côté... Alors ne sais bien qu’aujourd’hui c’est pas comme ça qu’on ramène de la gourgandine néo libérée au Seigneur mais bon ... Au moins on vend pas du rêve d’uniformasation de la foi quand la majorité des pèlerins cherchent juste à la retrouver un minimum ...
    Et en ce qui concerne les sweat capuche t’as due oublier le Ku Klux clan ou les vêtements traditionnelles pendant la semaine sainte en Espagne .. donc laisse au moins les chrétiens français venir comme ils sont au Salut de leur âme plus que pour pécho de la neo catho déglinguée...la bénédiction dans l’habit viens après la bénédiction de l’âme , ça n’empêche pas d’essayer d’être exemplaires dans notre attitude face au tri dosed de la foi en faisant notre propre effort vestimentaire sans forcément vouloir en mettre plein la vue au fidèls qui n’ont pas les même goûts que nous pour la classe vestimentaire du parfait faf catholique .
    La beauté extérieure ne pas oublier que c’est ce qu’utilise l’ennemi Dieu

     

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    • #3363235
      Le 14 mai à 09:50 par LD
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Pas exactement. La Tradition au plan de l’habillement c’est le vêtement de travail approprié en semaine : un bleu de travail si l’on est ouvrier, une chemise si l’on est cadre ou travailleur tertiaire etc. Et le dimanche il y a « les habits du dimanche » spécifiquement prévus pour sanctifier ce jour-là.
      Que l’on soit riche ou pauvre on se garde un pécule pour acheter et entretenir ses « habits du dimanche » c’est comme ça.
      L’argument assez moderne de l’ineptie de l’apparence, de la primauté de « l’intérieur » et de la sincérité est valable pour une démarche franciscaine de pauvreté volontaire mais tu comprends bien que c’est devenu la tarte à la crème de tous les partisans du moindre effort à partir des années 1960. Le pèlerinage ? Pas utile. La messe ? Ce n’est pas cela qui compte. Le jeûne ? Oh, c’est dépassé. Etc, etc. Et peu à peu on quitte la pratique et l’on se rend compte un jour que l’on n’a plus la foi. C’est parce que c’est la pratique, même extérieure, même un peu forcée certains jours, qui permet de garder la foi, elle est comme une discipline, une ascèse.

       
    • #3363816
      Le 15 mai à 13:55 par Oxar
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Bref tu légitimes l’uniforme en noir Costard cravate des technocrates de la réussite mondaine ou les costards et chapeau noir ... La combinaison des père de l’Eglise est avant tout l’habit de l’humilité de son leur époque ... Le Christ ne s’est jamais baladé en chaussures bien cirées la raie sur le côté, et quand il reviendra il ne regardera ni l’habit du moine ni celui de ses fidèls ...

      l’infatuation vestimentaire des chrétiens avant l’importance de simplement faire le pèlerinage comme ils sont sans en faire des tonnes dans l’apparat pour que ça ai plus de gueule exterieurement, quand t’es un pauvre pêcheur tu te rattrape pas sur l’aspect extérieur , tu corriges pas la corruption par l’uniforme obligatoire à une époque



      Le vêtement a une signification sociale, que ce soit en Europe, en Chine ou en Amazonie... Une signification, c’est à dire une forme, une intelligibilité, une réalité.

      Tu crois qu’il existe un extérieur, mais de quoi ? Il n’y a pas d’extérieur. L’épée et le bouclier ne sont pas l’extérieur du fer, ce sont les réalités de l’épée et du bouclier, purement et simplement. Même chose pour les formes humaines, sociales, familiales et individuelles. Les personnes morales ne sont pas des extérieurs, sont des réalités formelles. Et de quoi la langue serait-elle l’extérieur ? La langue et son immense complexité formelle, sa grammaire, ses modes, ses temps, sa hiérarchie, ses subordinations ?

      Et tu te trompes complètement sur le costume. Regarde des cartes postales de 1900 qui montrent la moisson en Europe... les paysans de 1900 seraient aujourd’hui des dandys. Et on leur disait "Monsieur"... Et cela nous rappelle un fait essentiel, que l’individu, le singulier même, est une construction sociale (sur des millénaire), c’est-à-dire une signification et une forme..

      On disait « Monsieur » à la société de paysans en costume qui n’avaient ni eau courante ni électricité, on dit « Bonjour » aux foules de leurs arrière-petits-enfants qui vivent dans une débauche consumériste... Et cette différence a sens politique et un sens religieux.

      L’article de M. Darbois pose les bonnes questions, essentielles, et toi tu passes complètement à côté, parce qu’au fond, c’est à te dissoudre dans le flux mondialisé de la consommation que tu aspires...

       
  • #3363255
    Le 14 mai à 10:20 par Landolf
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Quel papier magnifique.

    Effectivement vu les temps présents et les temps qui s’annoncent (les choses vont aller de mal en pis avant d’aller, peut-être, un peu mieux), il n’y a d’autre choix que de "réduire la voilure". Mais cela requiert une réforme intérieure assez brutale, surtout lorsqu’on a été habitué à une vie bourgeoise ou pseudo-aristocratique désormais privée de socle, mais dans laquelle on s’enferre encore par habitude ou par orgueil.

    Comme justement les Afrikaners d’Orania qui ont compris que le modèle socio-économique boer (une grande ferme pour chaque fils, c’est le moteur de la conquête de l’Afrique du sud) n’est plus tenable, parce qu’il les tient dispersés et fragmentés en une époque qui requiert au contraire de se ramasser et de se concentrer pour faire bloc face à l’ennemi. On peut aussi songer à la (sans nul doute douloureuse, mais peut-être aussi libératoire) transition des aristocrates gallo-romains aux V-VIe siècles, de la "culture de la villa" à la noblesse belliqueuse.

     

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  • #3363509
    Le 14 mai à 21:23 par Sedevac
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    La sobriété et même l’austérité sont des jougs faciles. Les refuser nous a accablés des fardeaux écrasants de la radinerie et de la mesquinerie, ces deux grands vices nationaux que nous porterons aussi longtemps que nous ne voudrons être ni sobre ni austère




    Encore une vision très amishs et protestante...

    La "radinerie et la mesquinerie" françaises sont le fruit de l’absence de vie de famille mais aussi de l’absence d’enracinement, toutes deux fruits du code civil (cf. L’esprit famillial, Delassus), ainsi que des aides sociales dépersonnalisées, qui sapent la solidarité directe, familiale ou autre. Il y a aussi une question de pédagogie, la France étant notamment imprégnée de Jansénisme (protestantisme catho) depuis des siècles (aujourd’hui très répandue dans les milieux tradis, et quand à l’école publique, elle prône la loi de la jungle)... Le remède à ça n’est pas tant l’austérité que la charité.

    Une maladie française est aussi une facilité pour la théorie mais pas pour la pratique. On a surtout besoin de montreurs d’exemples, pas de donneurs de leçons...

     

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  • #3363519
    Le 14 mai à 21:56 par Sedevac
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    « Expédiez votre messe en trois-quarts d’heure tôt le matin puis consacrez votre temps à l’avenir des jeunes Français. Ou fermez vos gueules. »
    Je dirais que le plus choquant dans cette citation n’est pas la dernière partie... Quand à la partie centrale, il y a souvent du vrai hélas.




    Les catholiques américains sont exemplaires en matière d’organisation, de vêtement, de chant, de mode de vie. Est-ce parce qu’ils sont chez eux en première ligne dans le combat contre la Bête ?




    Peut-être, mais c’est surtout parce qu’ils ont plus de libertés familiales, éducatives, entrepreneuriales et religieuses (pour des mauvaises raisons à la base, certes, mais au final ça permet plus la vie catholique que la République française - voir la conférence sur l’américanisme sur la chaîne catholiquesdefrance).

    Pour finir, le renouveau chrétien se fera par la France, mais dans le sang, nous le savons... Il faudra en passer par là. Et il sera universel...

     

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    • #3363575
      Le 15 mai à 04:42 par LD
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Vous avez une patience que je n’ai pas. 10 ans de travail à voir passer des jeunes, chrétiens de 5 à 14 ans, qui décrochent religieusement après à l’âge crucial, cela sous l’égide de 2 figures néfastes : le curé mondain et la mère intrusive, m’ont rendu impatient. Ni l’un ni l’autre ne fichent jamais rien pour sauver le navire quand il prend l’eau et j’en ai bavé de ces types là, du gâchis qu’ils ont laissé faire. Toutes les conneries ils les font. En politique, toutes les énormités ils les récitent sans contradicteur et ils me fatiguent. Depuis 15 ans le sel s’est affadi alors qu’il devait péter le feu. C’est le ras-le-bol qui parle. Ces braves abbés rondouillards je veux leur parler chiffres, comme on devrait parler % d’impôts au peuple (et non pas théories) : tu as célèbré combien de mariages cette année ? Et l’an dernier ? Tu as contribué à faire se rencontrer combien de mariés ? Ils avaient quel âge au moment du mariage ? Voilà. Des actes et des résultats. Sinon, leurs gueules, voilà comment je pense.
      En dehors de la stricte administration des sacrements et du sermon de 10 minutes, s’ils n’ont pas de résultats probants je ne veux rien savoir d’eux.
      Encore une chose : vous pouvez mettre au défi tous ces padrés de la palabre de vous trouver un seul argument apologétique qui légitime de lier Foi et Identité ou de dénoncer l’immigration comme impie. Ils n’ont même pas bossé le sujet, n’y ont même pas songé, alors que c’est LE sujet crucial et que 100 réponses se trouvent dans la Bible et le magistère.

       
    • #3363801
      Le 15 mai à 13:12 par Mouai
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Lounès, très humblement
      j’adore vos émissions, et vos raisonnement m’intéressent toujours habituellement,
      mais.. qu’appelez-vous "mondain" ?

      Vous parlez de l’abbé Rafray, c’est un mondain pour vous ?
      il a fait l’effort de se rapprocher de la jeunesse (plutôt tendance Rochedy) pour exister auprès d’elle (réseaux sociaux, qui remplacent le bar de nos jours) et afin de rappeler que catholicité et virilité ne sont pas opposées. Donc, suivant une partie de votre article, il devrait être porté en exemple, mais suivant une autre, il serait mondain et dans l’erreur (? ?).

      Un abbé mondain, c’est de la Morandais par exemple (dont on peut retrouver sur youtube un vieux débat télévisé face au supérieur de l’ordre auquel appartient l’abbé Rafray...instructif), çàd du côté du monde : proche des puissants, apôtre de l’air du temps, craintif du qu’en dira-t-on (donc certainement pas qq’un qui chercherait l’étiquette "extrême droite") généralement très ouvert et peu sensible au sacré, etc.
      Ce n’est pas une question d’être sur Instagram ou pas..

      Le fait qu’il y ait moins de mariage c’est à cause des prêtres ? Les gens qui vous disent ça sont des mythos. Comme ceux qui prétendent être athée parce qu’ils ne pourraient pas supporter un Dieu qui "tolère qu’un innocent souffre", alors qu’ils n’en ont effectivement rien à secouer de l’innocent, dorment très bien chaque nuit et reprennent trois fois des moules (sauf à comprendre que c’est eux le soit-disant "innocent" dont il est question dans la phrase...).

      ce sont des jouisseurs qui veulent que tout s’adapte à eux, et cherchent des excuses nobles à des attitudes orgueilleuses.
      Donc non, les prêtres n’empêchent pas les jeunes de se marier, au contraire, ils font ce qu’ils peuvent pour les distribuer à n’importe qui, après une petite journée de "formation", vous devriez être content.. A moins que ce soit ça le pbm, et que vous tapiez à côté ?

      J’ai moi aussi des exemples de jeunes qui auraient bien aimé qu’un prêtre les dissuade d’épouser leur rombière, plutôt qu’on les incite pour "faire du nombre", alors que tout indiquait dès le départ la mésalliance. D’autres qui se rendent compte que, contrairement à ce que raconte l’Eglise conciliaire, un seul des parents catholiques ça ne suffit pas pour faire un foyer catholique (surtout si c’est la mère qui ne l’est pas)

      On dirait que vous voulez régler leur compte au plus de gens possible, ce qui fait un article pas très équitable pour les uns et les autres, avec des contresens..

       
    • #3363821
      Le 15 mai à 14:13 par Oxar
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      @Mouai



      Donc non, les prêtres n’empêchent pas les jeunes de se marier



      Il y a des prêtres qui empêchent les jeunes de se marier, et pas comme ça en l’air : qui empêchent concrètement, qui disent « non » explicitement. Et aussi des prêtres qui empêchent les jeunes de devenir prêtres, là aussi, qui disent « non » explicitement : il y a des séminaires qui virent les jeunes les plus brillants et qui ne gardent que les plus médiocres... J’en ai des exemples concrets, je connais des cas.

      Et d’ailleurs, les livrets de « préparation au mariage » sont conçus pour des adolescents de 15 ans alors que l’âge moyen du mariage en France est aujourd’hui de 38 ans. Ces livrets sont illisibles pour des adultes de 38 ans : infantilisants, crétinisants, et répugnants pour des adultes.

      Si tous « les » prêtres n’empêchent pas les jeunes de se marier ou de devenir prêtre, il y a « des » prêtres qui le font consciemment.

       
    • #3364498
      Le 16 mai à 17:55 par Sedevac
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      @ LD : Merci pour votre réponse.
      Vous avez peut-être moins de patience parce que vous avez plus d’attentes ?

      Attention aussi à ne pas vouloir faire du catholicisme une secte amish...
      L’image que vous avez mise des trois filles est typiquement amish, avec l’espèce de plastron tablier, impersonnel, sans couleur ni ornements...
      L’habit musulman n’est pas un modèle non plus, et manque cruellement de principes. Se couvrir le chef et cacher la peau c’est bien, mais il faut que ça reste féminin (le costume musulman est une simple veste informe) et que ça corresponde à l’intérieur. L’islam dissocie et oppose intérieur et extérieur, de sorte que vous pouvez avoir un string sous le niqab, et même souvent un pantalon, pourtant intrinsèquement masculin (c’est "gender" si vous voulez - la mini-jupe elle, si elle est indécente et condamnable, n’est au moins pas contre nature) !

      Dans votre article vous semblez vous exclure vous-même d’une communauté nationale idéalisée, basée sur la race, ce qui est pour le coup assez mesquin : n’êtes vous pas pourtant français ? Votre patronyme, héritage de votre père, est français, et vous êtes de plus catholique... Je vais vous décevoir, mais on ne reconstruira rien avec l’obsession identitaire, qui tend vers l’idolâtrie.

      Je ne connais pas trop la FFPX mais des prêtres mondains il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Quand aux mères intrusives, de quoi parlez-vous exactement, concernant des enfants de 5 à 14 ans ? Vous n’êtes pas regardants avec vos enfants de cet âge ?

      Pour ce qui est de l’apostasie, je ne pense pas que ce soit faute d’austérité, au contraire. On ne transmet pas la foi aux enfants avec de l’austérité mais avec de l’enthousiasme, et l’espérance, la charité... Le jansénisme a fait des ravages dans notre pays, au niveau de la pédagogie. De nos jours, les milieux tradis en sont particulièrement imprégnés.

      Le problème des écoles tradis c’est aussi l’internat, qui favorise l’éclatement des familles.

      Et l’école des filles aussi (concession faite à la République pour avoir le droit d’exister) qui est très néfaste pour le devoir d’état de la femme. L’école pour les filles devrait durer 4 ou 5 ans (s’arrêter vers 11 ou 12 ans environ). Et encore, à mi-temps, pour pouvoir aider leur mère. Mais là vous touchez un joli "point Godwin" !

      Même l’école des garçons dure trop longtemps... L’apprentissage professionnel devrait commencer beaucoup plus tôt.

      Il y a le catéchisme de l’éducation de l’abbé Bethléem qui est pas mal.

       
    • #3364806
      Le 17 mai à 14:56 par Mouai
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Omar
      de qui parlez-vous ? quels prêtres ? des conciliaires ? sérieux ? alors qu’ils demandent à peine le baptême pour 1 des deux mariés ? il va falloir nous en dire plus. Peut-être que c’est un prêtre qui a joué la carte "ouverture" pendant 10 ans, puis après avoir constaté des divorces à la pelle, s’est dit "bon, je vais arrêter de brader ce sacrement, remettre un peu d’exigence, et arrêter des marier un catho avec une musulmane".
      Quels sont les raisons des refus auxquelles vous pensez ?

      Il y a des règles, heureusement qu’il y a des refus, vu les cassos qui poussent dans ce pays désormais, mais il faut vraiment vraiment un ENOOORME point de litige pour qu’un mariage soit refusé dans l’Eglise conciliaire. J’ai fait une journée de préparation, la plupart des participants étaient incultes en matière de religion, à peine pratiquants, ils faisaient sans doute ça pour bobonne qui voulait absolument son mariage dans l’église, ou pour leur mère. C’était évident. Ils se sont bien sûr engagés à élever catholiquement leurs enfants, alors que sauf opération du Saint Esprit, la plupart ne sont même pas retournés à la messe après leur mariage. C’est plutôt ça l’ambiance, si on est honnête. Ma sœur a baptisé tous ses gosses par tradition et doit aller à la messe 1 fois par an à Noel, parce que toute la famille y va. Je ne sais même pas si elle croit en Dieu. C’est ça le niveau d’implication aujourd’hui. Donc nous faire croire qu’il y aurait un souffle de conversions qui serait gâché par les prêtres, c’est malhonnête.

      Le ton infantilisant c’est pas l’Eglise, c’est l’époque. Tout le mode de communication est comme ça maintenant. L’Eglise s’est juste laissée entraîner par le monde, par les vieilles filles de la paroisse (vatican II), ce qui est une erreur, mais ce n’est pas les prêtres en tant que personnes incompétentes, c’est l’Eglise éclipsée, et le monde en chute libre.

      Pour ma part, j’ai épousé qq’un. Les tradis nous déconseillaient. Les modernes s’en foutaient. Au final, je me suis marié chez les conciliaires, et je suis aujourd’hui séparé, mariage reconnu nul (ouf !). C’est bien les tradis qui avaient raison... et pas par jansénisme, mais par rigueur morale et soucis de la vérité avant de faire plaisir.

       
    • #3364818
      Le 17 mai à 15:25 par Talon
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Le jansénisme a fait des ravages dans notre pays, au niveau de la pédagogie. De nos jours, les milieux tradis en sont particulièrement imprégnés.



      des exemples de positions jansénistes chez les tradis ? ou est-ce pour vous un synonyme abusif pour "rigoureux", "exigeant", "absolu" ?

      J’ai l’impression que le constat fait ici (pas par vous spécialement d’ailleurs) c’est de s’étonner que le catholicisme n’attire plus, alors il faudrait trouver des responsables... Mais à quel moment a-t-il été "attirant" ? La figure du prêtre, son costume noir, est la figure du NON-JOUIR, donc la plus repoussante pour la jeunesse de notre époque.
      La vie de chrétien est dure, celui qui cherche sans arrêt sa récompense en sera vite écoeuré s’il est venu chercher uniquement l’exaltation. C’est le pbm de bcp de gens se tournant tout à coup vers l’Eglise après un échec, et surtout après des années de loisirs, jouissances, relâchement...ils sont trop loin, et n’ont pas la patience ni l’endurance.

      IL est impossible qu’ils soient séduits du premier coup. La plupart réalisent qu’en fait ils ne souhaitaient pas changer de vie, cherchaient juste un supplément d’âme, se donner un côté identitaire ou chevalier.. du coup ils finissent par partir, et c’est sûr que c’est mieux de prétendre que c’était à cause du "jansénisme" que parce qu’en fait la chrétienté c’est trop ingrat pour eux, pas assez fun, pas assez gras et sucré.
      Il faut haïr sa vie pour aller au Christ. Si tu l’aimes, tu n’iras pas, pas assez loin. Des siècles de tradition permettait d’amortir le choc, faire passer la pillule naturellement. Mais à notre époque où il faudrait rebâtir presque à zero, il faudrait ressembler aux premiers chrétiens, dans l’arène, s’abreuver journellement de surnaturel, repeupler les catacombes..

      L’humilité n’est pas vendeuse, la souffrance et l’héroïsme non plus (quand il est réel, càd sans récompense, sans subvention ou publicité). La vérité c’est que l’Eglise essaie depuis 60 ans de se rendre cool (sans en avoir le talent, car les mecs cools du lycée ne se dirigent pas vers la prêtrise), facilitante, pour donner l’impression qu’on pourrait être à la fois chrétien et rester le même. Or devenir chrétien, c’est mourir à ce que nous sommes, et cela nous parait dur, janséniste, car nous sommes trop éloignés de ce modèle. 200 ans d’hérésie laisse forcément de profondes séquelles.
      Nos ancêtres n’étaient pas meilleurs, mais la tradition les portait, les honorait. C’était leur bien.

       
    • #3364928
      Le 17 mai à 18:20 par Sedevac
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Je suis père de famille nombreuse élevant mes enfants à la maison dans la foi traditionnelle depuis des années, donc j’ai pu bien faire le tour de la question et constater par expérience les erreurs pédagogiques parfois désastreuses prônées chez des tradis français. Des exemples vécus j’en ai des centaines. Il n’est pas difficile à comprendre que l’éducation type janséniste (en gros, austérité et rigueur EXCESSIVE) est pour une bonne part dans les apostasies de fils de catholiques élevés dans la religion catholique. Quand la pression lâche, tout lâche, comme chez les Amishs ou à Port-Royal, ou avec le Grand Dauphin. Cette pédagogie fait des rebelles ou des hypocrites, des lâches et des arrogants. Elle a fait 89 et 68 !

      Les premiers chrétiens n’étaient pas des hiboux tradis, au contraire ! Ils pratiquaient la charité, mettaient tout en commun, dans les catacombes ils chantaient à la louange de Dieu. Et la différence avec aujourd’hui c’est que les valeurs naturelles n’étaient pas renversées, la vie de famille était riche et respectée, les persécutions contre la foi étaient certes violentes mais ouvertes, au contraire des persécutions sourdes, larvées, calculées, qui favorisent aigreur, défiance, repris sur soi, mesquinerie, manque de générosité, de magnificence, de simplicité, de courage...

      Evangile veut dire bonne nouvelle ! "Je surabonde de joie au milieu de mes souffrances" disait l’Apôtre. La vie chrétienne n’est pas SEULEMENT pénitence, elle est aussi, et prioritairement : fête, beauté, joie, espérance, charité vécue, tout cela tourné vers Dieu. Avec les enfants c’est encore plus important ! De même dans l’apostolat.

      Si vous voulez tuer la religion, faites en un hibou disait Voltaire. Si l’enfant se fait une idée sombre de la vertu, tout est perdu.
      Oui, les grands mystiques pratiquaient des ascèses rigoureuses, ils connaissaient la nuit de l’âme, etc, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Dégoûter n’est pas édifier.
      Sous prétexte de se démarquer des modernistes ou gauchistes, certains tradis prennent un contre-pied tout aussi néfaste, voire pire. Des prêtres disent même que "nous c’est la Justice, l’Amour c’est moderniste" !

      L’église est éclipsée, et "le pasteur étant frappé, les brebis sont dispersées" : c’est valable pour tout le monde. Les tradis peuvent être dans le vrai concernant la foi et les sacrements, mais ils peuvent aussi être complètement déboussolés par ailleurs.

       
    • #3364997
      Le 17 mai à 20:20 par Mouai
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      @Sedevac
      ok donc vous ne dites pas qu’ils sont partisans de Jansen, juste qu’ils seraient pour une observance sévère de la Loi. J’aurais aimé avoir des exemples mais je comprends que vous parliez plutôt de votre expérience, et de votre préférence en matière d’éducation. En fait vous parlez plus d’un mode d’éducation que de questions proprement religieuses.

      Les fils révoltés contre les pères... vous déduisez beaucoup de choses à partir d’un fait si commun. Qui vous dit que parmi les cas d’éducation dont vous vous félicitez, certains choix plus fermes n’auraient pas donné de meilleurs résultats, sur le long terme par exemple ? Parce qu’on supposera que vous avez d’instinct adopté une souplesse accordée à votre milieu, et su transmettre son nécessaire. Il faudra donc supposer que l’éducation du milieu tradi aussi aura fait ses preuves, et qu’ils n’ont pas moins raison que vous de transmettre leur nécessaire, sauf si peut-être leur position moins élevée ne la justifiait plus. Tout dépend encore de ce qu’on entend par "moins élevé", car ils ont encore sans doute une haute opinion d’eux-mêmes et de leurs devoirs.

      Et non, ce n’est pas des fils de tradis qui ont fait 68 et encore moins 89. C’est justement les fistons qui avaient déjà la laisse très lâche et depuis longtemps (sous pilotage, mais c’est une autre histoire). Ne me dites pas que vous en êtes encore à la fable du peuple opprimé qui se révolte ? c’est sûr Cohn Bandit & co, et toute la clique des étudiants coco, ils en ont souffert de la sévérité catholique.

      Pour revenir au religieux, la Bonne Nouvelle, c’est que l’entrée au Paradis est plus large qu’on ne le croyait avant NSJC. Mais maintenant que tout le monde se croit déjà sauvé, la Mauvaise Nouvelle c’est que ce n’est pas vrai, et que la Vierge retient le bras de son Fils. La joie ce sera au Paradis, mais ici c’est le combat. Il y a eu des époques meilleures, de vertus faciles, mais si la nôtre, redescendue plus ou moins au niveau de Sodome et Gomorrhe, croit qu’elle va s’en sortir en se gênant le moins possible, je pense qu’il va y avoir des surprises. La charité voudrait qu’on les prévienne. Ici, il faut souffrir, parce qu’il faut aimer, c’est comme ça. La grâce nous soutient, mais d’où nous partons, pour retrouver le chemin, il ya de longues nuits à traverser, sans soulagement humain. Nous verrons bien.

      Repensez au visage du Padre Pio. Et Sainte-Thérèse, janséniste ou simplement chrétienne quand elle suppliait sa sœur de ne pas aller au bal ?

       
  • #3363543
    Le 15 mai à 00:40 par anonyme
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Je ne suis pas persuadé que le Seigneur soit terriblement enchanté par un tel article

    ça ressemble à un spectacle de dieudonné ou après 2h30 à se faire mépriser gratuitement, on a un petit "aimez-vous les uns les autres"

    On n’a pas vraiment besoin de mille lignes pour comprendre :
    se tenir droit, aller à la messe et s’habiller correctement

    De plus, aborder ces points ne sont pas suffisants pour s’arroger "la voix du Christ"

    Après Dieudonné qui a légitimisé les grots mots à "AS/Faurisson", on a qqn qui légitimise les grots mots à "AS/Christ"

    Il lui reste quoi, à AS, comme cheval de bataille qui ne se soit pas encore vu ciblé par une diminution intellectuelle artificielle type "gros mots offensifs" ? Hmmm ses évaluations politiques ? Bientôt nous aurons un spécialiste de la politique qui emploiera le grot mot lors d’"analyses perspicaces" et tout le monde ira boire à sa source.

    N’importe quel catholique qui va à l’église trouvera cet article dérangeant, car il ne reflète pas le sentiment que nous avons en ressortant de la messe, c’est problématique. Il semble avoir été écrit "sous le coup de la colère" mais ce n’est pas parce qu’il semble que cela soit réellement le cas. Au contraire, cela pourrait être une récupération en vue de devenir un "porte-parole".

     

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  • #3363579
    Le 15 mai à 04:52 par Pantalon pour unijambiste
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Ce qui tuera la tradition, c’est la tradition elle-même.
    Ces gens sont des repoussoirs.
    Du simple curé aux fidèles dans 90% des cas.
    Arrogant, méprisant, orgueilleux, pénible, mauvais, sans valeur et surtout faux-jeton, hypocrite.
    Même entre eux.
    De toute ma vie je n’ai rencontré un groupe humain aussi négatif.
    Et le trop peu de bonnes personnes qu’il y a, car il y en a, ne vaut pas la peine de s’y abîmer.
    Évidemment je pense que si on est riche, de grande famille ou fortune, ça doit être différent.
    Mais ça je ne pourrais pas vous le dire, parce que ça n’est pas mon cas, ni ma situation.
    Je reste donc ma famille et moi, avec des petites gens, comme moi,et l’église du village me convient très bien.
    Tant pis,si elle ne vous plaît pas.
    J’y vais pas pour les gens.
    Comme si les tradis n’avaient comme soucis que les Conciliaires !
    Je crois qu’il y a bien plus grave en ces temps que d’autres catholiques.
    On dirait Adrien Abauzizi circoncis
    Bien amicalement

     

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    • #3364466
      Le 16 mai à 16:27 par Sedevac
      Avant le pèlerinage (Première partie)

      Je suis catholique traditionnel de condition très modeste et ce que vous dites on l’a aussi vécu, pas de partout loin de là, mais notre foi ne dépend pas uniquement des gens qu’on rencontre, bien heureusement ! Des cons il y en a de partout. Des pharisiens il y en a plus chez les tradis, et des sadducéens chez les modernos, c’est normal. Si on est conséquent il y a des efforts à consentir, et se contenter de "l’église du village" parce que les gens sont sympas est d’une lâcheté qui n’a aucune leçon à donner.

      Les "conciliaires", ou "conciliabuliliaires" sont très sympas pour la plupart, mais ils ne sont pas catholiques ! Je suis bien désolé de le dire, non par orgueil mais par franchise et charité. Je ne juge pas les cœurs et les reins, car il y a des gens de bonne volonté qui sont trompés, mais il faut le dire clairement. Ce n’est même pas "la porte à côté" comme on l’entend souvent, mais la porte d’en face ! La secte satanique issue des réformes du conciliabule dit de Vatican II est l’astre noir qui éclipse la véritable église et qui plonge le monde dans l’obscurité.
      D’ailleurs, à titre personnel, les attaques les plus acharnées viennent de modernistes de la famille, y compris de "prêtres" (animateurs communautaires et mages hérétiques), et je ne parle pas de simples attaques verbales...

      Quand à la "tradition", ça ne veut rien dire non plus : ou on est catholique ou on ne l’est pas. Il n’y a pas un catholicisme "de tradition" et un autre catholicisme qui ne le serait pas, comme le pain... Je ne sais pas si mon message sera publié, et encore une fois je suis bien désolé de le dire, mais la FSSPX n’est pas plus catholique que les modernistes : ils sont unis au même Bergoglio satanique à ce que je sache. Ils sont même pires, car ils reconnaissent comme Pape quelqu’un qu’ils passent leur temps à reprendre et à désobéir, ils se prennent pour le magistère de l’Eglise. En ce qui concerne les catholiques de position sédévacantistes, il y a de tout, c’est la foire, et nombreux sont ceux qui se toisent en chien de fayence et se tirent dans les pattes.

      Dans tous les cas, que ce soit chez les tradis ou chez les modernos un minimum conscients de la crise, nombreux sont ceux qui pensent avoir leur solution, or il n’y a aucune solution ! Sur le plan humain, tout est foutu, c’est un sac de nœuds inextricable. La solution n’est pas humaine, elle est surnaturelle, elle appartient à Dieu, qui ressuscitera la France et l’Eglise à sa manière et selon son cœur

       
  • #3363763
    Le 15 mai à 11:20 par Apprenons à vivre autrement
    Avant le pèlerinage (Première partie)

    Avant le pèlerinage ! Il y a l’esprit, la conscience, le mental qui sont les mulets de service s’ils ne sont exploités que pour "l’époque du moment" un raccourci à travers champs pour atteindre le :" ça c’est fait, yes ! " la face nord n’est pas au bord de l’eau et les difficultés sont variées. L’étape finale qu’est la mort, cette ennemie qui doit définitivement devenir notre amie ! Voilà le début d’un vrai pèlerinage ! Que cette meilleure ennemie soit l’hôte de notre existence, ensuite on discute la manière !

     

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